Après l’amende record de 40 millions d’euros de juillet 2025, rebelote : le site d’ultra-fast fashion chinois Shein vient d’être condamné en France par la Répression des fraudes à deux nouvelles sanctions dont le total avoisine les 22 millions d’euros, annonce l’autorité française ce mercredi 3 juin, dans un communiqué. Cette fois, ce sont « le non-respect du droit de rétractation, une information défaillante sur la qualité environnementale des produits et l’envoi aux consommateurs de confirmations de commandes non conformes » qui sont épinglés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Dans le détail, la Répression des fraudes explique avoir mené l’enquête durant l’année 2025. Ses agents ont pu observer qu’il était impossible pour le consommateur d’annuler son achat dans les modalités prévues par la loi française, soit 14 jours en cas de vente en ligne. La plateforme n’a pas non plus respecté une autre disposition qui impose de mentionner sur les produits la présence de microfibres plastiques, une mention pourtant obligatoire. Enfin, le courriel de confirmation de commandes ne respecte pas les mentions obligatoires comme le prix, le délai de livraison, le nom du vendeur.
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« Rien ne justifie, au regard des faits établis, des sanctions d’une telle ampleur » selon Shein
Pour Shein, ces sanctions administratives sont « manifestement disproportionnées et discriminatoires ». « Rien ne justifie, au regard des faits établis, des sanctions d’une telle ampleur. Des points d’ordre technique, sans impact pour les consommateurs et déjà corrigés lorsque nécessaire, ont servi de fondement à une sanction exceptionnelle » ajoute-t-elle. La plateforme annonce qu’elle contestera fermement les amendes dans leur intégralité.
La plateforme est régulièrement épinglée par les pouvoirs publics et les associations pour son non-respect des normes européennes en matière de sécurité et de concurrence. L’affaire des poupées pédopornographiques et d’armes vendues sur Shein a poussé le gouvernement à créer, le 29 avril dernier, « VigE-Commerce », une cellule de surveillance des sites de e-commerce comme Shein, Temu, AliExpress, Wish ou Joom. Certains membres du gouvernement demandent à aller plus loin, en mettant fin au régime juridique de responsabilité limitée des plateformes en ligne.
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Le 1ᵉʳ juillet prochain, la taxe forfaitaire de trois euros sur les petits colis sera mise en place, à l’entrée de l’Union européenne. Une autre taxe de cinq euros viendra ensuite en novembre prochain.
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