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Test écouteurs ouverts Shokz OpenDots Air : l’alternative abordable qui fait des compromis assumés

Shokz décline ses écouteurs ouverts dans une version plus accessible baptisée OpenDots Air. Vendus à 139 euros, ils viennent compléter la gamme en proposant une expérience un peu moins aboutie. Mais pour faire baisser la facture, le constructeur a dû opérer quelques coupes claires. Faut-il craquer pour ce modèle allégé ?

L’évolution du marché de l’audio sans fil est fascinante à observer. Pendant des années, Shokz a régné en maître incontesté sur le marché des écouteurs de sport. Pourtant, le constructeur tente un virage audacieux et assumé vers un public beaucoup plus « lifestyle ».

La réussite globale des OpenDots 2, commercialisés à 199 euros, a prouvé que la formule des écouteurs à conception ouverte pouvait parfaitement s’adapter à un usage sédentaire, comme le bureau ou la maison. Fort de ce constat, Shokz a décidé de frapper plus fort sur le terrain du tarif. L’idée maîtresse derrière la sortie des nouveaux OpenDots Air est simple : proposer une version moins chère qui vient judicieusement compléter la gamme OpenDots ; sûrement en attendant les OpenDots Pro si l’on suit la logique de gamme du constructeur chinois.

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Les Shokz OpenDots Air. © JSZ — 01net

Positionnés à un tarif très accessible de 139 euros, ces écouteurs s’adressent à ceux qui refusent d’atteindre la barre psychologique des 200 euros pour un équipement de bureau. Mais la magie n’opère jamais sans quelques sacrifices inévitables. Pour atteindre ce prix contenu, Shokz a dû faire des concessions techniques notables. Que ce soit sur la qualité sonore, les matériaux employés ou encore l’autonomie, les OpenDots Air ne boxent pas tout à fait dans la même catégorie que leurs grands frères. Voici notre avis complet après plusieurs jours de test intensif, pour savoir si le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Design, finition et confort : le revers de la médaille tarifaire

Question finition, il est évident que le positionnement tarifaire inférieur se fait ressentir dès le premier contact. Si les OpenDots 2 excellaient par leur revêtement abouti, les OpenDots Air optent pour des matériaux moins nobles. Cela se remarque instantanément au niveau du boîtier de charge, qui abandonne la douceur premium pour un plastique dur beaucoup plus basique et rudimentaire. Même constat du côté des écouteurs eux-mêmes : bien que recouverts d’un silicone doux pour la peau, celui-ci s’avère manifestement moins souple que sur le modèle haut de gamme. Visuellement, la marque propose deux coloris assez sobres : Daybreak Purple et Black, de quoi s’accorder facilement avec n’importe quelle tenue.

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À gauche les Shokz OpenDots 2, à droite les Air. © JSZ — 01net

Sur la balance, l’équivalence est pourtant presque parfaite. Le poids des OpenDots Air est presque identique aux OpenDots 2. Avec seulement 6,3 grammes sur la balance, contre 6,4 grammes pour le modèle Pro, la sensation de légèreté reste au rendez-vous. La structure interne repose toujours sur une plaque en alliage de nickel-titane, censée offrir mémoire de forme et robustesse.

Cependant, à l’usage, l’expérience ergonomique diffère sensiblement. Nous avons constaté que l’arceau s’avère nettement plus raide sur ces OpenDots Air. Conséquence directe de cette rigidité accrue : ils serrent plus fortement l’oreille. Ils sont de fait un peu moins confortables que les OpenDots 2.

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À gauche les Shokz OpenDots 2, à droite les Air. © JSZ — 01net

Attention, le tableau n’est pas noir pour autant. Malgré ce maintien plus ferme, ils restent très légers et tout à fait portables tout au long de la journée de travail. Mais contrairement au modèle supérieur que l’on finit par oublier totalement, les OpenDots Air rappellent subtilement leur présence. Durant notre test, nous avons quand même apprécié de les enlever toutes les deux ou trois heures pour soulager légèrement nos pavillons. Du côté de la durabilité, les écouteurs bénéficient d’une certification IP55, garantissant une bonne résistance à la poussière et aux éclaboussures. Le boîtier de charge, en revanche, n’est pas étanche du tout, contrairement à celui des OpenDots 2 qui affichait une norme IP54. La prudence sera donc de mise près de la machine à café.

