Après les convaincants mais assez onéreux Honor 600 et (surtout) Honor 600 Pro, le constructeur boucle son trio 2026 avec le Honor 600 Lite. Comme son nom l’indique, il s’agit du plus raisonnable de la fratrie de milieu de gamme. Pour proposer un prix raisonnable malgré les difficultés en 2026 pour concevoir un smartphone dont le prix n’est pas trop affecté par la crise de la mémoire, Honor doit logiquement faire des sacrifices.
Voyons dans ce test de quoi il est question, mais aussi les points forts du Honor 600 Lite dans un segment où se trouvent également des terminaux comme les Samsung Galaxy A26, Nothing Phone (4a), Xiaomi Redmi Note 15 et Moto G67.

Prix et disponibilité du Honor 600 Lite
Le Honor 600 Lite est proposé dans une unique configuration avec 256 Go de stockage et 8 Go de RAM, pour 350 €. C’est plus que les 300 € du Honor 400 Lite, mais rien de surprenant dans le contexte de crise de la RAM actuel. Trois coloris existent : vert clair, gris clair et noir.
Design : un coloris Sprout Green qui ne se la pète pas (pardon)
Même pour la version Lite, Honor continue de s’inspirer assez fort d’Apple pour le look de son smartphone. Il y a cependant des différences et des changements par rapport à la précédente mouture pour ce nouveau châssis, cette fois unibody en métal. Malgré ce premier bon point, relevons immédiatement que le Honor 600 Lite, avec sa certification IP66, n’est toujours pas étanche. C’est certes mieux pour résister aux éclaboussures que la certification IP64 du Honor 400 Lite, mais c’est un premier sacrifice par rapport à des appareils plus onéreux.

Ne pesant que 180 g, le Honor 600 Lite est un terminal à la taille assez raisonnable, grâce notamment à sa dalle de “seulement” 6,6 pouces. L’appareil est ainsi agréable en mains et aisé à manipuler, notamment grâce à son dos en plastique doux. Sans surprise les bordures sont elles aussi en plastique, pour un niveau de finition en adéquation avec le prix demandé. On appréciera cependant le look du bloc photo. Réhaussés par du plastique transparent qui déséquilibre légèrement l’ensemble quand posé à plat sur le dos, les deux capteurs sont cerclés de métal voyant et le flash entoure avec un certain style la mention “108MP”.

Pour un appareil de milieu de gamme flirtant avec l’entrée de gamme, on appréciera la présence sur la tranche droite d’un bouton photo/IA. Totalement plat pour éviter de le déclencher par mégarde et plus utile que l’an dernier (plus dans la partie logicielle de ce test), il côtoie de plus traditionnels boutons d’alimentation et de volume. Le tout est bien placé pour le pouce. Sur la tranche inférieure, Honor a regroupé tout le reste : slot SIM (simple, sans microSD), USB-C et grille de haut-parleur. Reçu dans sa version vert clair, le smartphone se veut discret côté couleurs.

Écran : plus petit, mais plus convaincant
Pour cette année, Honor a décidé de se montrer très (très) légèrement plus raisonnable qu’en 2025 concernant la taille de la dalle Oled de son Honor 600 Lite. Celle-ci ne mesure en effet “que” 6,6 pouces, quand la plupart des concurrents restent sur du 6,7 pouces. On appréciera cependant une définition en hausse (2600 x 1200 pixels), de même que la résolution (434 ppp). Impossible en revanche de ne pas relever le retour d’un cartouche daté et disgracieux autour du capteur à selfie, quand presque tout le monde aujourd’hui est passé sur un poinçon plus discret.

Le constructeur a en revanche suivi la tendance générale de proposer un écran beaucoup plus lumineux que par le passé. Nos mesures à l’aide de Calman Ultimate frôlent les 2000 cd/m² en mode boost, y compris en HDR. C’est très bien pour cette fourchette de prix. De quoi profiter confortablement de son contenu même à l’extérieur avec un soleil qui tape sur la dalle.

Reste enfin la question de la calibration, qui aurait pu faire mieux en sortie de boîte. Le profil “Vives” par défaut est orienté P3 (3,1) et moins sRGB (4,2). Pour optimiser l’affichage pour cette dernière gamme de couleurs plus universellement utilisée par vos applications, direction le profil “Normales”, qui propose alors un Delta 3 sRGB bien plus convaincant à 0,9. Ce profil permet également d’améliorer la balance des blancs, trop froide par défaut.
Performances : dans la moyenne
L’an dernier, nous regrettions le manque de souffle du MediaTek Dimensity 7025 Ultra embarqué dans le Honor 400 Lite. Cette année, Honor a légèrement musclé son jeu avec un MediaTek Dimensity 7100 Elite (gravé en 4 nm au lieu de 6 nm), toujours épaulé par un raisonnable mais suffisant 8 Go de RAM. De quoi, sur le papier, augmenter les performances et réduire la chauffe tout en rattrapant une partie de la concurrence.

