Connu mondialement pour être le leader incontesté de la génération d’images par intelligence artificielle, Midjourney change radicalement de dimension. Lors d’un événement organisé à San Francisco, son fondateur et PDG David Holz a dévoilé, le tout premier produit matériel de l’entreprise : le Midjourney Scanner. Cet appareil médical futuriste, baptisé « Ultrasonic CT », promet de réaliser une cartographie 3D complète de l’intérieur du corps humain en seulement 60 secondes, sans aucune radiation ni champ magnétique puissant. Une innovation de rupture financée par les revenus de l’IA, que la marque compte déployer à grande échelle à travers un concept surprenant de spas de luxe.
Announcing a new division of Midjourney called “Midjourney Medical” pic.twitter.com/c14YcO6yaU
— Midjourney (@midjourney) June 18, 2026
Plongée à la frontière de la science-fiction
Le fonctionnement du Midjourney Scanner rappelle instantanément les caissons de régénération ou les cuves à bacta des films de science-fiction. Pour passer l’examen, l’utilisateur prend place sur une plateforme qui descend en douceur dans un bassin d’eau tiède à une vitesse de 5 centimètres par seconde.
Lors de cette immersion d’une minute, le corps traverse un anneau équipé de milliers de capteurs de pointe conçus en partenariat avec le spécialiste de l’échographie sur puce Butterfly Network. Ce système envoie des ondes ultrasonores sous tous les angles pour enregistrer les échos et les variations de densité des tissus.
A technical dive inside our new “Midjourney Scanner” pic.twitter.com/wJBHz2O7ro
— Midjourney (@midjourney) June 18, 2026
L’appareil génère ainsi une image en trois dimensions ultra-détaillée des muscles, de la graisse, des os et des organes, avec une précision millimétrique. Selon David Holz, la qualité obtenue vise à être comparable et même « supérieure à l’IRM à bien des égards », sans les contraintes de cette dernière. La puissance de calcul requise pour transformer ces millions de vagues d’échos en images 3D est colossale, mobilisant une infrastructure informatique capable de délivrer deux pétaflops de puissance. Fait savoureux pour l’expert de l’IA générative : pour le moment, le traitement de ces images repose sur du code purement algorithmique et n’utilise encore aucune intelligence artificielle.
Le Midjourney Spa, vitrine d’une médecine préventive
Pour intégrer cette technologie lourde dans le quotidien, Midjourney refuse l’austérité du milieu hospitalier traditionnel. L’entreprise va lancer son propre réseau de centres de bien-être baptisés « Midjourney Spa ». Le tout premier fleuron ouvrira ses portes à la fin de l’année 2027 au cœur d’Union Square, à San Francisco.

Dans cet espace de plus de 2 300 mètres carrés, les clients trouveront des saunas, des bains chauds, des vélos de sport et des bassins froids, aux côtés de 10 scanners corporels. L’idée est de transformer le bilan médical en une expérience relaxante et routinière, que l’on s’offre de manière décontractée entre amis ou après une séance de sport pour suivre l’évolution de sa masse musculaire ou surveiller sa santé.

L’ambition à long terme de Midjourney Medical donne le vertige : implanter 50 000 scanners à travers le globe au cours des six prochaines années pour atteindre un rythme d’un milliard de scans corporels par mois. À terme, ce suivi longitudinal massif pourrait permettre de détecter la moindre anomalie de manière ultra-précoce et d’éviter, selon les projections du laboratoire, jusqu’à 30 % des décès évitables dans le monde.
Les obstacles majeurs d’un pivot historique
Si la promesse est immense, la jeune division médicale de la start-up va devoir se frotter à la réalité du secteur de la santé. À l’heure actuelle, le projet ne repose que sur une équipe très resserrée de neuf ingénieurs et l’appareil n’a été testé que sur une douzaine de personnes. Surtout, Midjourney ne dispose d’aucune certification de la FDA (l’agence américaine des médicaments et des produits de santé) pour l’usage diagnostique.

Pour contourner temporairement ce mur réglementaire, l’entreprise commercialisera d’abord ses examens sous la forme de simples « cartographies de composition corporelle », un statut de bien-être qui n’exige pas les mêmes agréments médicaux. David Holz prévoit ensuite de soumettre régulièrement ses résultats aux autorités pour obtenir, couche après couche, les autorisations nécessaires pour poser des milliers de diagnostics médicaux précis et, d’ici dix ans, faire de ce scanner un outil thérapeutique à part entière.
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Source : The Verge




