C’est le nouveau le modèle d’entrée de gamme de la nouvelle génération d’écouteurs Samsung. À 179 euros, Les Galaxy Buds4 se positionnent en effet 70 euros en dessous des Galaxy Buds4 Pro (249 euros), la différence de prix se justifiant par une architecture audio simplifiée — un seul driver de 11 mm par oreillette contre un double transducteur chez les Pro — et surtout par un design dit « ouvert », c’est-à-dire sans embout en silicone. Un choix assumé par Samsung, calqué sur celui des AirPods 4 d’Apple, qui partagent exactement le même positionnement à exactement le même prix. La ressemblance s’arrête-t-elle au tarif ? Pas tout à fait.

Un design soigné qui fait son petit effet
La première impression est réellement flatteuse. Les Galaxy Buds4 adoptent le format « tige » introduit avec la génération précédente, mais Samsung a peaufiné les finitions avec une surface métallique brossée sur la lame qui confère un aspect nettement plus premium que ce à quoi la marque nous avait habitués sur ses premières tentatives dans le domaine. Disponibles en noir et en blanc, ils jouent la carte de l’élégance sobre et contemporaine. Les écouteurs sont légers (4,6 grammes par unité) : on les remarque à peine une fois en place.

Le boîtier fait lui aussi bonne figure. Samsung abandonne le format vertical de la génération précédente au profit d’un étui plat à couvercle transparent et aux dimensions très contenues (51 x 51 x 28,3 mm pour 45,1 g). Glisser les écouteurs dedans est plus intuitif et l’ensemble disparaît facilement dans une poche. Petit bémol : le couvercle transparent attire les traces de doigts et les micro-rayures avec une facilité déconcertante. On vous conseille de ne pas le laisser traîner trop longtemps dans une poche avec vos clés.

Le boîtier est compatible recharge sans fil Qi et peut également se recharger via USB-C. Certifié IP54, la résistance à l’eau est suffisante pour les projections et la transpiration. C’est toutefois un recul par rapport aux Buds3, qui affichaient une norme IP57. Pas dramatique, mais notable.

Ergonomie, commandes et confort : le grand paradoxe
Samsung annonce fièrement avoir analysé des centaines de millions de morphologies d’oreilles et effectué plus de 10 000 simulations pour concevoir les Buds 4. Ce travail titanesque de recherche ergonomique se heurte néanmoins à une réalité anatomique implacable : sans embout en silicone pour créer un joint, un écouteur ne tient dans l’oreille que grâce à sa géométrie et à la forme du pavillon de l’utilisateur.

Pour les personnes dont les oreilles s’accommodent naturellement d’un tel format, les Buds4 se comporteront raisonnablement bien dans la vie quotidienne sédentaire. En position assise au bureau, à la maison ou dans les transports en commun sans mouvements brusques, ils restent en place. Mais dès que la tête bouge, que l’on marche d’un bon pas, que l’on pratique une activité sportive même modérée, la donne change. Les écouteurs ont tendance à se déplacer lentement, à sortir progressivement de leur position idéale, sans pour autant tomber. Mais ce glissement suffit à dégrader sensiblement l’expérience sonore, comme on le verra ensuite.

Les contrôles, quant à eux, fonctionnent sur le principe du pincement et du glissement sur la tige, à l’image de ce que font les AirPods. Un pincement pour lecture/pause ou pour répondre à un appel, un glissement vers le haut ou le bas pour le volume, un pincement prolongé pour basculer entre les modes sonores. C’est fluide, bien calibré, et le léger clic du retour tactile confirme agréablement chaque commande. On apprécie également la nouveauté de cette génération : les contrôles par gestes de la tête. Un hochement acquiesce à un appel entrant, un mouvement latéral le refuse. C’est parfois capricieux, mais pratique quand on a les mains occupées.

