En 2025, le Honor 400 avait fait très bonne impression lors de son test, notamment grâce à son autonomie très solide. Cette année, le Honor 600 est encore une fois une bonne pioche, malgré quelques défauts et manquements. Certains de ces derniers peuvent être effacés à condition d’y mettre le prix supplémentaire en basculant sur le Honor 600 Pro.
Module téléobjectif, SoC plus véloce ou encore recharge sans-fil sont ici de la partie. Voyons dans ce test complet s’il possède ce qu’il faut pour dominer le haut de gamme et notamment aller chatouiller l’iPhone 17. Voire l’iPhone 17 Pro, dont s’inspire ici très fortement Honor pour le design.
Prix et disponibilité du Honor 600 Pro
Le Honor 600 Pro est proposé à 999,90 € (ou 799,90 € pour son lancement) dans son unique version 512 Go de stockage et 12 Go de RAM. C’est beaucoup plus que le Honor 600, proposé à 649 ou 699 €. Seules deux couleurs assez sobres existent : noir ou golden white.
Pour ce tarif, il affronte notamment le Xiaomi 17, le Samsung Galaxy S26, le Honor Magic 8 Pro, le Google Pixel 10 Pro XL ou encore l’iPhone 17.

Design : un look « inspiré »
Évoquons tout de suite l’éléphant dans la pièce : oui, le Honor 600 Pro ressemble vraiment beaucoup à l’iPhone 17 Pro, encore plus que le Honor 600. C’est principalement le cas au niveau de son bloc photo transparent très légèrement surélevé qui en reprend la même organisation. Les capteurs grand-angle et téléobjectif en rondeur côtoient le module ultra grand-angle dont la forme est légèrement plus allongée, tandis que dans le coin opposé se trouvent le flash et un capteur de température de couleur.

Avec son dos en verre (et pas en métal comme l’iPhone) et ses bordures en métal, le tout mat, le smartphone est aussi sobre qu’il est agréable en main. Il faut dire qu’il pèse un raisonnable 195 g pour 7,8 mm d’épaisseur et profite de boutons très bien placés. Outre des classiques boutons d’alimentation et de volume, Honor a ajouté sur la tranche droite un bouton dédié à l’IA (mais pas que). Ce dernier a la bonne idée de ne pas dépasser du corps du terminal afin d’éviter les lancements malencontreux.

Pour le reste, on trouve des grilles de haut-parleur en haut et en bas, tandis que la prise USB-C et le slot SIM (simple, et sans microSD) sont sur la tranche inférieure. Conçu pour durer, le Honor 600 Pro est également certifié IP68, IP69 et IP69K afin de résister au mieux à la poussière et à l’eau sous toutes ses formes, mais aussi aux chocs. Malgré l’absence de microSD ou de corps unibody en métal, c’est donc un quasi-sans-faute sur le physique.

Écran : merci de porter des lunettes de soleil
Avec sa dalle de 6,57 pouces, le Honor 600 Pro se classe dans la catégorie des smartphones de taille raisonnable. Doté d’une définition de 2728 × 1264 pixels pour une résolution très correcte de 458 ppp, l’écran de ce terminal brille immédiatement sur un point : son excellent ratio affichage/taille de 92,3 %. Traduction : les bandes noires autour sont très, très discrètes. Compatible 120 Hz, on regrettera en revanche l’absence de LTPO.

Honor fait également une promesse de taille avec son smartphone : une luminosité maximale délirante de 8 000 nits. Dans les faits, avec nos propres mesures via le logiciel Calman Ultimate de Portrait Displays, nous arrivons « seulement » à 5976 cd/m² en mode boost. C’est moins que promis, mais cela reste malgré tout notre record absolu, venant battre le précédent du… Honor 600 ! Notez que les records s’enchaînant en ce moment, peut-être qu’un nouveau sera établi au moment de la publication de ce test. Vous n’aurez en tout cas pas peur d’utiliser le Honor 600 Pro même en plein soleil, tandis que le pic lumineux HDR de 1786 cd/m² est également solide, bien que cette fois-ci un peu en dessous des meilleurs.

Le constat est un peu moins bon du côté de la colorimétrie à la sortie de la boite. Configuré par défaut en mode couleurs vives, le Honor 600 Pro ne convainc pas trop avec un Delta E des gris élevés (2,9), une balance des blancs trop froide (7032 K) et des Delta E P3 (3,3) et sRGB (2,6) un peu élevés. Heureusement, il est possible d’améliorer les choses en basculant simplement sur le profil « normales » pour profiter d’un affichage orienté sRGB (0,8, 2,8 en P3) mieux équilibré et juste. Ce réglage fait, difficile alors de véritablement critiquer l’écran d’Honor.
Performances : équipé pour durer
Outre ses confortables 12 Go de RAM, le Honor 600 Pro est équipé d’un duo SoC Snapdragon 8 Elite (contre un Snapdragon 7 Gen 4 dans le Honor 600) et d’un GPU Adreno 830. Si les benchmarks AnTuTu 10 et 11 sont un peu contradictoires, reste que cette puce très haut de gamme est un monstre qui, aujourd’hui, n’a peur de rien. Aucun souci à signaler pour naviguer dans une interface pleine d’applications, tandis que les joueurs même des titres en 3D les plus gourmands pourront pousser les graphismes tout en profitant d’une fluidité solide. D’autant que la chauffe est très contenue, ne dépassant pas les 34,6°.

