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Test Redmagic Astra 2 : une petite tablette gaming à la puissance démesurée

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699.00 € *

* Prix public conseillé

Redmagic dote sa nouvelle tablette de neuf pouces d’un circuit de refroidissement liquide actif visant à dompter le processeur Snapdragon 8 Elite Gen 5 sur les longues sessions de jeu mobile. Ce choix technique délibéré pose directement la question du confort acoustique et de l’encombrement au quotidien, et c’est exactement ce que nous allons vérifier dans notre test.

L'avis de 01net.com

Redmagic Astra 2 Gaming

Les plus

  • + Les performances de pointe
  • + L'autonomie confortable
  • + Le refroidissement
  • + Les deux ports USB-C
  • + L'écran fluide et réactif

Les moins

  • - La partie photo médiocre
  • - La colorimétrie de l'écran
  • - Les bloatwares
  • - Les fonctions IA et les traductions en français

Note de la rédaction

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Fiche technique

Redmagic Astra 2 Gaming

Système d'exploitation Android 16
Système sur une puce (SoC) Qualcomm Snapdragon 8 Elite Gen 5
Capacités de mémoire vive disponibles 16 Go, 12 Go
Capacités de stockage disponibles 256 Go, 512 Go
Taille de l'écran 9.06 "
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Le marché des tablettes tactiles s’oriente majoritairement vers des appareils fins et polyvalents, pensés pour la navigation web et la lecture. Dans ce paysage, le format autour des neuf pouces reste farouchement gardé par l’iPad mini. Et pourtant, depuis la Astra de première génération, le constructeur chinois Redmagic aborde cette diagonale avec une philosophie technique opposée.

La marque considère cet espace restreint comme le gabarit optimal pour jouer et intégrer une puce haut de gamme. Cette seconde génération s’inspire du récent Redmagic 11 Pro et adopte son imposant système de dissipation thermique liquide. Elle délaisse la finesse absolue pour se concentrer sur la stabilité des fréquences de calcul lors des lourdes sessions de jeu mobile.

Prix et disponibilité : une montée en gamme tarifaire

Le fabricant organise une phase de précommande du 23 au 28 juillet, où un acompte d’un euro débloque une remise de trente euros, l’ajout d’un chargeur de 80 W et d’un porte-clés. L’ouverture des ventes globales sur le site de la marque est fixée au 29 juillet. Le prix de vente conseillé sur le site de la marque est de 699 €, hors remise. La première génération se positionnait à 499 euros, mais la crise de la RAM, l’intégration du nouveau processeur de Qualcomm et le watercooling sont passés par là, entrainant une hausse inévitable de la facture.

Le catalogue mondial se resserre autour de deux déclinaisons distinctes, balayant la version dotée de 1 To de stockage de l’an passé. Une première configuration propose 12 Go de mémoire vive pour 256 Go de stockage, tandis que la seconde monte à 16 Go de mémoire vive et 512 Go d’espace interne. Ce modèle se destine uniquement à un usage sédentaire ou adossé à un smartphone, la marque faisant l’impasse totale sur une connectivité cellulaire. L’utilisateur devra systématiquement activer le partage de connexion de son téléphone pour jouer en réseau dans les transports en commun.

Face à ce positionnement, les alternatives directes manquent à l’appel. L’iPad mini 7 s’adresse aux utilisateurs familiers de l’environnement d’Apple, tandis que la Lenovo Legion Tab occupe un terrain similaire sur le marché des tablettes Android, avec une fiche technique qui commence à prendre de l’âge.

Design : une ergonomie asymétrique tournée vers le jeu à l’horizontale

Le châssis monobloc en aluminium forme un objet dense sous les doigts. L’appareil affiche une épaisseur de 6,9 millimètres pour un poids mesuré à 363 grammes. Cette masse se gère confortablement à deux mains lors d’une session de jeu nerveux. Mais malgré son gabarit assez compact, ce n’est pas forcément une tablette qu’on aimerait tenir pendant plusieurs dizaines de minutes à bout de bras.

