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Test Samsung Galaxy Watch 9 : la montre connectée qui frôle la perfection, mais patine toujours sur l’autonomie

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439.00 € *

* Prix public conseillé

Avec la Galaxy Watch 9, Samsung peaufine sa formule éprouvée en adoptant la nouvelle puce Qualcomm Snapdragon Wear Elite et une refonte complète de son application de santé. Design ultrafin de 8,6 mm, écran Super AMOLED de 3 000 nits, suivi sportif et cardiaque exemplaire : la montre connectée sous Wear OS 7 affiche de sérieux arguments. Mais sa batterie de 445 mAh suffit-elle à combler son principal défaut ? Voici notre test complet après plusieurs jours d’essai.

L'avis de 01net.com

Samsung Galaxy Watch 9

Les plus

  • + Design très réussi : boîtier ultra-fin et élégant
  • + Écran très lumineux et lisible en plein soleil
  • + Interface ultra-fluide
  • + Mesures précises de la fréquence cardiaque et des distances
  • + Écosystème logiciel riche : Samsung Health et Play Store

Les moins

  • - Autonomie limitée : recharge quotidienne obligatoire
  • - Tracé GPS manquant de réactivité sur les légers écarts de trajectoire
  • - Fonctions exclusives : l'ECG nécessite obligatoirement un smartphone Samsung

Conception

4.5 / 5

Autonomie

2.5 / 5

Fonctions

4.5 / 5

Equipement

4.5 / 5

Rapport qualité-prix

4.5 / 5

Note de la rédaction

Voir le verdict

Fiche technique

Samsung Galaxy Watch 9

Système Wear OS
Systèmes compatibles Android
Magasin d'applications Play Store
Applications tierces Oui
Processeur Qualcomm Snapdragon 8 Elite
Voir la fiche complète

Peut-on renouveler une montre connectée sans en bouleverser l’apparence ? Samsung répond par l’affirmative avec sa nouvelle Galaxy Watch 9. Proposée au tarif de 439 euros dans sa version 44 mm Bluetooth (et dès 409 euros en format 40 mm, avec des déclinaisons 4G affichées à 459 et 489 euros), la nouvelle toquante numérique du géant sud-coréen reprend les lignes esthétiques particulièrement réussies de la génération précédente.

Mais sous ce boîtier d’une finesse remarquable se cache un changement d’architecture majeur : l’abandon des puces maison Exynos au profit du tout nouveau processeur Snapdragon Wear Elite conçu par Qualcomm. C’est d’ailleurs la même puce qui équipe la version haut de gamme de la montre de Samsung, la Galaxy Watch Ultra 2 qui nous a bluffés lors de son test.

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Le tiroir d’applications de la Samsung Galaxy Watch 9. © JSZ — 01net

Associé à la surcouche One UI Watch 9 adossée à Wear OS 7 et à une refonte globale de l’écosystème Samsung Health, ce modèle entend s’imposer comme la référence ultime pour les utilisateurs d’Android. Mais que vaut réellement cette Galaxy Watch 9 sur le terrain ? Offre-t-elle la précision et l’endurance attendues pour justifier son tarif ? Nous l’avons attachée à notre poignet pour un test approfondi en conditions réelles.

Un design d’une finesse incomparable et un confort irréprochable

Sur le plan visuel, Samsung a choisi de s’inscrire dans une continuité évidente avec la Galaxy Watch 8. Et l’on ne va certainement pas s’en plaindre. La Galaxy Watch 9 conserve cette alliance esthétique maîtrisée entre lignes arrondies et finitions épurées, offrant un boîtier qui brille par sa discrétion et son élégance au quotidien. Déclinée en deux dimensions (40 mm et 44 mm), c’est la version 44 mm de couleur graphite que nous avons testée (elle existe également en finition argent).

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La Samsung Galaxy Watch 9 est très fine. © JSZ — 01net

La première prise en main confirme une qualité de fabrication irréprochable. Fabriqué en aluminium de haute qualité, le boîtier affiche un poids contenu de seulement 34 grammes (à peine 31,5 grammes pour la déclinaison de 40 mm). Une légèreté appréciable qui permet à la montre de se faire immédiatement oublier une fois attachée au poignet. Mais le véritable tour de force esthétique et ergonomique réside dans son épaisseur : avec seulement 8,6 mm de profil, la Galaxy Watch 9 s’affirme comme l’une des montres connectées les plus fines du marché. À titre de comparaison, c’est un millimètre de moins qu’une Apple Watch Series 11 et nettement plus fin que bon nombre de ses concurrentes sous Wear OS. Cette compacité garantit un confort de port absolu, que ce soit au cours d’une journée de travail, pendant une séance de sport intense ou durant la nuit pour le suivi du sommeil. Elle ne s’accroche jamais aux manches de veste ou de chemise, ce qui s’avère extrêmement agréable à l’usage.

