En 2025, Samsung faisait un vrai bond en avant avec son Galaxy Z Flip 7 par rapport au Z Flip 6. Mais nous sommes en 2026, dans un contexte de pénurie de composants et de hausses de prix généralisées. Pour le moment, rares sont les terminaux récents à véritablement faire évoluer leur fiche technique d’une année sur l’autre malgré les tarifs revus à la hausse. Qu’en est-il du Samsung Galaxy Z Flip 8 ?
Sur le papier, pour justifier un prix plus élevé (personne n’est surpris), le constructeur promet notamment un terminal toujours plus léger, une pliure toujours plus discrète, un écran secondaire toujours plus riche ou encore un SoC toujours plus performant. C’est relativement peu, mais peut-être que cela sera suffisant pour convaincre. Voyons cela concrètement.

Prix et disponibilité du Samsung Galaxy Z Flip 8
Décliné en deux versions, avec 256 ou 512 Go de stockage, le Samsung Z Flip 8 est facturé 1299 € ou 1499 € (temporairement 1399 €). C’est, sans surprise, plus que les 1202 € et 1322 € du Galaxy Z Flip 7.
Côté coloris, rose, graphite et blanc sont proposés partout, tandis que le vert d’eau reste exclusif au site de Samsung.
Design : petite cure de minceur
À première vue, le design du Samsung Galaxy Z Flip 8 ressemble beaucoup à celui de son prédécesseur. Pourtant, le constructeur est parvenu à très légèrement l’alléger de 8 g (180 g) en le rendant également plus fin. Déplié, le terminal ne fait que 6,1 mm d’épaisseur (contre 6,5 mm pour le Z Flip 7), tandis que replié il mesure 13,1 mm (contre 13,7 mm). Une belle performance qui ne se paye que par une taille légèrement plus élevée en largeur et en hauteur de 0,2 mm (166,9 x 75,4 mm). Si vous êtes habitués aux dimensions importantes des Galaxy Ultra, vous ne serez pas dépaysés.

Pour le reste, peu de changements à relever. Au dos, il est toujours question d’un séduisant écran externe de 4,1 pouces sur lequel viennent directement trôner les deux capteurs photo (qui risquent de prendre la poussière) et le flash. L’écran occupe la moitié de l’espace quand le terminal est déplié, et la charnière centrale, comme l’an dernier, est quasiment invisible aux yeux et aux doigts.

Une belle performance qui se paye par un système un peu dur à manipuler à une main : le terminal est un peu trop large et la charnière un peu trop résistante pour ouvrir aisément le clapet d’une seule main comme un bon vieux flip phone. Lors du dépliage la charnière peut également générer un léger bruit de craquement, pas gênant mais… pas forcément rassurant sur le moment.

L’avantage de cette résistance est qu’il est possible de ne pas fermer ou ouvrir totalement le clapet pour poser le smartphone comme un petit ordinateur. Pratique, par exemple, pour prendre des photos ou réaliser certaines actions qui s’y prêtent avec les applications compatibles. Côté finitions, un cadre en aluminium ou encore du verre Corning Gorilla Glass Victus 2 à l’avant du smartphone sont là pour le rendre résistant. On regrettera d’ailleurs un dos en plastique très simple qui jure un peu avec le reste.

Avec sa charnière, le Galaxy Z Flip 8 n’est une nouvelle fois “que” certifié IP48. De quoi le rendre assez résistant à l’eau (jusqu’à 1,5 m de profondeur pendant 30 minutes), mais moyennement à la poussière (il n’est protégé que contre les corps étrangers solides de 1 mm et plus). Malgré son format atypique, le terminal reste classique pour le reste : les boutons de volume et celui d’alimentation sont à droite (un peu trop haut pour de petites mains), opposés au slot simple SIM (sans emplacement microSD). Relevons que le bouton d’alimentation accueille le lecteur d’empreintes, qu’on aurait préféré sous l’écran.

Écrans : solide sur ses appuis
Écran principal
La recette du Galaxy 7 Flip était suffisamment bonne l’an dernier pour que Samsung ne change pas grand-chose en 2026, aussi bien pour l’écran secondaire que principal. Ce dernier, toujours de 6,9 pouces en Dynamix AMOLED 2X, propose une définition de 2520 x 1080 pixels (400 ppp). Compatible HDR10+, l’écran propose une fréquence de rafraichissement classique de 120 Hz et arbore des bordures très discrètes sur ses bords.

