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Tesla : un 4e pays européen s’ouvre à la conduite autonome

Le Danemark devient le quatrième pays européen à autoriser la conduite autonome de Tesla, après les Pays-Bas, la Lituanie et l’Estonie. Il semble que nous ayons affaire à un effet domino en Europe.

Le Danemark devient le quatrième pays européen a officiellement autorisé la conduite autonome de Tesla sur ses routes. En l’espace de trois mois, ce sont maintenant quatre pays européens qui ont donné leur feu vert au FSD. Si la Commission européenne doit encore approuver le dispositif, il semble que nous ayons affaire à un véritable effet domino, qui ne risque toutefois pas de toucher la France. 

Un quatrième pays européen autorise le FSD

Après les Pays-Bas, la Lituanie et l’Estonie, c’est maintenant au tour du Danemark d’approuver la conduite autonome de Tesla. L’annonce a été faite sur X par le compte officiel du constructeur automobile et partagée fièrement par Elon Musk en personne. Toutefois, ce post d’annonce précise que « le déploiement commencera bientôt », sans donner de date précise. 

Pour rappel, le Danemark, l’Estonie et la Lituanie ont basé leur feu vert sur l’autorisation accordée par l’autorité néerlandaise des transports (RDW). Il est question d’autorisations temporaires, étant donné que la Commission européenne n’a pas encore approuvé le FSD. Comme le soulignent justement les autorités danoises : « si la Commission européenne rejette le système, l’agrément provisoire néerlandais deviendra caduc au bout de six mois ». Et par extension, toutes les autorisations européennes deviendront caduques. Il faudra donc attendre les prochaines réunions du comité technique européen prévues en juillet, puis en octobre, pour une confirmation officielle. Au passage, rappelons que le FSD est uniquement pris en charge par les véhicules de la marque disposant du Hardware 4 et que ce dispositif requiert une attention continue de la part du conducteur.

Vers un effet boule de neige ? 

Même si la Commission européenne doit encore approuver le FSD, il semble tout de même que nous assistions à un effet boule de neige qui pourrait avoir un impact sur la décision finale de l’UE. En l’espace de seulement trois mois, ce sont pas moins de quatre pays européens qui ont autorisé le FSD sur leur territoire, et l’effet domino ne risque pas de s’arrêter ici. Si plusieurs régulateurs nordiques ont émis de sérieux doutes quant à la fiabilité du FSD, d’autres pays européens étudient de près son autorisation. C’est notamment le cas de la Belgique, où différents tests ont été menés sur les routes ces derniers mois. En revanche, nous n’avons toujours aucun signe concernant un déploiement du FDS en France, malgré le fait que des tests ont été menés en décembre dernier à Paris. Il semble que l’Hexagone s’alignera sur la décision européenne. 

Quoi qu’il en soit, le constructeur automobile opère un véritable lobbying pour déployer le FSD en Europe. La conduite autonome de Tesla est déjà autorisée en Amérique du Nord, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Chine, en Corée du Sud ; Tesla vise maintenant une conquête du Vieux Continent, pour notamment engranger des bénéfices, faire face à la concurrence chinoise et, qui sait, pouvoir un jour y déployer ses Cybercabs, soit les taxis autonomes de Tesla, dont la production à grande échelle a récemment débuté.

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Source : X


Jérémy Olcina