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Pour sa Galaxy Watch 9 revient à un fermoir ardillon classique. © JSZ — 01net

Pour le bracelet, Samsung a fait le choix de remplacer les anciens systèmes de fermeture à rabat par une boucle ardillon classique, beaucoup plus simple à ajuster et plus agréable sur la peau. Cette structure permet au bracelet d’épouser parfaitement le poignet, supprimant les espaces vides et maintenant les capteurs bien en contact avec la peau pour optimiser la collecte des mesures.

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Le système de fixation des bracelets de la Samsung Galaxy Watch 9 est propriétaire. © JSZ — 01net

Côté durabilité et protection, la Galaxy Watch 9 ne concède aucun compromis. Elle arbore un verre saphir très résistant aux rayures sur sa face avant. Pour la résistance aux éléments, la montre bénéficie des certifications 5 ATM et IP68 pour l’étanchéité à l’eau et à la poussière. La montre est ainsi parée pour affronter la plupart des activités du quotidien et des sessions sportives en extérieur.

Écran Super AMOLED d’exception et interface d’une grande fluidité

S’il est un domaine dans lequel Samsung excelle historiquement, c’est bien celui de l’affichage. La Galaxy Watch 9 ne déroge pas à la règle et embarque un magnifique écran tactile Super AMOLED de 1,5 pouce sur notre modèle de 44 mm (comptez 1,34 pouce sur la version 40 mm). Affichant une définition généreuse de 480 x 480 pixels et 16 millions de couleurs, la dalle offre une densité d’affichage optimale qui rend les textes d’une netteté parfaite et les éléments graphiques particulièrement détaillés.

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Le mode multi applications de la Samsung Galaxy Watch 9. © JSZ — 01net

La grande force de cette dalle réside toutefois dans sa luminosité maximale, capable de grimper jusqu’à 3 000 nits en pic. Sur le terrain, le résultat est tout simplement irréprochable. Même en plein soleil, au milieu d’un après-midi d’été, l’écran reste parfaitement lisible sans qu’il soit nécessaire d’ombrager le cadran avec la main. La gestion automatique de la luminosité se montre réactive et ajuste la puissance d’éclairage avec précision, évitant également tout éblouissement inutile dans l’obscurité totale.

Pour animer l’ensemble, Samsung a délaissé ses puces Exynos au profit du processeur Qualcomm Snapdragon Wear Elite, gravé en 3 nm et doté de 5 cœurs (architecture pentacore cadencée à 2,1 GHz et 1,95 GHz). Accompagné de 2 Go de mémoire vive et de 32 Go de stockage interne (dont 20,1 Go réellement disponibles pour l’utilisateur), ce SoC offre une réserve de puissance très confortable.

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Les différentes cartes de la Samsung Galaxy Watch 9. © JSZ — 01net

L’animation de la surcouche One UI Watch 9, basée sur le système Wear OS 7 de Google, s’avère d’une fluidité exemplaire. La navigation entre les différents menus, le lancement des applications ou le défilement des widgets s’effectuent sans le moindre ralentissement ni la moindre saccade. C’est un réel plaisir à manipuler au quotidien.

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Les deux boutons de la Samsung Galaxy Watch 9. © JSZ — 01net

L’ergonomie générale repose sur une combinaison efficace d’interactions tactiles et de boutons physiques situés sur la tranche droite de la montre. La gestuelle tactile reprend les standards désormais bien établis du système :

  • Un glissement vers le bas affiche le menu des raccourcis rapides ;
  • Un glissement vers le haut ouvre le tiroir d’applications ;
  • Un glissement vers la droite permet d’accéder au centre de notifications ;
  • Un glissement vers la gauche fait défiler les « Cartes » (les widgets configurables présentant vos données d’activité, de santé ou de météo).