Compatible eSim, le terminal a également le bon goût de penser à l’avenir avec des puces Bluetooth 6.0 et Wifi 7.
Audio : correct sans plus
Malgré la présence appréciable de deux grilles de haut-parleurs quand beaucoup se contentent d’une seule, le son stéréo du Honor 600 Pro est très légèrement déséquilibré avec un volume plus élevé émanant de la tranche inférieure par rapport à la supérieure. Rien de trop dramatique en soi, d’autant que la qualité sonore est plutôt bonne. On regrettera cependant un manque de basses assez flagrant, au profit notamment des médiums. On évitera également le mode 200 % qui vient rapidement saturer le résultat.
Autonomie : un marathonien
Avec sa batterie silicium-carbone de 6 400 mAh, le Honor 600 tenait déjà un confortable 19 h 36 sur notre test d’autonomie mixte. Si la version Pro reprend la même batterie, il semblerait que le changement de SoC et diverses optimisations aient encore amélioré les choses : comptez 25 h 26 d’autonomie. Peu de smartphones autour des 1000 euros, voire plus, font aussi bien. Comme pour le Xiaomi 17, ce sont donc environ 2 jours d’autonomie qui vous attendent, voire plus si vous vous montrez raisonnable.
Il n’y a pas d’ombre au tableau côté recharge. Capable de monter jusqu’à 80 W en filaire et 50 W en sans fil, dans les meilleures conditions, le Honor 600 Pro n’a besoin que d’1 h 10 pour se recharger pleinement. En 10 minutes vous pourrez retrouver un confortable 26 %.
Photo : un trio polyvalent et convaincant, mais pas décoiffant
Le principal argument de la déclinaison Pro par rapport au Honor 600 simple est sans aucun doute son module téléobjectif 50 Mpx (f/2.8, AF, OIS). Il ne faudrait cependant pas oublier le reste, à savoir un module grand-angle de 200 Mpx (f/1.9, AF, OIS et EIS), un module ultra grand-angle de 12 Mpx (AF) et enfin un module frontal de 50 Mpx (f/2.0).
Démarrons comme toujours par le capteur grand-angle, le plus susceptible d’être utilisé au quotidien. De jour, celui-ci délivre des clichés tout à fait convaincants. Le piqué est au rendez-vous et malgré une colorimétrie un brin tristoune, celle-ci respecte au moins la réalité et évite l’extravagance de certains concurrents. Quelques aberrations chromatiques peuvent s’observer sur les effets de moirés, et la gestion des contrastes peut parfois avoir un peu de mal dans des situations d’éclairage bien spécifiques, mais rien de dramatique en soi.
Toujours de jour, le capteur ultra grand-angle est sans surprise plus limité. Avec 12 Mpx le résultat demeure cependant très exploitable, mais la distorsion et la perte de détails, surtout en bords d’image, viennent parfois un peu gâcher la fête.
Cela est encore plus vrai de nuit, où textures et couleurs perdent en précision et en justesse. Là aussi pas de quoi jeter le terminal, mais un vrai photophone fera un peu mieux et il s’agit du principal point faible du Honor 600 Pro en photo. Ces faiblesses nocturnes sont moins présentes pour le module grand-angle, qui s’en sort plutôt bien et délivre des choses assez justes et détaillées.
Capable de monter jusqu’à un zoom de 120x, le module téléobjectif justifie pleinement son existence, à condition de rester raisonnable. Outre une colorimétrie un peu plus saturée qu’avec les autres capteurs, ce téléobjectif délivre en effet des résultats convaincants lorsque l’on reste dans les premières dizaines côté zoom.
Au-delà, de jour comme de nuit, c’est une véritable bouillie. Mais zoomer un petit peu dans un monument bien éclairé permet de profiter de résultats tout à fait honnêtes. Honor intègre également une option pour améliorer les clichés lointains avec de l’IA, pour un résultat parfois sympa, parfois moins.
Enfin, ce n’est pas le module à selfies qui viendra ruiner ce bilan photo positif, avec un rendu détaillé et des couleurs justes. Même l’application de flou avec le mode portrait n’est pas trop agressive avec les poils qui dépassent, ce qui est assez rare pour être souligné. Côté vidéo, comptez sur un maximum de 4K à 60 FPS.
Logiciel : autant de bloatwares que de suivi
Pour propulser son terminal, Honor se repose sans surprise sur sa surcouche MagicOS, ici en version 10 avec Android 16 en sortie de boite. MagicOS est probablement le système pour qui l’expression « souffler le chaud et le froid » a été inventée (pas du tout, mais merci de faire semblant). En effet, comme bien d’autres surcouches venues d’Asie, il faudra accepter de subir un nombre toujours plus grandissant de bloatwares et d’applications non souhaitées au premier démarrage.
Heureusement, passé ce nettoyage pénible, MagicOS est une solution très généreuse à l’interface claire et colorée qui ne lésine pas sur les options classiques et les choses un peu plus spécifiques (Portail magique, souvenirs IA..) pour profiter d’une expérience sur mesure orientée productivité. L’intelligence artificielle y tient sans surprise une grande place (traduction, texte, retouche d’image, recherche…), y compris du côté d’un améliorateur vidéo qui joue avec luminosité, contraste, netteté et couleur des vidéos HD comme sur une TV. On apprécie aussi grandement la possibilité de reconfigurer (un peu) les fonctionnalités liées aux interactions avec le bouton IA, ce que tous les constructeurs ne permettent pas.
On applaudit enfin la promesse généreuse de six ans de mises à jour, aussi bien Android que de sécurité, ce qui est aujourd’hui dans la moyenne haute. Entre ce suivi logiciel longue durée, son équipement haut de gamme et sa solidité, le Honor 600 Pro est un smartphone conçu pour rester dans votre poche un bon moment.
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