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Leasing social : l’édition 2026 signe un départ en trombe, mais l’euphorie est retombée

La voiture électrique à moins de 100 euros par mois n’a rien perdu de son pouvoir d’attraction. Elle a seulement changé de public, et beaucoup de familles viennent de découvrir qu’elles n’étaient plus invitées.

Le leasing social en est à sa troisième saison, et chacune a eu son ambiance. Celle de 2024 avait été stoppée en urgence pour dérapage budgétaire, avec 50 000 dossiers déposés en six semaines quand l’État en attendait 30 000. Celle de 2025 avait vu partir 18 000 véhicules le premier jour. Pour l’édition lancée le 16 juillet, le ministre de l’Économie a annoncé le 30 juillet un total de 19 500 commandes en deux semaines. Le rythme reste soutenu, l’emballement des débuts a disparu.

Moins de ruée, mais un quota déjà à moitié plein

Cette décélération s’explique sans mystère : le dispositif a rouvert le 16 juillet, en pleine bascule des vacances d’été, période où les concessions tournent au ralenti et où les acheteurs pensent plutôt à charger le coffre qu’à en changer. Les deux premières éditions ont par ailleurs équipé 100 000 foyers, qui ne vont pas repasser à la caisse une seconde fois : le vivier de candidats a mécaniquement fondu.

Reste que 19 500 dossiers en quinze jours représentent déjà près de 40 % de l’enveloppe de 50 000 véhicules prévue cette année, et le ministre lui-même anticipe d’atteindre « très vite » le plafond. La flambée des prix à la pompe, alimentée par les tensions au Moyen-Orient, a probablement fait davantage pour la conversion à l’électrique que bien des campagnes de communication. Un plein qui coûte cher reste l’argument commercial le plus efficace jamais inventé.

Pourquoi votre modèle familial n’est plus éligible

Le changement le plus lourd de conséquences ne figure pas dans les chiffres du ministère, mais dans la liste des modèles retenus. L’édition 2026 impose une limite de poids de 1 800 kilos, un seuil qui écarte d’un coup une bonne partie des véhicules familiaux : Kia EV4, Skoda Elroq ou Volkswagen ID.4 sont sortis du dispositif. D’autres nouveautés se sont fait éliminer par une date d’homologation trop tardive, à l’image de la Volkswagen ID.Polo. Les ménages modestes avec trois enfants apprécieront la logique, eux à qui l’on propose surtout des citadines.

Le reste du mécanisme demeure inchangé et reste, il faut le reconnaître, l’une des aides les plus généreuses du marché. L’État couvre l’apport initial à hauteur de 6 500 euros pour un véhicule non européen, contre 7 000 euros l’an dernier. L’enveloppe grimpe jusqu’à 9 500 euros lorsque la voiture, la batterie et le moteur sortent d’usines européennes. Les mensualités s’échelonnent ensuite entre 94 euros pour une Citroën ë-C3 et un plafond à 200 euros pour les modèles les plus cossus. Côté conditions, il faut afficher un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 euros et utiliser sa voiture pour se rendre à plus de dix kilomètres de son domicile.

Si votre dossier coche ces cases, l’arbitrage se résume à un calcul simple : il reste environ 30 000 véhicules dans l’enveloppe, et la rentrée ramènera dans les concessions tous ceux qui bronzaient en juillet.

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Source : Automobile Propre