En complément du tactile, les deux boutons physiques apportent des raccourcis pratiques :

  • Bouton supérieur : un appui court ramène immédiatement au cadran principal. Un double appui permet d’accéder instantanément à la dernière application ouverte. Un appui prolongé déclenche l’assistant vocal Google Assistant ;
  • Bouton inférieur : un appui court agit comme une commande de retour à l’écran précédent. Un appui prolongé active au choix votre solution de paiement sans contact, Samsung Wallet ou Google Wallet.

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    Le menu des raccourcis de la Samsung Galaxy Watch 9. © JSZ — 01net

Samsung innove également du côté des commandes intelligentes grâce à l’intégration de Google Gemini. La montre inaugure la fonction vocale « Lever pour parler ». Le principe est enfantin : il suffit de lever le poignet et de l’approcher de la bouche pour poser une question ou exécuter une commande, sans avoir à énoncer de mot d’activation (« Hey Google ») ni à appuyer sur un bouton. À l’usage, cette interaction sans les mains se montre particulièrement réactive pour programmer une alarme ou consulter des informations à la volée.

Une application Samsung Health repensée, mais des exclusivités agaçantes

Côté logiciel, la Galaxy Watch 9 tire pleinement profit de l’écosystème Wear OS 7 de Google. La présence du Google Play Store offre l’accès à un catalogue d’applications tierces très varié. Que vous souhaitiez contrôler votre musique sur Spotify, échanger des messages via WhatsApp ou synchroniser automatiquement vos entraînements sur Strava, la montre répond présent. Les applications s’installent rapidement, restent disponibles en arrière-plan et s’exécutent promptement dès qu’elles sont sollicitées.Samsung Galaxy Watch 9 00006

Le travail majeur de cette version 2026 a toutefois porté sur le suivi du bien-être. Samsung a opéré une refonte complète de son application mobile Samsung Health, qui devient le centre névralgique de la collecte des données de santé. L’interface mobile est désormais réorganisée autour de cinq métriques clés pour offrir une meilleure lisibilité : l’activité, le sommeil, les constantes, la pleine conscience et la nutrition.Samsung Galaxy Watch 9 00005

Parmi les innovations logicielles phares, la montre introduit la fonction « Vitalité ». Durant la nuit, la Galaxy Watch 9 surveille les changements subtils de votre organisme en analysant en continu votre fréquence cardiaque, la variabilité du rythme cardiaque (VFC), la fréquence respiratoire, la température cutanée et le taux d’oxygène dans le sang (SpO2). Ces données sont synthétisées dès le réveil pour délivrer un indicateur clair sur votre état de forme. On retrouve également le « Score d’énergie », qui combine sommeil et activité récente pour vous indiquer si votre corps est prêt pour un effort intense ou s’il réclame du repos. De son côté, le « Score de cœur » surveille la charge d’entraînement et l’intensité cardio, même en dehors des séances, pour éviter le surentraînement. On note aussi l’arrivée d’un « Indice fitness » calculé à partir de la composition corporelle (via le capteur d’analyse d’impédance bioélectrique BIA) et de la VO2Max, d’un « Coach running » et d’une alerte de protection auditive avertissant l’utilisateur en cas de niveau sonore environnant trop élevé.Samsung Galaxy Watch 9 00004

Cependant, il convient de pointer du doigt une limitation récurrente et regrettable de l’écosystème Samsung : le verrouillage de certaines fonctionnalités de santé avancées. À l’instar des générations précédentes, l’usage de l’électrocardiogramme (ECG) et la mesure de la pression artérielle imposent d’utiliser l’application Samsung Health Monitor, qui n’est disponible que sur les smartphones Samsung Galaxy. Si vous appairez la montre à un smartphone Android d’une autre marque, ces fonctions de mesure cardiaque seront tout simplement inaccessibles. Une politique de fermeture qu’il convient de garder à l’esprit avant le passage en caisse.Samsung Galaxy Watch 9 00003

Des performances GPS et cardiaques convaincantes sur le terrain

Pour évaluer les aptitudes sportives de la Galaxy Watch 9, nous l’avons soumise à plusieurs séances d’entraînement en extérieur (course à pied et sorties à vélo) en la confrontant directement à notre montre de référence sur le marché, l’Apple Watch Series 11. Et le bilan sur le terrain s’avère extrêmement positif.