La face arrière abandonne le traditionnel ventilateur interne de la génération précédente pour percer une fenêtre transparente laissant apparaître le système de refroidissement liquide. Un fluide circule sous le verre de protection lorsque la machine est en charge, ou pendant une partie. Des LEDs paramétrables par zone sont positionnées tout le long du chemin, et le logiciel propose des clignotements liés aux notifications ou à l’état de la batterie.

Redmagic Astra 2 (22)
Redmagic Astra 2 © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net.com

Comme sur le Redmagic 11, la tablette est assez épaisse pour ne pas laisser dépasser le bloc photo. C’est un bon point, puisque celle-ci est par conséquent très stable lorsqu’elle est posée sur une table.

Redmagic Astra 2 (21)
Redmagic Astra 2 © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net.com

L’appareil intègre deux ports USB-C dotés de fonctions distinctes, contrairement à une concurrence qui centralise souvent sa connectique. Le connecteur principal, situé sur la tranche courte, répond à la norme USB 3.2 Gen 2. Ce protocole assure des transferts de fichiers à 10 Gbit/s et permet de sortir un flux vidéo DisplayPort vers un moniteur externe jusqu’en définition 4K à 144 Hz. Un second port, limité à la norme standard mais acceptant la charge rapide, se trouve sur la tranche longue. En tenant la tablette à l’horizontale pour jouer, vous pouvez brancher la tablette sur n’importe lequel de ces ports, celui situé sur le côté étant légèrement excentré pour éviter de tomber sous la main.

Redmagic Astra 2 (25)
Redmagic Astra 2 © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net.com

Enfin, sur la tranche, un interrupteur nommé Magic Key permet d’activer des fonctions rapidement. Ce bouton permet non seulement le lancement de l’espace de jeu, mais vous avez aussi la possibilité d’y assigner la lampe torche ou le dictaphone.

Redmagic Astra 2 (24)
Redmagic Astra 2 © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net.com

L’ergonomie physique sert prioritairement les longues sessions de divertissement au détriment de la finesse. La marque délaisse volontairement la légèreté pour loger une architecture interne alourdie et une connectique asymétrique bien pensée.

Écran : une fluidité matérielle pénalisée par un calibrage d’usine hasardeux

La surface d’affichage repose sur une dalle OLED de 9,06 pouces affichant une définition de 2400 x 1504 pixels. La résolution s’établit à 312 points par pouce. Sur cette génération, Redmagic est monté à un taux de rafraichissement record de 185 Hz, combiné à un échantillonnage tactile dépassant les 300 Hz en natif. Concrètement, l’image s’actualise 185 fois par seconde, supprimant toute sensation de saccade lors du défilement d’une page web. Sous le doigt, les commandes d’un jeu de tir s’exécutent instantanément, mais nous n’en attendions pas moins d’une tablette pensée pour le gaming.

Redmagic Astra 2 (28)
Redmagic Astra 2 © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net.com

Les mesures du 01lab confirment une luminosité standard. En mode manuel, la dalle atteint 735 cd/m². Sous une forte lumière ambiante en plein soleil, le capteur force l’écran à grimper jusqu’à 1182 cd/m². Les contenus compatibles avec une grande plage dynamique (HDR) profitent d’un pic lumineux mesuré à 1157 cd/m². Enfin, la luminosité minimale descend quant à elle à 2,6 cd/m², ce qui est encore un peu élevé pour ne pas ressentir de fatigue oculaire la nuit.

Côté colorimétrie, par défaut, le système impose le profil « Colorée », orienté vers l’espace colorimétrique P3. Ce profil sature volontairement les teintes pour flatter le regard, mais manque de justesse. Notre laboratoire relève un écart colorimétrique (Delta E) de 2 sur les couleurs étendues, mais un mauvais 4,6 sur l’espace standard sRGB. De plus, la balance des blancs s’établit à 6921 Kelvin, ce qui refroidit considérablement l’image. L’interface propose heureusement des alternatives. Le passage sur le profil « Normales » rectifie les couleurs étendues avec un écart chutant à 0,8. Pour des tâches courantes, le profil « Soft » cible les couleurs standards avec la même précision de 0,8 et réchauffe l’image autour de 6300 Kelvin.

