Que l’on soit simple mobinaute ou testeur chevronné, il peut arriver de se demander si le renouvellement annuel des smartphones par les marques est réellement pertinent. Encore plus dans un contexte, au hasard, de crise de la RAM qui fait grimper les prix. S’il n’est absolument pas seul dans ce cas, Samsung peut questionner avec le renouvellement global de sa large gamme de terminaux Galaxy. Le Galaxy A37 ne fait assurément pas exception, tant il semble quasi identique et pourtant plus cher que le Galaxy A36. Voyons dans ce test la pertinence de ce nouveau modèle, notamment face à la concurrence.
D’autant que face à lui ce ne sont pas les appareils (souvent solides) qui manquent dans cette tranche de prix. On pourra notamment relever les Nothing Phone (4a), Xiaomi Redmi Note 15 Pro, Google Pixel 9a (le 10a étant encore un peu plus cher), OnePlus Nord 5 ou encore Honor Magic 8 Lite.

Prix et disponibilité du Samsung Galaxy A37 :
Le Samsung Galaxy A37 est proposé en deux versions. La plus abordable, 449 €, propose 128 Go de stockage et 6 Go de RAM. La seconde, plus musclée avec 256 Go de stockage et 8 Go de RAM, grimpe à 529 €. On relèvera que les prix sont en forte hausse par rapport au Galaxy A36, respectivement de 50 € et 80 €.
Côté coloris, lavande (ici testé), blanc, vert foncé et graphite sont de la partie.
Design : quasi identique, mais plus endurant
Pour cette nouvelle itération, contrairement au Galaxy A57 qui innove un peu, Samsung a assurément décidé de jouer la carte de la simplicité (et de l’ennui, si vous nous permettez). Le Samsung Galaxy A37 est quasi identique à la version précédente, à l’exception d’un indice de protection IP68 supérieur appréciable, permettant une meilleure protection contre l’eau. De dimensions similaires au Galaxy A36 (162,9 x 78,2 x 7,4 mm), il pèse même… 1 gramme de plus.

Le look est lui aussi déjà-vu. Doté de bordures en plastique mais d’un dos en verre Gorilla Glass Victus+, le terminal est assez classique en dehors de sa tranche droite légèrement biseautée pour accueillir le pouce. C’est là aussi que se trouvent les deux classiques boutons d’alimentation et de volume, tandis que la tranche inférieure s’occupe du reste (USB-C, sortie haut-parleur et slot pour une unique carte SIM, sans microSD).

Les capteurs photo sont eux groupés dans un cartouche noir légèrement surélevé, entouré d’un petit bandeau transparent. Bref, comme souvent avec Samsung, nous avons là un terminal conçu avant tout pour la durabilité plus que pour le bling bling.

Écran : majoritairement solide
Qui dit dimensions de smartphone identiques dit dalle (quasi) identique. On retrouve donc une solution AMOLED assez large de 6,7 pouces (2340 x 1080 FHD, avec une résolution de 388 ppp peu élevée), compatible 120 Hz sans LTPO (rien de surprenant pour ce prix). Évacuons immédiatement le principal point négatif de cette solution avant de passer à ce qui est plus convaincant : son ratio affichage/taille assez faible de 86,9 %. Traduction : les bordures noires autour de l’écran sont assez présentes, notamment en bas. Un défaut classique sur de l’entrée de gamme, qu’on préférerait éviter en milieu.

Le constat est plus positif quand l’on parle luminosité maximum. Avec un pic lumineux en mode boost et un pic lumineux HDR relevés respectivement à 1751 cd/m² et 1885 cd/m² avec le logiciel Calman Ultimate de Portrait Displays, nous sommes ici dans la moyenne haute. De quoi profiter de son contenu sans trop de gêne au soleil.

Pour la colorimétrie, avec son profil « Vif » par défaut, le Delta E des gris à 2,1 aurait pu faire un peu mieux, tout comme la balance des blancs légèrement trop froide à 6817 K. Le Delta E 2000 de 1,7 en sRGB et 2,9 en P3 en font donc un profil surtout orienté sRGB (pour la majorité du contenu sur Internet, le P3 étant plutôt utilisé pour le streaming en HDR, par exemple), dont on voudra réchauffer un peu la balance des blancs. Notre recommandation passe donc par l’utilisation du profil vif par défaut qu’il convient de conserver. Il faut l’associer au réglage « chaud 1 » qui parvient à améliorer les gris et la balance des blancs à un très bon 6581 K.
Performances : nouveau SoC, mais performances limites
Pour cette itération 2026, Samsung a fait le choix de troquer le SoC Snapdragon du A36 pour son propre Exynos 1480 (comme dans le Galaxy A55). S’il était assez performant pour le lancement du A55, deux ans plus tard une partie de la concurrence a eu le temps de se muscler un peu.
En résulte un appareil majoritairement fluide, mais qui peut accuser de micro ralentissements ça et là dans l’interface. Rien de dramatique pour le moment et pour ce prix, mais il y a de quoi laisser à penser qu’après quelques années d’utilisation et de mises à jour le Galaxy A37 risque de tousser un peu. Dommage pour un appareil clairement conçu pour durer.