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L’arceau des Shokz OpenDots Air est plus raide. © JSZ — 01net

Fonctionnalités et ergonomie : des contrôles qui tombent sous le sens

Si le constructeur a fait des économies sur les matériaux, il a eu la bonne idée de conserver une expérience utilisateur soignée. L’interaction avec les OpenDots Air se veut aussi naturelle que fluide, un point crucial pour un outil destiné à être porté durant les heures de bureau.

Les commandes tactiles intégrées s’avèrent extrêmement complètes et pratiques. Le système repose sur deux types d’interactions gestuelles simples à mémoriser. Il est possible de déclencher des actions par un tapotement à un doigt directement sur l’arceau de l’écouteur ou bien d’utiliser un pincement à deux doigts en serrant la batterie située derrière l’oreille entre ses doigts. Cette double approche permet de multiplier les commandes sans jamais avoir à chercher un minuscule bouton physique à l’aveugle ou à s’enfoncer douloureusement l’écouteur dans le conduit auditif.

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En tapotant sur l’arceau des Shokz OpenDots Air, on peut contrôler la lecture. © JSZ — 01net

Pour ce qui est de la mise en route, Shokz a intégré les protocoles de connexion rapide Fast Pair et Swift Pair. Ces technologies facilitent grandement le premier appairage avec un smartphone Android ou un ordinateur Windows, réduisant la manipulation à une simple validation sur l’écran. C’est le genre de petit détail qui fluidifie l’expérience au quotidien et qui prouve que l’ergonomie logicielle n’a pas été sacrifiée sur l’autel du prix. En revanche, plus de système de localisation Android embarqué comme sur les OpenDots 2, il faudra se contenter de faire sonner ses écouteurs via l’application en cas de perte. 

Application et connectivité : le roi du bureau

Pour tirer le meilleur parti de ces écouteurs, le passage par l’application compagnon de Shokz est indispensable. Celle-ci offre une interface claire et met à disposition plusieurs outils de personnalisation. On y retrouve notamment une section dédiée à l’égalisation sonore, proposant quatre présélections prédéfinies pour s’adapter à différents types de contenus, ainsi qu’un mode sur mesure sur cinq bandes pour les utilisateurs désirant sculpter le son selon leurs propres préférences.Shokz Opendots Air 00005

La connectivité sans fil est quant à elle assurée par la norme Bluetooth 6.1, offrant une liaison stable et économe en énergie. L’intégration du Bluetooth multipoint permet aux écouteurs de se connecter simultanément à deux appareils distincts. Dans les faits, c’est un confort absolu pour passer d’un appareil à l’autre en un clin d’œil. Vous pouvez ainsi écouter un podcast ou une vidéo de formation sur votre ordinateur portable et, lorsque votre smartphone sonne, les écouteurs basculent automatiquement sur l’appel entrant. C’est une fonctionnalité absolument cruciale pour le télétravail, évitant les déconnexions hasardeuses et les pertes de temps.

Kit mains libres : la limite des milieux bruyants

Les OpenDots Air sont équipés d’un système à double microphone à conduction aérienne. C’est ici que l’on perçoit une autre différence technique majeure avec le modèle supérieur. Les OpenDots 2 bénéficiaient en effet d’un équipement plus complexe, couplant deux microphones à conduction aérienne à un troisième microphone dédié à la conduction osseuse. L’absence de ce capteur osseux sur les OpenDots Air a un impact direct sur la captation de la voix dans les environnements difficiles.

