Comme chaque année, Samsung vient de renouveler sa principale famille de smartphones haut de gamme, les Galaxy S. Entre un « abordable » Galaxy S26 qui ressemble à « un Galaxy S25 avec une petite moustache », et un très onéreux Galaxy S26 Ultra « très bon, mais très chiant », difficile de croire à un miracle côté nouveautés pour le cadet de la fratrie, le Galaxy S26 Plus.
Doté notamment d’un plus grand écran et d’une batterie plus importante que le S26, le S26 Plus se démarque très, très (très) peu du S25 Plus. En dehors d’un SoC différent et d’un look très très légèrement modifié (et de l’abandon de la version 1 To de stockage), rien de neuf à l’horizon. Même les dimensions et le poids sont absolument identiques à l’année dernière. Difficile dans cette situation pour Samsung de justifier une hausse de prix au passage… (ah si, suis-je bête, la crise de la RAM). Bref, place au test malgré tout, afin notamment de placer ce Galaxy S26+ face à des concurrents souvent solides comme les Honor Magic 8 Pro, iPhone Air, Pixel 10 Pro XL et Oppo Find X9 Pro.

Prix et disponibilité du Samsung Galaxy S26 Plus
Le Samsung Galaxy S26 Plus est disponible à partir de 1219 €. Ce prix concerne la version 256 Go de stockage, tandis qu’il faudra débourser 1419 € pour passer à 512 Go. C’est sans surprise plus cher que le S25 Plus, lancé au prix de départ conseillé de 1172 €. Côté coloris, on retrouve : violet, noir, bleu, blanc et, exclusivement sur le site de Samsung, argent et or rose.
Design : Samsung fait bloc
Comme annoncé en introduction, le corps du Samsung Galaxy S26 Plus est identique dans ses dimensions au Galaxy S25 Plus. On aurait apprécié une petite cure minceur, mais il faudra se contenter d’un (malgré tout confortable) 7,3 d’épaisseur pour 190 g. Même chose pour la certification de résistance à l’eau et à la poussière qui reste en IP68. C’est largement suffisant, mais quelques concurrents vont encore plus loin.

Le principal changement dans ce corps mêlant verre Corning Gorilla Glass Victus 2 à l’avant et à l’arrière et Armor Aluminium sur les tranches, se situe du côté du bloc photo. Désormais, les trois capteurs sont regroupés dans un îlot qui ne change concrètement pas grand-chose, si ce n’est très légèrement épaissir l’ensemble. Les finitions, comme toujours avec le haut de gamme de Samsung, sont impeccables.

On relèvera cependant un dos un brin glissant (rien de dramatique avec une coque), pour une prise en main qui reste très confortable. Les classiques boutons d’alimentation et de volume sont bien placés sur la tranche droite, et tout le reste (grille de haut-parleur, prise USB-C et slot SIM) est regroupé en bas.

Écran : c’est bien, surtout après une petite modification
Là où le Galaxy S26 a changé sa dalle, le Galaxy S26 Plus lui n’en change pas. Certes, le ratio affichage/taille de 90,8 % est très légèrement meilleur que l’an dernier et permet ainsi au smartphone de se classer parmi les meilleurs élèves du côté des bords noirs discrets. Sinon, on reste sur une taille de 6,7 pouces en Quad HD+ (3210 x 1440) avec Dynamic Amoled 2X et fréquence de rafraichissement maximum de 120 Hz avec LTPO.

Comme le Galaxy S26, le S26 Plus est un excellent élève du côté de la luminosité maximale (même si des smartphones récents comme le Honor 600 battent tous les records dans ce domaine depuis quelques semaines) : avec une valeur de 2387 cd/m² en mode boost, aucun souci pour voir votre contenu même en plein soleil. Le bilan est un peu moins brillant (ohoh) quand il est question de HDR, avec un maximum de 1392 cd/m² plus timide et inférieur à bien des alternatives, y compris le Galaxy S26…

Côté colorimétrie enfin, il faudra faire quelques modifications pour profiter de couleurs plus justes avec la réalité. Par défaut, le profil « Vif » propose une balance des blancs trop froide (6860 K) et une orientation sRGB perfectible (1,9, et 2,5 en P3). Pour améliorer les choses, direction le profil « Naturel » qui équilibre la balance des blancs (6356 K) et oriente le Delta E 2000 des couleurs vers un vrai profil sRGB (0,8 en sRGB et 2,6 en P3).
Performances : Exynos dans la place
Cette année, Samsung a réservé l’utilisation d’une puce Snapdragon au Galaxy S26 Ultra. Les deux versions moins onéreuses tournent avec un SoC maison, à savoir l’Exynos 2600 (contre un Snapdragon 8 Elite pour le Galaxy S25+). En 2026, la solution du constructeur n’a plus trop à rougir face à la concurrence.

