Propulsé par la société suisse Proton Technologies AG, le VPN de Proton a été lancé en 2017 et forcément, face à une concurrence bien installée, il doit trouver sa place. C’est pourtant un acteur établi du secteur puisque la société suisse existe depuis 2014, date à laquelle elle a lancé Proton Mail, un service de messagerie hautement sécurisé.
Basé en Suisse, à Genève, ce VPN met l’accent sur la protection de la vie privée, la transparence et une solide expertise en matière de sécurité numérique. Pourtant, on peut se demander si son service est à la hauteur. Pour en avoir le cœur net, nous avons réalisé le test de ce VPN dans les moindres détails. À la fin du compte-rendu de notre avis sur Proton VPN, vous devriez savoir s’il répond à vos besoins.
Le verdict de 01net en 2026 : Proton VPN est la référence en matière de confidentialité grâce à sa base suisse, son code open-source et sa politique no-log auditée. Depuis avril 2026, il a franchi un cap historique avec 19.673 serveurs dans 145 pays et dépasse ainsi NordVPN en nombre de territoires couverts. Son abonnement VPN Plus démarre à 2,99 €/mois sur 2 ans avec une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours et il se place parmi les plus compétitifs en 2026.
Proton VPN, un acteur sérieux en 2026
Pour démarrer cet avis sur Proton VPN, il est important de revenir sur l’histoire de celui-ci. En 2014, les fondateurs de Proton ont fait face à un constat : avec le développement d’Internet, les utilisateurs perdent le contrôle de leurs données et de leur vie privée. Le web est aussi devenu un outil d’oppression pour certains gouvernements. Soucieux de l’avenir d’Internet, ils ont donc d’abord créé Proton Mail, une solution de messagerie sécurisée peu de temps après leur rencontre.
Proton Technologies a complété son offre avec le logiciel Proton VPN en 2017, estimant que Proton Mail n’était pas suffisant pour protéger les internautes. Plus récemment, Proton a lancé le calendrier en ligne Proton Calendar, l’espace de stockage sécurisé Proton Drive, le gestionnaire de mots de passe Proton Pass et même une alternative complète à la suite Office et Google Workspace avec Proton Docs, Proton Sheets et Proton Meet. Ce dernier, lancé en avril 2026, est une solution de visioconférence chiffrée de bout en bout, qui se positionne comme concurrent direct de Zoom sous juridiction suisse. Aujourd’hui, la marque propose donc une alternative à tous les services essentiels en ligne pour protéger la vie privée de ses usagers.

Depuis ses débuts, Proton Technologies est profondément engagée dans la défense des droits numériques et la liberté sur Internet. Comme nous allons le voir tout au long de ce test, l’application Proton VPN est à l’image de l’entreprise et fait passer la sécurité numérique avant tout. La société genevoise est une véritable défenseure de l’anonymat en ligne, et elle mène de nombreux combats pour cela.
Début 2026, la marque Proton a subi une refonte visuelle avec un tout nouveau design qui est plus moderne. Les offres de son service VPN se sont aussi simplifiées avec toujours la version gratuite (limitée), une version premium (VPN Plus) avec une série de fonctionnalités et une version all-in-one qui englobe tous les services mentionnés plus haut de la marque (Proton Drive, Pass, Calendar, etc.).
Proton a également lancé en avril 2026 Lumo qui est son assistant IA confidentiel basé sur des modèles open source (Mistral, OLMO), sans aucun lien avec OpenAI ni avec des entreprises chinoises, ce qui en fait une alternative sérieuse à ChatGPT pour les utilisateurs soucieux de leur vie privée.
La confidentialité des données avec Proton VPN
Proton VPN offre un service irréprochable en matière de sécurité en ligne. D’abord, Proton VPN est un VPN no-log : il ne stocke pas les données de ses utilisateurs, sous aucune forme, ce qui signifie que lui-même ne sait pas ce que vous faites sur ses serveurs.
À noter que le siège de l’entreprise se trouve en Suisse, à Genève, ce qui a son importance. En effet, le territoire suisse a mis en place des lois strictes visant à protéger la vie privée des internautes et n’impose aucune exigence aux entreprises digitales quant à la conservation des journaux de connexion de leurs clients. La juridiction suisse est donc en adéquation avec la volonté du fournisseur VPN d’être no-log. Fin 2025 et en 2026, Proton a même menacé de quitter la Suisse, dont le gouvernement souhaitait mieux contrôler les entreprises sur le suivi numérique.