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La Samsung Galaxy Watch 9 en plein exercice. © JSZ — 01net

Équipée d’un ensemble complet de capteurs (cardiofréquencemètre optique, capteur électrique de fréquence cardiaque, capteur de température, accéléromètre, gyroscope, baromètre) et d’une puce de géolocalisation multi-constellations (GPS, Glonass, Beidou, Galileo, QZSS), la montre de Samsung affiche une très bonne précision globale sur l’estimation des distances parcourues. Samsung Galaxy Watch 9 00012Lors d’une session de course à pied courte, l’écart mesuré entre la montre d’Apple et la Galaxy Watch 9 s’est révélé quasi insignifiant : l’Apple Watch Series 11 enregistrait 5,65 km quand la Galaxy Watch 9 affichait 5,63 km, soit une différence dérisoire de seulement 2 mètres. Nous avons réitéré l’expérience lors d’une longue sortie à vélo : la montre d’Apple indiquait 20,30 km contre 20,37 km pour celle de Samsung, soit un écart de seulement 7 mètres sur plus de vingt kilomètres. La montre fournit donc des chiffres hautement fiables pour quantifier ses activités physiques.Samsung Galaxy Watch 9 00007

Au niveau de la fréquence cardiaque, le capteur dorsal réalise un travail remarquable. Lors de nos séances incluant des phases de fractionné et d’accélérations intenses, la montre a parfaitement réagi aux variations rapides du rythme cardiaque.

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À gauche la Samsung Galaxy Watch 9, à droite l’Apple Watch Series 11.

Les montées en régime comme les phases de récupération sont captées immédiatement, sans temps de latence gênant ni lissage artificiel excessif. La mesure de la fréquence cardiaque moyenne et en pointe est d’une rigueur bienvenue.

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Les allures entre les deux montres sont presque équivalentes (la Galaxy Watch 9 à gauche).

Une nuance doit toutefois être apportée concernant le tracé GPS. Lors de nos tests en course à pied, nous avons effectué sciemment quelques crochets et écarts de trajectoire sur le parcours. Si l’Apple Watch Series 11 a fidèlement retranscrit ces changements de direction sur la carte, le tracé de la Galaxy Watch 9 a montré un léger manque de précision sur ces écarts ponctuels, ayant tendance à lisser le dessin de la ligne.

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Le léger écart détecter par l’Apple Watch Series 11 (à droite) ne l’a pas été par la Galaxy Watch 9.

C’est précisément ce petit comportement qui explique les très légères différences de distance observées entre les deux modèles. Rien de réellement pénalisant ou de perturbant pour la pratique sportive au quotidien, mais les athlètes très exigeants sur la précision géographique de leur tracé au mètre près devront en avoir conscience.

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À gauche la Galaxy Watch 9, à droite l’Apple Watch Series 11, plus précise.

Autonomie : la batterie augmente, mais la recharge quotidienne reste de mise

C’est historiquement le talon d’Achille des montres connectées polyvalentes sous Wear OS : la durée de vie de la batterie. Pour cette Galaxy Watch 9, Samsung a pourtant revu à la hausse la capacité de son accumulateur. Dans sa version 44 mm, la montre embarque une batterie de 445 mAh, contre 435 mAh sur la Galaxy Watch 8 (et 390 mAh sur le modèle 40 mm, soit une hausse de 20 % par rapport à la génération précédente). Associée à la meilleure efficience énergétique promise par la gravure en 3 nm du processeur Snapdragon Wear Elite de Qualcomm, on pouvait espérer un gain sensible en endurance.

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Le chargement de la Samsung Galaxy Watch 9 se fait par induction. © JSZ — 01net

Malheureusement, les résultats mesurés lors de notre test restent en deçà des attentes et l’autonomie demeure limitée. En pratique, avec le mode d’affichage permanent activé et en incluant une session de course à pied de 45 minutes avec suivi GPS et cardio, la Galaxy Watch 9 n’a tenu que 28 heures consécutives avant de s’éteindre.

Lors d’une journée d’utilisation plus soutenue comprenant deux longues sorties à vélo (1 h 23 le matin et 1 h 18 l’après-midi) avec enregistrement continu, la montre n’a tenu que 26 heures. Autant dire qu’il est impossible d’envisager deux journées complètes d’utilisation sur une seule charge. Si vous comptez porter la montre la nuit pour profiter de l’analyse du sommeil et des fonctions de bien-être, il faudra obligatoirement passer par la case recharge tous les jours sans faute, idéalement pendant votre douche ou un moment de repos. Une performance qui contraint l’utilisateur à conserver une routine de charge quotidienne bien rodée.

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