Épaulé par 12 Go de RAM, le Exynos 2600 (équivalent à un Snapdragon 8 Elite Gen 5) est à l’aise au quotidien pour faire tourner de multiples applications sans ralentissements, et même pratiquer le jeu vidéo gourmand dans de très bonnes conditions de graphismes et de framerate. D’après les benchmarks AnTuTu, seul le Dimensity 9500 de MediaTek du Oppo Find X9 Pro ou le Apple 19 Pro font véritablement mieux. En revanche, l’ensemble chauffe vite et beaucoup : nos tests mesurent un maximum non négligeable de 43,8°.
Pour le reste, on regrettera un emplacement simple SIM sans place pour une carte microSD, mais des puces réseau très modernes : Bluetooth 6.0 (contre 5.4 sur le S26) et WiFi 7.
Audio : un appoint convaincant
La partie audio du Samsung Galaxy S25 Plus ne surprendra personne. Le son stéréo proposé est suffisamment propre et équilibré pour être utilisé dans la majorité des situations sans trop faire saigner les oreilles. À condition de ne pas trop monter en volume ou d’écouter du trash metal qui aura tendance à vite saturer malgré l’absence de basses. Pour du haut de gamme, on aurait pu s’attendre à un peu plus riche.
Autonomie : correct, mais il y a mieux
S’il y a bien un domaine où Samsung est dépassé par certains concurrents chinois, c’est l’autonomie. Ce Galaxy S26 Plus ne fait pas exception. Sur le papier, Samsung annonce 31 h d’autonomie avec son Galaxy S26 Plus, soit une petite heure de plus qu’avec le S25 Plus. Mais nos tests maison racontent une histoire différente. En effet, la batterie de 4900 mAh déjà utilisée l’an dernier n’atteint que 18 h 21 lors d’une utilisation mixte typique, quand l’an dernier elle atteignait 20 h. SoC plus gourmand ? Surcouche plus exigeante ? Difficile de le savoir, mais le constat demeure : le Galaxy S26 Plus a une autonomie bien inférieure aux meilleurs élèves dans ce domaine. Pour un test plus pratique, nous avons regardé un épisode de 40 minutes sur Netflix, avec un volume raisonnable via les haut-parleurs, en WiFi. Comptez environ 3 à 4 % d’autonomie en échange. Classique.

Toujours compatible recharge sans-fil (à 20 W), le Galaxy S26 Plus reste également sur un timide 45 W maximum pour la recharge filaire. Comme l’an dernier, comptez environ 1 h 20 pour une pleine recharge et 28 % d’autonomie en 10 minutes. C’est, pour le coup, mieux que la concurrence, qu’elle propose des batteries plus grosses ou plus petites.
Photo : bis rererepetita
Comme pour le S25 Plus qui reprenait la formule du S24 Plus, le S26 Plus reste sur la même sélection de capteurs photo, que l’on retrouve d’ailleurs dans le S26 : un grand angle de 50 Mpx (F1.8, OIS), un ultra-grand angle de 12 Mpx (F2.2), un téléobjectif de 10 Mpx (F2.4, OIS) et un capteur à selfie de 12 Mpx en façade. Après tout, pourquoi changer une équipe qui, majoritairement, gagne ?
En tout cas, les défauts ne se trouvent pas du côté du capteur grand-angle. De jour, l’image est belle, détaillée, fidèle à la réalité côté colorimétrie ou contraste et, finalement, difficilement critiquable.
Même chose quand il est question de zoomer avec le téléobjectif, le résultat est là. Certes, à partir de x10 (jusqu’à x30), le zoom numérique peut montrer des limites côté lisibilité, à la limite de l’utilisable si poussée à fond ou dans des conditions non idéales. Mais en dessous, et notamment jusqu’en x3 avec le zoom optique, le piqué reste excellent et l’image parfaitement exploitable.
Comme souvent, le résultat est un peu moins positif du côté de l’ultra-grand angle. Cependant, quand les conditions sont bonnes, le capteur de 12 Mpx de Samsung s’en sort bien mieux que beaucoup de concurrents, avec là encore un bon respect colorimétrique et même un niveau de détails satisfaisant, y compris sur les bords, souvent sacrifiés. C’est de nuit ou dans des conditions compliquées que le module commence à vraiment peiner, avec une image qui tend à se dégrader. Il en va de même pour le grand-angle et le téléobjectif, mais dans de moindres mesures. Ce dernier a cependant tendance à un peu trop succomber au lissage agressif pour les sujets très lointains. On appréciera en revanche de vraies nuits avec un ciel bien noir.
Dans l’ensemble, les résultats sont là donc, mais on pourrait être en droit d’attendre un peu mieux d’une énième déclinaison quand certains appareils dans cette gamme de prix proposent des téléobjectifs plus compétents. Enfin, les portraits avec le capteur principal (jusqu’en x5) et le capteur à selfies sont de qualité. Le rendu est propre et l’application de floue maitrisée.
Pour la vidéo, on ne change pas : il est possible de monter jusqu’en 8K à 30 FPS, ou bien de descendre en 4K pour atteindre 60 FPS, tandis que l’OIS fait un bon travail de stabilisation.
Logiciel : une surcouche toujours plus convaincante
Au-delà d’une partie hardware solide à défaut d’être révolutionnaire, l’argument massue de Samsung pour justifier ses prix est sans aucun doute son logiciel. Avec sa surcouche One UI 8.5 basée sur Android 16, et surtout un suivi de 7 ans de mises à jour (Android et sécurité) jusqu’à 2033, Samsung se situe sans aucun doute dans le haut du panier. Si le matériel suit, le Galaxy S26 Plus est un terminal qui devrait vous suivre un bon moment.
Extrêmement complète, One UI 8.5 a le bon goût de ne presque pas avoir de bloatwares. Personnalisation visuelle poussée, fonctionnalités de productivité, IA à foison pour à peu près tout ou encore outils exclusifs comme la Now Bar, les Routines ou l’application Good Lock pour décupler l’OS comme les PowerToys sur Windows 11, difficile aujourd’hui de ne pas saluer le travail de Samsung, aussi généreux que clair dans son interface.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.










