Proton VPN étant aussi en dehors des juridictions américaine et européenne, l’entreprise n’a pas l’obligation d’espionner ses utilisateurs avec le risque de devoir fournir des informations aux alliances des services de renseignement de grandes puissances américaines et européennes.
Les seules données personnelles collectées sont celles en lien avec la création du compte : adresse e-mail, informations de transaction et nom d’utilisateur. D’ailleurs, il est bon de noter que Proton VPN ne demande pas de prénom ni de nom de famille, mais uniquement un nom d’utilisateur. Il autorise aussi les paiements en Bitcoin et en espèces, ce qui contribue à respecter davantage la vie privée de ses clients.
Sa fiabilité a été démontrée à la suite de l’audit de sécurité réalisé par Mozilla et Securitum, puis début 2020 lorsque le fournisseur a rendu le code de ses applications VPN open-source (c’est le seul VPN parmi les meilleurs à avoir un code open-source). Si vous voulez notre avis, Proton VPN est probablement le meilleur sur le volet sécurité en 2026.
La protection en ligne au premier plan
Proton VPN se revendique comme un VPN axé sur la sécurité qui a pour objectif premier de garantir la vie privée des internautes. Pour cela, il mise sur une application très aboutie, capable de chiffrer la connexion Internet des utilisateurs, de garder leur adresse IP privée ainsi que sur d’autres paramètres poussés.
Proton VPN met un point d’honneur à ne proposer que des protocoles sécurisés, à savoir IKEv2, OpenVPN et WireGuard. Aucun serveur alloué par Proton VPN ne prend en charge les protocoles PPTP et L2TP/IPSec (considérés comme moins fiables). Il s’appuie sur des chiffrements robustes : l’algorithme AES-256 et le ChaCha20 (pour le protocole WireGuard). Notez que l’option “Smart” choisit le protocole par défaut le mieux adapté à l’utilisateur : si vous ne savez pas lequel privilégier, vous serez automatiquement basculé sur le plus optimal (idéal pour les utilisateurs non experts).

L’un des atouts mis en avant par le fournisseur de VPN concerne sa technologie Secure Core, qui le distingue de tous les autres fournisseurs de VPN. Nous y reviendrons plus tard dans cet avis Proton VPN, mais il faut savoir que les serveurs dotés de cette spécificité font transiter le trafic des clients par l’intermédiaire d’un serveur supplémentaire pour qu’aucun tiers ne soit jamais en mesure de surveiller le trafic des utilisateurs ou de s’emparer de leur adresse IP (attention, cela ralentit très nettement votre connexion). C’est une mesure de sécurité additionnelle qui vous rend impossible à identifier.
Proton propose aussi des serveurs “Tor via VPN” qui redirigent votre trafic directement à travers le réseau Tor. Concrètement, votre connexion passe d’abord par le VPN puis transite par les noeuds du réseau Tor avant d’atteindre sa destination : cela vous permet d’accéder aux sites en .onion et au darkweb depuis n’importe quel navigateur habituel, sans configuration supplémentaire.
Dans l’interface de Proton VPN, ces serveurs sont identifiés par la mention TOR et une icône en forme d’oignon (voir capture d’écran ci-dessous dans notre test de Proton, en référence aux adresses .onion. C’est une fonctionnalité rare : seul NordVPN propose une intégration légèrement comparable avec son Onion over VPN mais l’approche de Proton est plus directe puisqu’elle ne nécessite pas le navigateur Tor.
Enfin, Proton VPN a aussi mis en place une protection contre les fuites DNS et propose les fonctionnalités NetShield et Kill Switch.

