C’est une bien mauvaise nouvelle pour le portefeuille des amateurs de la marque, mais la crise de la RAM finit par avoir raison de la politique tarifaire agressive du constructeur chinois. Dans un message publié sur X par sa filiale japonaise, l’entreprise explique ne plus pouvoir éponger seule l’explosion des coûts des composants. Après avoir longtemps absorbé ces surcoûts pour préserver son argument tarifaire, Xiaomi se voit contrainte de répercuter l’addition sur une sélection de produits existants dès le mois de septembre.
Des hausses salées chez Xiaomi et POCO
Le coup le plus dur porté à la gamme est sans doute le Xiaomi 17T Pro qui subit une augmentation de 20 000 yens. La déclinaison équipée de 12 Go de RAM et 256 Go de stockage passe ainsi de 119 800 yens (environ 645 €) à 139 800 yens (environ 753 €). Pour la version embarquant 512 Go de mémoire de stockage, la note grimpe désormais à 159 800 yens (environ 861 €), contre 139 800 yens (752 €) auparavant. La hausse moyenne frôle les 25 % sur ces modèles.
La sous-marque POCO n’est pas épargnée, avec un POCO X8 Pro Max en 12 Go / 256 Go qui grimpe à 99 980 yens (environ 538 €), contre 79 980 yens (environ 430 €) à son lancement. La variante 512 Go subit le même sort pour s’afficher à 109 980 yens (environ 592 €). Du côté des tablettes Android de la marque, les augmentations restent plus contenues, oscillant entre 2 000 et 10 000 yens (environ 11 € à 54 €) selon les modèles. Ces nouveaux barèmes s’appliqueront dès le 1er septembre pour les appareils Xiaomi et Redmi, puis le 4 septembre pour la gamme POCO.
La crise de la mémoire frappe de plein fouet le marché smartphone
Ce coup de vis tarifaire reflète les tensions très importantes subies par la chaîne d’approvisionnement. Au deuxième trimestre 2026, la division smartphone du groupe accusait déjà un repli de 7,5 % de ses revenus sur un an, couplé à un effondrement de 26 % des livraisons. Sur le marché chinois, les ventes ont dévissé, plombées par la réduction des promotions et les réajustements de prix des constructeurs. Les marques Android positionnées sur le milieu de gamme restent les plus exposées, la mémoire représentant une part importante du coût de fabrication.
La tendance s’étend désormais à l’ensemble du secteur, où même Apple pourrait augmenter les prix de sa prochaine génération d’iPhone. Pour tenter de temporiser, Xiaomi promet des efforts tarifaires sur son futur modèle attendu la semaine prochaine. Reste à savoir si ces augmentations appliquées au Japon s’exporteront rapidement à l’international.
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Source : Xiaomi Japon

