Si votre pèse-personne vous indiquait 33 % de kilos en plus par rapport à votre dernière pesée, vous ferez forcément la grimace. 33 %, ce n’est certainement pas innocent. C’est pourtant le différentiel de masse entre les voitures électriques vendues en Chine en 2012, et celles commercialisées aujourd’hui. La balance explose donc, avec une masse moyenne de 1 704 kg pour les véhicules vendus dans l’Empire du Milieu en 2024 selon la chaîne de télévision locale CCTV. Et le problème ne se mesure pas seulement en kilos…
Le cauchemar des parkings : 5 centimètres pour ouvrir la portière
Nombreux sont les SUV et monospaces atteignant les deux mètres de large, les rendant complètement incompatibles avec des parkings construits il y a quelques dizaines d’années quand les voitures n’étaient pas encore aussi imposantes. Les modèles les plus grands atteignent désormais les 2,3 mètres de large. Étant donné qu’une place de parking standard mesure 2,4 mètres de large, il ne reste qu’une marge de 10 cm, donc 5 cm de part et d’autre du véhicule pour ouvrir une portière. Impossible !
La course aux 1 000 km d’autonomie : des batteries aussi lourdes qu’une citadine
Bien sûr, ces voitures géantes sont des modèles haut de gamme possédant pour la plupart des fonctions de stationnement à distance facilitant la chose. Mais cela reste bien embêtant, d’autant plus que la masse, elle, est un problème incontournable. Puisque les clients veulent toujours plus d’autonomie, les batteries gagnent notablement en capacité, et donc en poids. Avec des rayons d’action tutoyant les 1 000 km, les accumulateurs pèsent jusqu’à 800 kg, ce qui était la masse de citadines entières, il y a une trentaine d’années.
Confort et batteries géantes : le piège du haut de gamme
En plus de l’autonomie, tout le monde veut du confort. Les véhicules multiplient ainsi les équipements pour satisfaire la demande, ce qui alourdit encore des voitures déjà pas nées légères. Le facteur aggravant, c’est que la Chine produit plus de véhicules électriques que n’importe quel autre pays. Tout ce beau monde s’agglutine ainsi dans les parkings, mettant en péril les infrastructures les plus anciennes. Le gouvernement chinois est conscient du problème, et a déjà plafonné la consommation des modèles lourds.
La Chine tape du poing sur la table et impose un régime sec aux constructeurs
En limitant l’appétit en énergie des véhicules de deux tonnes à 15,1 kWh/100 km sur le cycle CLTC, la Chine fait ainsi un premier pas positif qui incitera les constructeurs à revoir leur copie. De quoi forcer les marques à optimiser l’autonomie non pas avec des batteries toujours plus grosses, mais avec une meilleure efficience passant inévitablement par l’allègement généralisé des modèles. Il y en avait besoin vu la gourmandise prononcée de la plupart des véhicules chinois.
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Source : The Next Web