Alors que plusieurs constructeurs ont décidé cette année d’exploser tous les records de luminosité maximum, Samsung a visiblement préféré rester classique. Les valeurs annoncées, qui seront très bientôt vérifiées par notre labo avec Calman Ultimate, font état de chiffres très proches de ceux, déjà très satisfaisants, du modèle précédent.
Concernant la colorimétrie mesurée enfin, comme souvent Samsung choisit de sélectionner en sortie de boîte le profil “Vif”. Un peu trop saturé par défaut (P3 à 2,5 et sRGB à 1,8), et avec une balance des blancs un peu trop froide à 6743, on lui préférera le profil “Naturel”.
Celui-ci vient très légèrement dégrader les valeurs P3 (2,8), mais largement améliorer le rendu en sRGB (1,1) et améliorer le Delta E des gris à 1.1. De quoi profiter de couleurs plus justes dans une vaste majorité de ses contenus et applications.

En revanche, avec la hausse de prix demandée on aurait apprécié que Samsung fasse un effort en ajoutant sa récente technologie Privacy Display. Son incompatibilité avec la technologie Flex Titanium du Galaxy Fold n’existe pas pour le Flip, qui aurait pu profiter de cette nouveauté cette année.
Écran secondaire
Proposé lui en Super AMOLED, l’écran secondaire de 4,1 pouces n’a pas grand-chose à envier à l’écran principal. Un peu moins lumineux que son comparse, mais aussi moins juste dans ses couleurs qui jouent avec la barre symbolique des 3 (2,9 en sRGB et 3,1 en P3). Cette dalle flatte malgré tout la rétine et s’avère plus que convaincante pour y afficher du contenu secondaire. On appréciera également la discrétion des bordures noires sur les côtés, malgré leur léger relief déroutant sous les doigts.

Logiciel et interface : One UI 9
Passons rapidement sur la question de One UI 9, la dernière version de la surcouche de Samsung propulsée par Android 17. Cette mise à jour permet surtout de profiter des nouveautés d’Android 17, car la plupart des changements de One UI, surtout visuels, ont eu lieu avec One UI 8.5. Reste qu’il s’agit toujours de l’une si ce n’est la meilleure surcouche du marché. Très riche, aisée à utiliser et regorgeant d’options (parfois trop cachées) pour personnaliser son expérience sur-mesure, One UI est également sympathique visuellement et parfaitement fluide.
Sans surprise, le Samsung Galaxy Z Flip 8 est blindé de fonctionnalités propulsées par l’IA. Beaucoup de choses classiques (rédaction, retouche, création, assistant, recherche…) côtoient des éléments plus uniques, comme Now Brief et Now Nudge pour fournir des informations contextuelles aux utilisateurs.
Mais vous lisez probablement cette partie pour en savoir plus sur l’écran externe. Avec le Galaxy Z Flip 7, nous évoquions la complexité inutilement nécessaire pour pouvoir y afficher les applications de son choix au-delà des applications officielles et des widgets. Bonne nouvelle, cette nouvelle itération a légèrement simplifié les choses. S’il faudra toujours installer l’application MultiStar de Samsung (puis ajouter un widget Applications depuis les paramètres), celle-ci peut désormais être installée directement depuis l’écran secondaire via la zone Labs sans devoir aller fouiller dans le Galaxy Store.
S’il n’égale pas la souplesse de configuration de l’écran d’accueil sur l’écran principal, puisqu’il faudra souvent passer par les paramètres plutôt que par l’écran lui-même, l’écran secondaire est hautement personnalisable tant côté visuel que contenu et organisation et permet d’interagir avec la majorité de son contenu sans ouvrir l’appareil. Au-delà de widgets et applications basiques (météo, agenda, calculette…), il est ainsi possible de regarder des vidéos YouTube, de se filmer, de discuter sur votre messagerie ou de consulter votre réseau social favori. L’intérêt et le confort sont certes limités sur une dalle de 4,1 pouces, mais l’effet wahou est bien là.
Côté suivi logiciel enfin, Samsung oblige, le Galaxy Z Flip 8 sera mis à jour pendant 7 ans, aussi bien côté Android que correctifs de sécurité pour voir venir l’avenir sereinement.
Performances : Exynos, finesse et… déception
Toujours pas de Snapdragon cette année pour le Galaxy Flip 8. Samsung préfère faire évoluer sa solution maison avec un Exynos 2600 gravé en 2nm. Épaulé par 12 Go de RAM et avec des specs revues à la hausse, on aurait été en droit d’attendre de bien meilleurs résultats que l’an dernier côté SoC. Que neni.
Fort heureusement loin d’être honteux pour une utilisation quotidienne tout à fait fluide et confortable, le smartphone pliant et fin sera moins indiqué pour les joueurs et adeptes de logiciels gourmands que des smartphones à prix ou spécifications similaires. Non seulement les benchmarks Antutu 11 montrent un vrai retard par rapport à d’autres appareils, mais ceux de Geekbench montrent même des résultats CPU moins bons que ceux du Galaxy Z Flip 7 (le GPU est heureusement meilleur).
Ce nouveau SoC un brin décevant, qui permet malgré tout de naviguer ou même de jouer de manière suffisamment fluide (Genshin Impact en élevé ne tousse presque pas), ne permet même pas de profiter d’une chauffe moindre. Lors de l’utilisation d’une application gourmande la température monte rapidement au niveau de l’écran secondaire, pouvant réellement gêner la prise en main. Heureusement, ce nouveau SoC brille dans un autre domaine, qui sera évoqué dans la partie suivante.