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Les Shokz OpenDots Air non pas de micro captant les vibrations osseuses. © JSZ — 01net

Concrètement, tant que vous restez sagement installé dans votre bureau à domicile, au calme, vos interlocuteurs vous entendront de manière claire et intelligible. Le système gère parfaitement les silences et restitue une voix naturelle. En revanche, la conception ouverte de ces écouteurs limite grandement leur usage en extérieur. Si vous décidez de passer un appel dans une rue passante, le bruit environnant viendra inévitablement parasiter la conversation, tant pour vous que pour la personne au bout du fil. Ces écouteurs sont donc d’excellents compagnons sédentaires, mais de piètres alliés pour les nomades urbains.

Qualité audio : la voix à l’honneur, le reste en retrait

C’est sur le terrain de la restitution sonore que les sacrifices consentis par Shokz pour abaisser le prix de vente sont les plus évidents. Dès les premières écoutes, un constat s’impose : les ingénieurs de Shokz ont réussi à conserver une bonne spatialisation audio. Le signal sonore bénéficie de l’architecture ouverte pour respirer, offrant une scène ample qui évite l’effet de confinement si caractéristique des modèles intra-auriculaires classiques. Cette clarté et cette aération rendent les OpenDots Air particulièrement à l’aise sur le contenu vocal et les podcasts. Les voix sont retranscrites avec beaucoup de netteté.

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Les Shokz OpenDots Air sont en retrait sur la qualité audio. © JSZ — 01net

Malheureusement, dès que l’on bascule sur une écoute purement musicale, le bât blesse. Par rapport aux OpenDots 2, on note qu’il y a irrémédiablement moins de basses sur ces OpenDots Air. Le spectre manque cruellement d’assise dans le bas du spectre, rendant les morceaux de hip-hop ou d’électro assez plats. Plus gênant encore, nous avons remarqué que ces basses fréquences ont même tendance à s’estomper quand on augmente le volume sonore.

À cela s’ajoute une autre absence logicielle notable : contrairement aux OpenDots 2, il n’y a pas de fonction Dolby Audio à activer dans l’application pour améliorer virtuellement la qualité audio. Résultat, le son manque globalement un peu de corps et d’épaisseur. Enfin, l’architecture ouverte montre ses limites physiques : les bruits extérieurs n’étant pas filtrés, il devient difficile de profiter de sa musique en milieu bruyant sans devoir pousser le son à des niveaux peu recommandables.

Autonomie : une endurance rassurante

Si Shokz a fait des compromis sur le son et les matériaux, le constructeur n’a heureusement pas sacrifié l’endurance de ses écouteurs. Pour un équipement destiné à rythmer les journées de travail, l’autonomie est un pilier fondamental. Sur le papier, la fiche technique promet jusqu’à 9 heures de lecture musicale avec une seule charge.

La promesse est non seulement tenue, mais elle est même légèrement surpassée dans les faits. Lors de nos mesures en conditions réelles, nous avons relevé une autonomie de 9 heures et 17 minutes. C’est un score très convenable pour ce type d’utilisation, qui vous garantit de pouvoir accomplir votre journée de travail complète sans jamais frôler la panne sèche. Le boîtier de charge vient en renfort pour porter l’autonomie totale jusqu’à 36 heures d’utilisation.

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Les Shokz OpenDots Air se rechargent uniquement grâce à leur port USB-C. © JSZ — 01net

Côté recharge, les écouteurs ont besoin d’environ 1 heure dans leur écrin pour refaire le plein complet. En cas d’urgence absolue entre deux visioconférences, une fonction de charge rapide particulièrement efficace est de la partie : 10 petites minutes branchées suffisent à redonner aux écouteurs 2 heures pleines de lecture musicale. Le boîtier lui-même réclame 2 heures de branchement filaire pour se recharger intégralement. Attention cependant, pour maintenir ce prix bas de 139 euros, Shokz a fait l’impasse sur la charge sans fil, une fonctionnalité pourtant présente sur le boîtier des OpenDots 2. Il faudra donc impérativement garder un câble à portée de main.

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