Si cette chauffe est toujours présente en cas d’activité intense (maximum mesuré à 35,6°), elle reste contenue. Il faut dire que le Honor 400 Lite reste un appareil raisonnable loin d’être un foudre de guerre. Largement suffisants pour naviguer au quotidien dans l’interface et ses applications, et même pratiquer du jeu vidéo de manière un peu raisonnable, les composants ici proposés sont sans surprise loin de ceux d’un appareil vendu trois ou quatre fois plus cher.
Malheureusement, Honor n’a pas fait d’effort concernant la puce Wifi. Il faudra toujours se contenter d’un vieillissant WiFi 5, quand en revanche le Bluetooth passe en version 6. Il faudra aussi faire avec un emplacement simple SIM sans microSD pour étendre la mémoire de 256 Go embarquée.
Audio : de l’appoint pour un usage raisonnable
Si vous compter écouter une vidéo avec le système stéréo du Honor 600 Lite, vous trouverez une solution d’appoint convenable, sans plus. Si vous compter écouter de la musique à volume élevé en revanche, passez par une enceinte ou un casque, le résultat sature très vite et n’est pas des mieux équilibrés.
Autonomie : des nets progrès, mais il y a mieux ailleurs
L’autre reproche central fait au 400 Lite concernait son autonomie. En 2026, exit la batterie de “seulement” 5230 mAh pour une solution lithium-ion polymère assurément plus conséquente de 6520 mAh. Dans la pratique de notre test d’autonomie mixte simulant une utilisation classique et variée du smartphone, le Honor 600 Lite tient donc 14 h 23. C’est beaucoup mieux que les 10 h 36 de son prédecesseur qui pouvait peiner à tenir la journée, mais cela reste moins que certains concurrents, notamment chinois, qui proposent parfois 4 h d’autonomie de plus avec des batteries souvent plus modestes. Il y a donc de la place pour faire encore mieux et s’inspirer notamment des Honor Magic, monstrueusement endurants, y compris les versions Lite.

Honor a également fait un effort sur la recharge rapide, qui passe à 45 W pour rattraper la moyenne de la concurrence. Cela permet de totalement recharger le terminal en 1 h 27, quand 13 % sont atteint depuis 0 % en 10 minutes. Là encore, c’est mieux qu’en 2025, mais la plupart des terminaux adverses, parfois de générations précédentes, sont plus véloces.
Photo : on prend les mêmes et on recommence
Bien des choses ont évolué en bien dans ce Honor 600 Lite donc, mais pas côté photo. Honor est reparti sur la même solution que l’an dernier, menée par un capteur principal de 108 Mpx (f/1.75). Il est accompagné d’un capteur ultra grand-angle modeste de 5 Mpx (f/2.2), tandis qu’en façade un capteur 16 Mpx (f/2,45) s’occupe des selfies. Notons que le bouton photo/IA est tactile et permet notamment de zoomer en glissant son doigt dessus.
Sans grande surprise, pour le prix demandé le Honor 600 Lite ne sera vraiment convaincant qu’avec son capteur principal dans de bonnes conditions de luminosité. Malgré une colorimétrie un brin généreuse par rapport à la réalité et un piqué perfectible, l’ensemble est tout à fait honorable pour cette gamme. Dès que l’on commence à zoomer en revanche, les choses se compliquent un peu. En x2 voire en x3 l’illusion est encore de mise à condition de ne pas trop fouiller dans son cliché. Au-dessus en revanche, la perte de détails est rapidement flagrante et il faudra mieux investir dans un appareil doté d’un téléobjectif.
Encore moins surprenant, le module ultra grand-angle de seulement 5 Mpx fait ce qu’il peut. Le piqué est assez rapidement aux fraises, surtout sur les bords d’images, un brin déformés. De nuit ce dernier est à la limite de l’utilisable et galère un peu sur la colorimétrie et les contrastes, tandis que le module grand angle peine également à restituer une image toujours potable et dénuée de lens flare en cas d’éclairage artificiel. On relèvera également que le mode portrait est assez (trop ?) raisonnable sur l’effet de flou en arrière-plan, que l’on voudra booster un peu manuellement.
Même chose pour les selfies, dont le piqué, notamment en arrière-plan, laisse également un peu à désirer. Pas de quoi jeter son téléphone en visio ou pour des autoportraits d’appoint, mais les influenceurs exigeants trouveront mieux ailleurs.
Côté vidéo enfin, celle-ci est limitée à un daté 1080p à 30 FPS. Bref, à l’image de toute la partie photo, c’est fonctionnel, mais limité.
Logiciel : la surrenchère
Terminons avec la question MagicOS 10, la surcouche maison basée sur Android 16. Elle aussi inspirée d’Apple visuellement, la partie logicielle d’Honor est très, très généreuse. Peut-être même trop. Non seulement les bloatwares préinstallés à désinstaller après la première configuration sont toujours plus nombreux chaque année, mais la surcouche vise aussi la surrenchère aux fonctionnalités et à l’IA.
De quoi se perdre un peu dans tout ce qu’il est possible de faire, et il faut espérer que l’appareil ne fatiguera de cette surrabondance pas avec le temps. En attendant, Honor propose beaucoup de fonctionnalités communes ou exclusives conçues pour améliorer sa productivité et sa créativité, propulsées ou non par l’intelligence artificielle. Une générosité appréciable pour cette gamme de prix malgré tout.
Du côté du bouton IA, il est possible de choisir parmi quelques possibilités (appareil photo, Google Lense, souvenirs IA, Honor AI…) en fonction de l’action de l’utilisateur (pression courte, longue ou double). Enfin, la générosité d’Honor se retrouve du côté des mises à jour Android et de sécurité, garanties pendant 6 ans.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.



