Côté puces enfin, on retrouve du moderne Wi-Fi 7 pour voir venir l’avenir sereinement, mais “seulement” du Bluetooth 5.4 quand du 6.0 aurait pu être un geste apprécié.
Autonomie : même batterie, mais meilleure optimisation
Toujours équipé d’une assez modeste batterie de 4300 mAh, le Samsung Galaxy Z Flip 8 fait pourtant mieux que son grand frère. Avec une autonomie mesurée par nos soins à l’aide de notre test d’utilisation mixte à 17 h 28, c’est 1 h 20 de plus qu’en 2025 ! Le terminal peut probablement remercier son SoC plus fin et moins gourmand et peut-être One UI 9, mieux optimisée. C’est certes toujours moins bien que la plupart de ses concurrents dans cette gamme de prix, mais cela permet malgré tout de tenir une bonne journée sans stresser de devoir recharger trop régulièrement. C’est également le prix à payer pour la finesse du terminal.

Le constat de “same, but different” est identique côté recharge. Si Samsung reste toujours sur un famélique 25 W maximum pour la recharge filaire (15 W en sans-fil), les chiffres de nos tests sont meilleurs qu’il y a un an. Il faut presque 30 minutes de moins qu’avec le Galaxy Z Flip 7 pour recharger totalement le 8, soit 1 h 29. C’est beaucoup mieux et permet au smartphone de revenir dans la moyenne de cette gamme.
Audio : de l’appoint convaincant
Doté d’une seule grille de haut-parleur en bas, le Samsung Galaxy Z Flip 8 propose malgré tout un son stéréo équilibré qui sort du haut et du bas. Ce n’est pas ici que le constructeur se montre spécialement généreux ou pingre, avec une solution dans la moyenne. Tout à fait suffisant pour écouter une vidéo avec dialogues dans un environnement calme grâce à des mediums qui prennent beaucoup de place, le système sonore sature rapidement à volume élevé ou lorsqu’il est question d’écouter de la musique enlevée.
Photo : un duo connu et toujours pas de téléobjectif
Comme en 2025 et en 2024, il faudra faire un trait sur un module téléobjectif pour le Samsung Galaxy Z Flip 8. C’est regrettable pour cette gamme de prix, tandis que le duo principal relativement modeste ne change pas. On retrouve ainsi un capteur grand angle de 50 Mpx (f1.8, avec OIS) et un ultra grand-angle de 12 Mpx (f2.2). En façade, pour les selfies il faudra également se contenter de 10 Mpx (f/2.2). En termes de mégapixels purs, bien des concurrents autour des 1000 € sont plus généreux. Heureusement, les Mpx ne font pas tout.
En tout cas, quand il est question du module principal, le smartphone s’en sort avec les honneurs. De jour quand les conditions sont bonnes, l’image (capturée par défaut en 12 Mpx avec pixel binning) est juste, aussi bien côté colorimétrie, contraste ou détails restitués. Limité à un zoom x10 qu’on évitera d’utiliser sous peine d’une bouillie de pixels, le capteur s’en sort bien en x2, voire x4 dans certains cas. L’ajout d’un téléobjectif ne serait vraiment pas du luxe.
De nuit également ce capteur principal s’en sort relativement bien grâce notamment à son mode nuit qui pourra demander une ou deux secondes d’immobilité. Là encore on évitera de trop zoomer, tandis que du flou et du bruit peuvent déjà s’inviter à la fête sur les clichés sans zoom complexes. Certains terminaux dans la même gamme de prix font mieux, mais la solution reste suffisante pour les utilisateurs lambda.
On ne peut en revanche pas en dire autant du module ultra grand-angle. De nuit, c’est simple, ne l’utilisez pas. L’image est bruitée au possible et très rarement exploitable. De jour, le résultat est heureusement meilleur, mais pas de quoi frimer non plus. Les angles sont assez fortement déformés (c’est flagrant avec l’arbre ci-dessus) et le piqué général n’est pas fameux. Pour un terminal à ce prix, on est en droit d’attendre mieux.
Du côté des selfies enfin, le résultat, avec effet de flou ou non pour les portraits est là encore satisfaisant sans vraiment briller. Malgré le côté très pratique de l’écran pliant pour prendre des autoportraits en posant le smartphone, les influenceurs les plus adeptes d’autoportraits voudront probablement investir dans un appareil dont le capteur à selfie est plus généreux sur le rendu. La capture de vidéos elle est limitée à 60 FPS en UHD.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.















































