Dans la vie d’un testeur de smartphones, il y a des moments de plaisir simple. La dénomination on ne peut plus simple du Xiaomi 17 (qui saute le Xiaomi 16, certes), face à des concurrents aux noms parfois trop alambiqués pour leur propre bien et la mémoire de votre serviteur, en fait assurément partie. Mais derrière cette grande simplicité et ce petit format se cachent de vrais arguments et muscles, pour un terminal haut de gamme qui arrive dans un contexte où beaucoup de nouveaux smartphones semblent reprendre les fiches techniques de l’an dernier en y ajoutant une petite moustache.
Se destinant aux personnes en quête d’un appareil au format compact, le Xiaomi 17 est un flagship qui vient frontalement affronter et sans s’en cacher l’excellent iPhone 17. Si le prix ou la taille du Xiaomi 17 Ultra, vous ont refroidi, et que les équivalences que sont les Samsung Galaxy S26 et autres Pixel 10 ne vous séduisent pas, la proposition de Xiaomi pourrait bien avoir ce qu’il faut là où il faut. Place au test complet pour en avoir le cœur net.

Prix et disponibilité du Xiaomi 17
Le Xiaomi 17 est proposé en deux déclinaisons dont l’espace de stockage varie. Il en coûtera environ 1000 € pour la version 12 Go de RAM et 256 Go de stockage, ou 1100 € pour 12 Go de RAM et 512 Go de stockage. Nul doute que dans quelques mois ces prix de lancement seront rapidement sacrifiés. Quatre couleurs existent : rose, bleu, noir et vert. Une coque transparente est intégrée dans la boîte.
Design : l’iPhone Leica bien se tenir
Sexy. C’est le premier mot qui nous est venu à l’esprit au moment de déballer et de scruter le Xiaomi 17 pour la première fois. Tout en rondeur avec son cadre en aluminium “micro-courbé”, ce mobile multifonction compact est très agréable à tenir en main et spécialement aisé à manipuler, malgré un poids (191 g) et une épaisseur (8,06 mm) raisonnables sans être ébouriffants.

Pour son nouveau flagship, Xiaomi a assurément joué la carte de la sobriété. Son dos en verre trempé n’attire pas les traces de doigts et seul son bloc photo de la même couleur que le reste du corps choisit un effet miroir. Notre exemplaire de test vert flatte d’ailleurs spécialement la rétine. Ce bloc photo est assez peu épais, mais l’ajout d’une coque sera nécessaire malgré tout pour parfaitement équilibrer l’appareil, lorsque posé sur le dos.

Certifié IP 68, le Xiaomi 17 se contente sur ses tranches de deux boutons classiques d’alimentation et de volume, bien placés. Les derniers éléments se trouvent sur la tranche du bas : port USB-C, grille de haut-parleur et tiroir double SIM. Ce n’est pas cette année que Xiaomi va révolutionner le look des smartphones, mais l’ensemble respire la solidité et les finitions de qualité.

Écran : quasi sans faute
Doté d’une dalle OLED à la taille raisonnable de 6,3 pouces, le Xiaomi 17 fait les choses bien côté écran. Avec ses définition et résolution confortables, respectivement 2 656 x 1 220 pixels et 460 ppp, l’image est belle et jamais trahie par un support des technologies HDR Dolby Vision et HDR10+. Capable de monter jusqu’à 120 Hz, le smartphone pense également aux joueurs, tandis qu’avec un ratio de 91,1 %, les bordures noires sont très discrètes.