  Redmagic Astra 2 Gaming RedMagic 11 Pro Apple iPad Mini 7 OnePlus Pad 3 Samsung Galaxy Tab S10 FE+
Pic lumineux 735 cd/m² 625 cd/m² 571 cd/m²
Pic lumineux (boost) 1182 cd/m² 1900 cd/m² 868 cd/m²
Balance des blancs 6921 K 6840 K 7371 K
DeltaE 2000 des gris 2,5 2,6 4,8
DeltaE 2000 des couleurs (sRGB) 4,6 3,9 2,46
DeltaE 2000 des couleurs (P3) 2 2,6 4,06

Notez enfin que l’appareil intègre les verrous numériques Widevine L1 et Apple FairPlay. Ces certifications autorisent le déchiffrement des flux vidéo en haute définition sur les applications comme Netflix ou Prime Video.

La fluidité des composants d’affichage compense un étalonnage d’usine imparfait, mais pensé pour le jeu vidéo. Vous avez tout intérêt à ajuster les paramètres logiciels si vous souhaitez obtenir un rendu naturel.

Performances : une puissance de calcul bridée par un refroidissement très bavard

L’Astra 2 embarque le processeur Qualcomm Snapdragon 8 Elite Gen 5, secondé par une puce maison nommée RedCore R4. Ce coprocesseur gère les effets sonores, les retours de vibration et le rétroéclairage pour soulager la puce principale. Les benchmarks ne valident pas tous cette architecture massive. Nous n’avons obtenu que 1927 points sur un cœur sur Geekbench 6, et 9936 points en multicœur. Cependant, la tablette a fait beaucoup mieux sur AnTuTu 11, avec pas moins de 3 466 758 points. Cela la place près de 500 000 points au-dessus du Redmagic 11 Pro.

Redmagic Astra 2 (18)
Redmagic Astra 2 © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net.com

Comme souvent, la plupart des gens n’auront pas besoin d’autant de puissance. Cette réserve de calcul se destine exclusivement aux jeux mobiles exigeants. Sur un monde ouvert lourdement texturé comme Genshin Impact, l’appareil soutient la cadence de 60 images par seconde avec les réglages graphiques poussés au maximum, sans faiblir après une heure d’exploration.

Le maintien de cette fréquence s’appuie sur le système AquaCore 2.0. Ce dispositif associe une petite pompe, une chambre à vapeur et une pâte thermique en métal liquide 3.0. Un fluide fluoré capable de supporter des températures de -40 °C à 70 °C, circule au-dessus de la carte mère. Et si vous oubliez d’activer le watercooling, les performances en prennent tout de suite un coup, car la chaleur a beaucoup plus de mal à se dissiper.

  Redmagic Astra 2 Gaming RedMagic 11 Pro Apple iPad Mini 7 OnePlus Pad 3 Samsung Galaxy Tab S10 FE+
AnTuTu 11 Score 3466758 pts
AnTuTu 11 CPU 997877 pts
AnTuTu 11 GPU 1125195 pts
AnTuTu 11 MEM 572272 pts
AnTuTu 11 UX 771414 pts
Geekbench 6 Single-Core 1927 pts 3722 pts 2971 pts 3047 pts 1357 pts
Geekbench 6 Multi-Core 9936 pts 11864 pts 7389 pts 9113 pts 3926 pts
Geekbench 6 GPU 21653 pts 25251 pts 25682 pts 18342 pts 6488 pts
Amplitude 16,8 °C 23,6 °C 13,3 °C 15,2 °C

Cette régularité thermique s’accompagne d’une lourde contrepartie acoustique. La micropompe mécanique fonctionne à très haute vitesse et génère un sifflement aigu continu qui s’apparente au bruit d’un moustique. Cette nuisance sonore s’intensifie si l’on active le mode Turbo dans les réglages. Si vous ne jouez pas avec un casque ou avec un volume sonore élevé, cela peut vite devenir agaçant.

