Les logiciels malveillants et les cybercriminels continuent d’adopter l’intelligence artificielle pour mener leurs méfaits. Des chercheurs de Varonis Threat Labs ont d’ailleurs découvert l’existence d’un nouveau virus Windows, intitulé Dolphin X. Le virus se distingue par un recours assez intensif à l’IA générative. Le malware s’appuie notamment sur l’IA pour classer automatiquement les victimes selon leur potentiel de rentabilité.
300+ apps. One archive. Zero manual work for the attacker.
Varonis Threat Labs tore apart Dolphin X, a new Windows stealer’s operator panel. It grabs 9 browsers, 100+ wallet extensions, SSH keys, and 30+ cloud CLI tools in one pass.
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— Varonis (@varonis) July 22, 2026
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Un système de tri qui s’appuie sur l’IA
Dans le code de Dolphin X, les chercheurs ont remarqué un module d’intelligence artificielle, intitulé « AI Profiler », programmé pour analyser toutes les données relatives à une cible potentielle. Le module va analyser l’utilisation des applications, l’historique de navigation et les logiciels installés sur la machine infectée. Sur base de ces informations, l’IA va dresser un score de risque relatif à chaque cible.
Tous les jours, les cybercriminels reçoivent un résumé classant les victimes par ordre de priorité. Ce résumé aide les pirates à concentrer leurs efforts sur les victimes les plus lucratives plutôt que de perdre du temps sur des appareils sans grand intérêt, qui ne rapporteront pas énormément d’argent. Au lieu d’examiner manuellement des milliers de machines compromises, l’IA fait le tri en amont et remonte en priorité les profils les plus prometteurs, comme celui d’un développeur ayant accès à des données sensibles.
« Le profileur fonctionne comme un trieur automatisé d’entrepôt, attribuant un score et une étiquette à chaque victime avant de fournir une liste classée des machines les plus importantes à analyser en priorité », explique le chercheur Daniel Kelley.
Une fois que le tri de victimes a été effectué, le virus va récupérer tous les mots de passe stockés dans le navigateur. Le malware vise les identifiants de plus de 300 applications différentes, et plus de 100 extensions de portefeuilles de cryptomonnaies. Neuf des navigateurs les plus utilisés au monde sont dans le viseur du logiciel malveillant. Selon les chercheurs, « une seule infection peut potentiellement compromettre l’accès à un environnement de production complet ».
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Dolphin X est actuellement vendu dans le cadre d’un abonnement de type Malware-as-a-Service (MaaS). Un cybercriminel qui se fait appeler « Kontraktnik » est à l’origine de l’outil. Les différents abonnements donnent accès à un arsenal d’outils, dont des fonctions de chiffrement, ou des solutions qui aident le virus à passer à travers les filets des antivirus. L’émergence de Dolphin X illustre l’adoption massive de l’IA générative chez les cybercriminels. En miroir du reste du monde, les pirates ajoutent de plus en plus de fonctions d’IA à leurs outils de travail, et des virus comme Dolphin X en sont la preuve.
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