Le Xiaomi 17 éblouit également (littéralement) quand il est question de luminosité : en mode boost il est capable de monter jusqu’à un impressionnant 3268 cd/m². Pas de panique pour voir votre écran, même en plein soleil, donc. Même la calibration est excellente. Inutile de toucher au profil sélectionné par défaut (Couleur originale Pro), car celui-ci propose une bonne balance des blancs et des Delta E 2000 très convaincants : 0,9 pour le sRGB et 2,9 pour le P3, soit à chaque fois sous la valeur maximale de 3 visée.
Performances : le top du top
Comme la plupart des smartphones haut de gamme de ces derniers mois, le Xiaomi 17 mise sur le très populaire Snapdragon 8 Elite Gen 5. Il faut dire que le SoC représente toujours le meilleur des performances et de la consommation énergétique du moment. Accompagné de 12 Go de RAM, inutile d’essayer d’aller lui chercher des toux quand il est question de naviguer entre diverses applications ou même de faire tourner les jeux vidéo les plus gourmands. Envie d’un Genshin Impact à 60 FPS avec toutes les options poussées au maximum ? Facile.

On relèvera cependant une légère chauffe en cas d’utilisation intensive. Nous avons mesuré une température maximum de 49,9°. Pas de quoi se brûler ou laisser tomber son smartphone, mais suffisant pour le remarquer. Certains concurrents font mieux, mais d’autres font pires.
Il aurait été dommage que Xiaomi donne le meilleur pour le SoC et se montre pingre sur le reste des composants. Il n’en est heureusement rien, avec notamment des puces WiFi 7 et Bluetooth 6.0 pour voir venir l’avenir sereinement.
Audio : convenable
Comme une vaste majorité de smartphones dans toutes les gammes de prix, Xiaomi ne fait pas de miracle sur la partie audio et se contente d’une unique grille pour ses haut-parleurs heureusement stéréo. Le volume maximum n’est pas spécialement élevé, et la qualité du rendu est suffisamment dans la moyenne pour ne pas être gêné ni ébloui par la proposition, qui manque cependant de basses. Passer par un casque sera plus avisé, mais écouter une vidéo directement reste faisable sans saigner des oreilles.
Autonomie : le meilleur de sa classe
Avec son petit écran, son SoC économe en énergie et surtout son impressionnante batterie silicium-carbone de 6 330 mAh, sans surprise, le Xiaomi 17 épate quand il est question d’autonomie. Approchant des 26 h d’autonomie en usage mixte avec nos tests, le terminal peut tranquillement tenir deux jours, voire plus en fonction de vos habitudes.
Cas concret pour prouver la solide autonomie de ce smartphone : regarder une vidéo de 40 minutes sur YouTube en WiFi avec un volume aux 2/3 ne coûte que 2 à 3 % de batterie. Une très belle performance qui en fait l’un des principaux arguments du smartphone face à une concurrence déjà solide.
D’autant que Xiaomi n’a pas délaissé la recharge non plus, bien au contraire. Avec une recharge filaire généreuse de 100 W (et de 50 W en sans fil), il ne faut qu’une heure pour recharger pleinement le smartphone en filaire, quand dix minutes suffisent pour récupérer un confortable 24 %. Ce n’est pas ici que Xiaomi va perdre beaucoup de points.
Photo : complet et séduisant
Pour sa partie photo, comme sur le 17 Ultra Xiaomi s’est associé avec le spécialiste Leica, aussi bien pour les capteurs en eux-mêmes que pour le traitement logiciel. En effet, deux modes de rendu, Leica Authentic et Leica Vibrant, sont proposés dans l’application photo pour obtenir quelque chose de plus réaliste ou d’un peu plus flamboyant.

