Moquées il y a encore une poignée d’années, les voitures chinoises ont définitivement envahi nos routes, avec des marques toujours plus nombreuses à pénétrer notre marché. Après l’Europe, les constructeurs chinois ont les Etats-Unis dans leur viseur. Et cela inquiète naturellement dans un pays où l’industrie automobile occupe une place prépondérante dans l’économie. Jim Farley, le PDG de Ford, n’a ainsi pas hésité à partager ses inquiétudes.
L’onde de choc : pourquoi l’arrivée des marques chinoises terrifie Ford
Dans une interview accordée à Fox News, l’homme a affirmé que l’arrivée des marques chinoises aurait un effet « dévastateur » sur l’économie locale. La solution est alors toute trouvée : « nous ne devons pas les laisser entrer » car « la production automobile est le cœur et l’âme de notre pays ». Cette position défensive n’a absolument rien de nouveau puisque la Chine est un rival historique des Etats-Unis sur le plan commercial.
Technologie et prix cassés : l’irrésistible force de frappe des modèles chinois
Laisser débouler des voitures chinoises par centaines de milliers chaque année sur le territoire constituerait une implacable victoire pour la Chine. Hors de question de se laisser faire, d’autant plus qu’il a été aujourd’hui démontré que la Chine subventionne massivement ses véhicules pour les rendre artificiellement plus compétitifs. Farley confirme « que les Chinois ne jouent aucunement à armes égales ».
Si cela ne suffisait pas, les modèles électriques chinois sont aussi techniquement au point. Les autonomies sont bonnes, les vitesses de recharge bluffantes et l’équipement extrêmement riche rapporté au prix. Leur force de frappe peut également terrifier : « leur marché local est de 29 millions, mais leur production automobile dépasse les 50 millions, [de quoi] couvrir suffisamment toute la production et la vente automobile aux Etats-Unis », ajoute le PDG.
Voitures espionnes ? La menace invisible du risque cybernétique
D’autres points de friction sont également observés de près. C’est le cas du risque cybernétique concernant la confidentialité des véhicules chinois. La quasi-totalité des voitures disposent de caméras pouvant « collecter beaucoup de données ». Le gouvernement Biden avait déjà annoncé bannir certaines sources de connectivité. Nul doute que celui de Trump devrait porter les interdictions à un niveau encore supérieur.
L’impossible dilemme : produire américain avec des capitaux chinois ?
C’est pourtant bien l’actuel président américain qui avait laissé une porte ouverte aux Chinois en janvier dernier. Le deal était simple : les marques chinoises pouvaient produire sur le sol national à condition d’employer des Américains dans leurs usines. Si les Chinois s’installaient aux Etats-Unis, le coup de poker sera-t-il vraiment payant ou réellement dangereux ?
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Source : Inside EVs