Le constat est identique, voire exacerbé, quand l’on parle de jeux vidéo. Pour des titres en 3D gourmands comme Genshin Impact, les saccades ne sont pas rares à moins de tirer un trait sur les graphismes les plus gourmands et flatteurs. Les joueurs exigeants voudront peut-être un peu plus puissant, ou au moins choisir la version 8 Go de RAM. Pour des titres plus raisonnables en revanche, pas de panique, le smartphone tient la route.
On appréciera que Samsung a cette année fait un effort en ajoutant le support de l’eSim. Côté puces, du WiFi 6 est là (un petit WiFi 6E, s’il vous plait ?), tandis que le SoC Exynos vient dégrader l’expérience Bluetooth, qui passe de 5.4 sur le A36 à du 5.3… Pas dramatique au quotidien, mais tout de même.
Audio : appoint nommé
Aucune surprise à signaler du côté de l’audio. Avec une unique grille de haut-parleur, le son stéréo est légèrement déséquilibré, mais fera parfaitement l’affaire pour écouter une vidéo composée de dialogues ou de musique raisonnable. Dès que la musique s’énerve ou grimpe en volume en revanche, saturation et grésillements rapides arrivent pour rendre l’ensemble difficile à supporter.
Autonomie : mieux, mais toujours dépassé
En restant sur une batterie de 5000 mAh mais en changeant de SoC, le Galaxy A37 s’améliore un peu par rapport à l’an dernier. Selon notre test maison d’autonomie mixte qui simule une utilisation variée du smartphone, nous arrivons à 16 h 20 d’usage. C’est correct, mais cela reste dans la moyenne basse et bien moins que certains de ses concurrents dans ce secteur.
Cela suffit à tenir une journée classique, mais guère plus, et les baroudeurs loin de prises de courant voudront aller voir ailleurs. Pour un cas pratique, regarder un épisode de série sur Netflix en WiFi, avec luminosité automatique et volume des haut-parleurs environ à la moitié, consomme aux alentours de 4 %.

Côté recharge, pour une fois Samsung fait partie des bons élèves. Avec sa puissance maximale pourtant assez raisonnable de 45 W, le Galaxy A37 peut récupérer un confortable 27 % en dix minutes, tandis que 1 h 19 est nécessaire pour une charge complète. La plupart de ses adversaires font moins bien malgré une puissance de charge supérieure (mais des batteries plus imposantes).
Photo : pas son point fort
Pour sa partie photo, Samsung est parti sur une configuration hautement classique. On trouve ainsi un capteur grand-angle de 50 Mpx, un ultra grand-angle de 8 Mpx, un capteur macro de 5 Mpx, et enfin un capteur à selfies de 12 Mpx.
Sans grande surprise, le Galaxy A37 n’est pas un photophone. Certes, de jour dans de bonnes conditions le capteur principal fait un travail correct. Malgré des couleurs un peu tristounes (mais majoritairement réalistes), une tendance à la surexposition et un piqué qui s’effondre rapidement dans les niveaux de zoom les plus élevés (ne dépassez pas le x4 et oubliez le maximum de x10), la solution est envisageable pour une utilisation raisonnable et peu exigeante.
Sans aucune surprise là aussi, le capteur ultra grand-angle peine à justifier son existence. Entre des textures souvent effacées ou encore un joli flou artistique en bordure d’images, même en plein jour le rendu est difficile à défendre. Même constat sur le capteur macro, dont l’intérêt en 2026 reste à prouver tant le rendu n’est exploitable et pertinent que dans les meilleures des meilleures des conditions au risque de proposer quelque chose de flou.
Quand la lumière vient à manquer ou de nuit, les choses deviennent rapidement plus compliquées malgré un mode nuit automatique relativement rapide. L’ultra grand-angle est idéal si vous aimez les effets « peinture » sur vos photos tant le niveau de détails y est en chute libre. Le bruit est moins présent sur le module grand-angle, avec lequel on évitera cependant de zoomer au risque de se retrouver avec une image ultra lissée ou brouillée. La colorimétrie est une nouvelle fois plutôt juste, malgré une captation un peu abusive de la lumière (le ciel n’était pas si bleu et lumineux dans la réalité).
Côté selfies enfin, le rendu est au niveau de ce que l’on peut attendre d’un modeste capteur de 12 Mpx. Ce n’est en revanche pas le plus honteux du lot, car le résultat est tout à fait satisfaisant pour des portraits ou visios de tous les jours, avec ou sans effet bokeh (un peu agressif dans certains cas). Pour la vidéo, il faudra choisir entre 60 FPS en FHD ou 30 FPS en 4K.
Logiciel : One UI 8.5, mais des bloatwares
Le Samsung Galaxy A37 est l’un des premiers terminaux de la marque à être disponible sous One UI 8.5. Toujours basée sur Android 16, la surcouche évolue par petites touches en améliorant certains éléments (comme le suivi de la consommation de la batterie ou des zones de l’interface). Pas question de faire une révolution en attendant One UI 9 et Android 17, mais il s’agit toujours de l’une des surcouches les plus riches de l’industrie, aussi bien pour la personnalisation de l’interface et de l’expérience que pour la productivité. Si l’on retrouve notamment les modes et routines ou encore la Now Bar, on regrettera en revanche l’absence des outils de Galaxy AI, réservés aux terminaux plus onéreux. Retouches d’images, transcription et autres sélections IA sont heureusement là pour un peu d’intelligence artificielle malgré tout.
Pour (en partie) justifier ses prix souvent plus élevés que la concurrence, Samsung a jusqu’ici deux arguments software : un suivi logiciel longue durée et une interface riche dépourvue de bloatwares. Pour le premier point, c’est toujours vrai, avec un très confortable 6 ans de suivi pour les mises à jour d’Android et de sécurité. Reste à voir si d’ici 6 ans et surcouches toujours plus riches le SoC et la batterie tiendront encore le coup. Pour le second point en revanche, ici impossible de ne pas relever que Samsung commence à avoir les mêmes mauvaises habitudes que certains autres constructeurs en imposant des logiciels préinstallés. Pénible.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.




