Concernant les capteurs, ils sont au nombre de quatre, tous proposant 50 Mpx :
- Capteur principal grand-angle : Leica 50 Mpx, 1/1,31, Super Pixel 4-en-1 de 2,4 μm, ƒ/1,67, OIS
- Capteur ultra grand-angle : Leica 50 Mpx, pixel 4-en-1 de 1,22 μm, ƒ/2,4
- Capteur téléobjectif : Leica 50 Mpx, 1/2,75, ƒ/2,0, OIS, zoom optique jusqu’à 2,6x et numérique jusqu’à 60x
- Capteur de façade : 50 Mpx, ƒ/2,2
Beaucoup de chiffres qui se traduisent par un excellent résultat et un rendu visuel véritablement original avec tous les capteurs. La patte Leica est bien là et c’est assurément une bonne chose. Signalons tout de suite la différence entre les modes Leica Authentic et Leica Vibrant.
Si le premier tend à respecter au maximum la réalité, quitte à délivrer des images où la gestion des contrastes donne parfois des images ou des zones un peu sombres, le second donne un peu de peps aux couleurs et joue un peu avec la luminosité pour délivrer un résultat un peu plus flatteur, mais moins en phase avec la réalité. Dans les deux cas, l’image est belle et chacun aura sa préférence entre les deux modes.
Malgré quelques légères différences colorimétriques, la cohérence est de mise entre les images prises au grand-angle ou à l’ultra grand-angle. Les deux s’en sortent très bien de jour, délivrant des images détaillées, avec de forts contrastes.
Le module téléobjectif n’est pas en reste. Jusqu’à un zoom 5x, voire un peu plus, de jour le niveau de détails proposé est impressionnant. Comme souvent en revanche, monter dans les dizaines propose rapidement de la bouillie ou quelque chose de très lissé, sans même atteindre le maximum de 60x.
De nuit en revanche, les choses sont légèrement moins idéales. Si le capteur principal s’en sort presque aussi bien que de jour quand les conditions sont un minimum OK, l’ultra grand-angle perd un peu en piqué ce qu’il gagne en bruit. Pas de quoi jeter ses photos, mais il s’agit de la principale faiblesse du terminal. Même chose pour le téléobjectif : en cas de zoom élevé, le résultat n’est pas vraiment exploitable du fait du bruit et du lissage. Mais en restant raisonnable et en visant quelque chose de lumineux, le résultat est tout à fait plaisant. D’autant que le Xiaomi 17 est l’un des rares terminaux à restituer un ciel vraiment noir, comme dans la réalité, quand la majorité de la concurrence propose un résultat moins réaliste en captant trop de lumière.
On relèvera également la présence d’un mode macro qui se repose sur le module téléobjectif pour un rendu, là aussi, convaincant (admirez cette poussière ci-dessous !).
Le capteur frontal ne bénéficie pas d’autant de technologies que ses camarades dorsaux, mais cela ne l’empêche pas de proposer quelque chose de parfaitement convenable. Là aussi les belles couleurs et le piqué sont au rendez-vous, avec une bonne gestion du flou en mode portrait.
Pour la vidéo enfin, haut de gamme oblige il est possible de grimper jusqu’en 8K à 30 FPS ou 4K à 60 FPS.
Logiciel : HyperOS, une surcouche fonctionnelle, mais perfectible
Pour son lancement, sans surprise aucune le Xiaomi 17 est lancé sous Android 16 avec la surcouche HyperOS 3. Ressemblant toujours plus à iOS là aussi, celle-ci ses avantages et ses défauts. Relativement complète du côté des fonctionnalités et de la personnalisation, la proposition de Xiaomi est un bon entre-deux pour qui souhaiterait une surcouche riche qui ne s’éloigne malgré tout pas trop de l’expérience Android stock.
On pourra cependant toujours lui reprocher un look un peu tristou et un manque de fantaisie par rapport à d’autres surcouches avec plus d’identité et de spécificités. De plus, la présence de beaucoup trop d’applications préinstallées, parfois impossible à supprimer et venant faire doublon avec des logiciels d’Android, est toujours pénible. 2026 oblige, l’IA maison est de la partie, aussi bien pour de la rédaction, de la création ou de la retouche d’image ou encore de la traduction et autres recherches.
Enfin, avec une promesse de 6 années de mises à jour Android majeures, vous êtes tranquilles avec votre Xiaomi 17 jusqu’en 2032. Un suivi logiciel longue durée qui fait plaisir, surtout avec un appareil dont la partie matérielle devrait rester performante plusieurs années.
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