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Redmagic Astra 2 © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net.com

Même si nous sommes montés jusqu’à 46.0 °C lors de stress tests, la dissipation thermique liquide remplit son contrat technique en évitant l’effondrement total des fréquences de calcul lors de lourdes tâches. Ce choix matériel complexe s’accompagne néanmoins d’une nuisance sonore constante qui pèse lourdement sur l’usage quotidien.

Logiciel : un espace de jeu pertinent noyé sous les applications publicitaires

Le système d’exploitation Redmagic OS 11.5, basé sur les fondations d’Android 16, anime la tablette. Comme sur les smartphones signés Nubia, l’expérience logicielle globale chute lourdement dès le premier démarrage. Le fabricant tente de compenser le coût de ses composants en préinstallant une quantité astronomique d’applications partenaires. L’acheteur subit la présence de jeux mobiles comme Mahjong Blast, Bubble Pop ou Word Connect, mêlés à des plateformes commerciales telles qu’AliExpress, Booking.com et Instagram. Bien que le système permette de les désinstaller une par une, ce grand nettoyage imposé dégrade l’impression de posséder un objet soigné.

Redmagic Astra 2 (20)
Redmagic Astra 2 © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net.com

Le commutateur rouge situé sur la tranche lance l’espace de jeu, un tableau de bord qui centralise les paramètres essentiels pour les joueurs. On y gère l’allocation de la puissance de la puce, la priorisation du réseau Wi-Fi pour limiter le délai d’affichage, ou encore le blocage des alertes de messagerie. Le format de l’écran autorise l’ouverture d’applications flottantes, permettant de consulter un guide stratégique textuel sans devoir fermer sa partie en cours.

Les ajouts liés à l’intelligence artificielle générative peinent aussi à démontrer leur pertinence. La marque s’appuie sur le modèle Gemini de Google pour proposer des outils de traduction en direct ou un bloc-notes intelligent. Ces fonctions ne se démarquent en rien des applications gratuites classiques proposées sur le Play Store. Des assistants virtuels spécifiques aux jeux s’intègrent au système, comme un coach tactique en temps réel, ou un analyseur de performances. L’assistant vocal Mora demande une connexion constante et peine à s’adapter aux habitudes des joueurs francophones.

L’interface regorge d’outils de contrôle poussés pour l’optimisation matérielle mais manque de finition globale. On aurait aimé une expérience plus épurée, mais c’est aussi le prix à payer pour alléger la facture globale.

Batterie et recharge : une endurance rassurante doublée d’une charge de contournement

Le stockage de l’énergie repose sur un accumulateur de 8300 mAh. Cette valeur reste conventionnelle face à des constructeurs comme Honor qui parviennent à loger 10 000 mAh dans des smartphones grâce aux cellules silicium-carbone. L’optimisation énergétique de la puce Qualcomm démontre toutefois son efficacité sur ce format.

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Redmagic Astra 2 © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net.com

Lors du protocole mixte, la tablette a fonctionné pendant 11 heures, 57 minutes et 1 seconde. C’est bien, surtout pour une tablette de cette taille. Cette mesure autorise de longues sessions de jeu l’après-midi tout en conservant assez d’énergie pour surfer sur Internet le lendemain.

La recharge s’appuie sur une compatibilité filaire grimpant à 75 W, mais malheureusement, aucun chargeur n’est inclus dans la boîte. Nous avons relevé un pic effectif de 74,2 W en début de cycle. La gestion thermique de l’alimentation permet de récupérer 18 % de charge en l’espace de dix minutes. Le plein complet s’effectue en exactement 1 heure et 3 minutes, un délai mesuré pour une batterie de cette capacité. L’Astra 2 inaugure également une charge inversée bidirectionnelle. L’utilisateur peut brancher son téléphone déchargé sur l’un des ports USB-C de la tablette pour lui transférer de l’énergie.