Application et connectivité : l’écosystème Samsung avant tout
Connectés via Bluetooth 6.1 — une mise à niveau significative par rapport au 5.4 des Buds3, mais sans Auracast qui aurait rendu possible avec du 6.3 —, les Galaxy Buds4 s’appairent instantanément avec un smartphone Galaxy, via une fenêtre contextuelle qui apparaît dès l’ouverture du boîtier. Avec les autres téléphones Android, il faudra passer par l’application Galaxy Wearable disponible sur le Play Store, qui offre l’essentiel des réglages : égaliseur, modes de réduction de bruit et commandes personnalisées.
L’application Galaxy Wearable est claire et bien organisée. On y trouve un égaliseur 9 bandes accompagné de six préréglages (dont un dédié aux voix et un aux instruments) ainsi que des réglages de réduction de bruit. Les détenteurs d’un smartphone Samsung récent bénéficient en outre du codec propriétaire SSC-UHQ, qui permet une transmission en 24-bit/96 kHz. Les autres devront se contenter de l’AAC ou du SBC, ce qui reste tout à fait classique pour un usage courant. L’absence de LDAC peut toutefois faire tiquer les amateurs d’Android non-Samsung.
La connexion multipoint existe, mais elle reste limitée à l’écosystème Samsung. Pour passer automatiquement d’un Galaxy S26 à une Galaxy Tab, pas de problème. Pour alterner entre un PC Windows et un smartphone Android non Samsung ? Il faudra le faire manuellement.
Qualité audio : performante, sous conditions
Et voilà la partie qui rend ces Buds4 à la fois attrayants et frustrants. Quand ils sont bien positionnés, les Galaxy Buds4 sonnent franchement bien pour des écouteurs ouverts à 179 euros. Les basses sont présentes, généreuses et bien définies pour un tel design ; une performance notable compte tenu de l’absence de joint hermétique. Les médiums restent intelligibles et les aigus fins, sans agressivité excessive. La séparation des instruments et la scène sonore sont larges, avec une belle sensation d’espace. En comparaison directe, ils s’en sortent mieux que les AirPods 4 d’Apple sur la richesse globale du rendu, ces derniers pêchant par un côté un peu fin et métallique dans les médiums supérieurs.

Mais il y a un « mais ». Le design ouvert est, par essence, l’ennemi du grave profond et de la réduction de bruit. Dès que les écouteurs glissent légèrement — ce qui se produit régulièrement lors des déplacements —, les basses s’évaporent, les médiums se noient dans le bruit ambiant et il ne reste plus grand-chose à écouter à part quelques cymbales et des voix. C’est la limite structurelle de ce type de format et elle est ici particulièrement sensible.
La qualité du microphone, elle, se situe dans une honnête moyenne. La voix est audible et intelligible dans les environnements calmes. Dans les environnements bruyants, des artefacts apparaissent et la voix prend un côté légèrement étouffé. Pas rédhibitoire pour des appels occasionnels, mais en dessous du niveau des Galaxy Buds4 Pro ou des AirPods Pro.
Réduction de bruit : une fonction symbolique
La réduction de bruit active est techniquement présente, mais son efficacité se heurte au même obstacle que la qualité sonore : l’absence de joint. Sans isolation passive digne de ce nom, l’algorithme ANC a très peu de bruit résiduel à traiter et livre donc des résultats modestes. On peut percevoir une légère différence en activant ou désactivant la fonction, notamment sur les sons graves et les moteurs, mais les conversations environnantes, les bruits de rue ou les transports en commun passent quand même très facilement. Si la réduction de bruit est une priorité absolue, les Galaxy Buds4 Pro (ou n’importe quel modèle intra-auriculaire avec embouts) constituent une réponse bien plus adaptée.

Autonomie : correct, pas exceptionnel
Samsung annonce 6 heures d’écoute sans ANC et 5 heures avec, le boîtier permettant d’atteindre un total de 30 heures. En pratique, ces chiffres correspondent à peu près à la réalité dans des conditions normales d’utilisation. Pour un usage quotidien en déplacements, les 5 à 6 heures réelles restent suffisantes si l’on pense à recharger régulièrement.

Mais à titre de comparaison, Sony propose sur certains modèles plus de 10 heures d’autonomie, ce qui fait paraître les chiffres des Buds4 un peu maigres pour un tarif de 179 euros. La recharge rapide est certes au programme, mais elle s’avère elle aussi sensiblement paresseuse : 30 minutes de charge pour récupérer environ 2 h 30 d’écoute.

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