  Capacité de la batterie Puissance de charge maximale filaire Autonomie mixte Temps de charge Charge en 10 min
Redmagic Astra 2 Gaming 8300 mAh 75 W
11 h 57 mn
1 h 3 mn
18 %
RedMagic 11 Pro 7500 mAh 80 W
1 j 7 h 58 mn
1 h 6 mn
24 %
Apple iPad Mini 7
2 h 18 mn
12 %
OnePlus Pad 3 12140 mAh 80 W
16 h 44 mn
1 h 40 mn
18 %
Samsung Galaxy Tab S10 FE+ 10090 mAh 45 W
12 h 37 mn
1 h 51 mn
16 %

L’interface logicielle intègre intelligemment une fonction d’alimentation de contournement, le fameux « bypass charging ». Branchée sur le secteur en pleine partie, la tablette puise son énergie directement depuis le câble sans solliciter les cellules de l’accumulateur interne. Ce fonctionnement préserve la durée de vie chimique de la batterie et réduit considérablement le dégagement de chaleur, évitant à la pompe mécanique de tourner à plein régime.

L’endurance solide de la machine s’associe à un système d’alimentation intelligemment conçu. L’alimentation directe en cours de jeu constitue un véritable atout technique pour préserver les composants sur le long terme.

Audio : des haut-parleurs stéréo qui masquent l’absence de connectique analogique

Ce n’est plus une surprise pour personne, la tablette fait l’impasse sur la prise jack, obligeant l’utilisateur à s’orienter vers les casques sans fil ou les adaptateurs. Elle compense ce retrait matériel par un système composé de 2 haut-parleurs stéréo positionnés de part et d’autre de la zone d’affichage. Le volume sonore monte à un niveau élevé sans jamais saturer, permettant de sonoriser une grande pièce sans subir de distorsion sur les fréquences aiguës.

La restitution sonore est assez bonne et favorise l’immersion lors des parties de jeu. Les voix des personnages se détachent correctement des musiques de fond, et les graves s’avèrent étonnamment marqués pour une épaisseur de moins de sept millimètres. Si vous voulez y connecter des écouteurs, il faudra passer par le port USB-C ou du protocole Bluetooth 6.0.

Photo et vidéo : un équipement d’appoint aux capacités strictement utilitaires

Là aussi, il ne fallait pas s’attendre à beaucoup. Le volet photographique de la Redmagic Astra 2 s’appuie sur une configuration minimale, comprenant un capteur arrière de 13 Mpx avec autofocus par détection de contraste, et un capteur frontal de 16 mégapixels dédié aux appels vidéo.

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Redmagic Astra 2 © Guillaume du Mesgnil d’Engente / 01net.com

Les clichés capturés en plein jour avec le module principal offrent une netteté acceptable au centre de l’image pour numériser un document administratif, à condition de stabiliser fermement ses mains. Le traitement algorithmique lisse fortement les textures, gommant irrémédiablement les détails des feuillages ou des bâtiments lointains. La dynamique du capteur se montre très étroite. Face à une scène lumineuse, le système surexpose systématiquement les ciels qui perdent toutes leurs nuances de bleu.

En basse lumière, le module capitule techniquement. L’autofocus basé sur le contraste fonctionne en cherchant laborieusement son point de netteté d’avant en arrière. La mise au point patine longuement avant de déclencher, et les photographies finissent noyées dans un bruit numérique très prononcé. A moins de rester parfaitement stable et de ne photographier aucun mouvement, vos clichés ont beaucoup de chance de terminer flous.

Le constructeur assume le côté utilitaire du bloc optique en n’intégrant aucun mode portrait, interdisant toute création de flou d’arrière-plan artificiel pour isoler un visage. L’interface propose un zoom numérique capable de monter jusqu’à un grossissement de dix fois. Dans les faits, cette option s’avère totalement inexploitable. L’image se dégrade en une bouillie de pixels illisible dès que l’on tente de dépasser un grossissement double.

La caméra selfie de seulement 9 Mpx assure son rôle pour les appels vidéo si la pièce bénéficie d’un bon éclairage ambiant, mais oubliez la pour les photos. Les couleurs sont complètement délavées. La captation vidéo subit de son côté l’absence cruelle de stabilisation optique. Ce manque mécanique rend les séquences tremblantes au moindre de vos pas, chaque mouvement du poignet entraînant une secousse de l’image.

Le bloc photographique relève du simple équipement de dépannage bureautique. La marque limite ses investissements sur cette section pour concentrer ses efforts sur l’affichage et les performances.

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