En étudiant l’application Proton de plus près, on se rend compte qu’il a tout mis en oeuvre pour offrir des niveaux de sécurité poussés à ses utilisateurs. Il ne se contente pas d’affirmer et propose des actions concrètes que les autres acteurs n’ont pas toujours. Pour le quotidien, si vous souhaitez juste protéger votre vie privée et que vous ne faites rien d’illégal, certaines options seront superflues. Mais autant avoir trop que pas assez : c’est un point très positif de cet avis sur Proton VPN.
Un parc de serveurs en expansion et de nombreuses spécificités
En 2026, le service revendique 19.673 serveurs situés dans 145 pays différents (chiffres mis à jour en avril 2026), ce qui permet facilement de trouver un lieu de connexion : en quelques années, il a multiplié par 10 le nombre de serveurs disponibles pour faire face à une demande colossale.
Début avril 2026, Proton a ajouté 6 nouveaux pays à sa couverture (Papouasie-Nouvelle-Guinée, Kirghizistan, Nicaragua, Liban, Gabon et République Démocratique du Congo), ce qui lui permet désormais de dépasser NordVPN en nombre de territoires couverts, une première pour l’éditeur suisse. Pour comparaison, NordVPN propose 9.200 serveurs dans 129 pays. Au-delà du nombre, il est surtout important qu’ils soient sécurisés, pas surchargés et bien optimisés pour assurer leur fonction principale (contourner les blocages, protéger votre vie privée, etc.).

Sur chaque serveur, on peut voir des indications intéressantes comme l’adresse IP, le taux de charge et la fonctionnalité représentée sous forme de pictogrammes. Ces informations sont affichées en haut à gauche dans la capture d’écran ci-dessous. On notera que d’autres acteurs affichent le taux de charge du serveur comme CyberGhost par exemple. Cela vous permet de choisir un serveur peu sollicité afin de vous assurer d’avoir une vitesse optimale.

Hormis les serveurs standards dits premium de Proton VPN, voici les particularités des autres serveurs :
- Secure Core
- Tor via VPN
- Smart Routing
- Streaming
- P2P/BitTorrent
Proton se démarque avec la première catégorie de serveurs, le Secure Core. Cette technologie redirige votre trafic à travers plusieurs serveurs afin que personne (pas même les hackers les plus expérimentés) ne puisse découvrir votre adresse IP et les activités qui y sont rattachées. Les serveurs Secure Core sont exploités par le réseau de l’entreprise et sont implantés dans des pays respectueux des droits numériques. Proton VPN met en garde ses utilisateurs : cette fonctionnalité peut impacter leur vitesse.
Les serveurs Tor via VPN constituent l’une des fonctionnalités les plus avancées de Proton VPN. Ils routent votre trafic à travers le réseau Tor, ce qui permet d’accéder aux sites en .onion et au darkweb directement depuis votre navigateur habituel, sans avoir besoin d’installer le navigateur Tor. Dans l’interface, ces serveurs sont signalés par l’icône d’un oignon et la mention “TOR”. L’impact sur la vitesse est réel (le réseau Tor ralentit par nature les connexions), mais la confidentialité obtenue est maximale : votre adresse IP est masquée à plusieurs niveaux simultanément. C’est une spécificité que très peu de VPN proposent nativement sur le marché, NordVPN étant le seul autre acteur à offrir une fonctionnalité comparable avec son Onion over VPN. Les serveurs Smart Routing sont destinés à fournir une vitesse élevée et une sécurité optimale dans les territoires les plus difficiles à desservir : c’est par exemple le cas en Corée du Sud, au Cambodge, aux Philippines, en Thaïlande ou en Égypte. Concernant ses serveurs dédiés pour le streaming, ils permettent d’accéder à des plateformes comme Netflix partout dans le monde (vous pouvez ainsi changer de pays avec Netflix et débloquer tous les catalogues du monde entier). Enfin, des serveurs spécialisés prennent en charge le partage de fichiers et BitTorrent.
C’est appréciable d’avoir accès à autant de serveurs spécifiques selon les activités. En revanche, dans les faits, nous avons rencontré quelques difficultés lors de notre utilisation de l’un d’eux. L’activation du VPN est longue sur les serveurs Tor via VPN et P2P/BitTorrent en raison du faible nombre de serveurs dédiés disponibles. Ils sont donc plus vite surchargés que la moyenne. Nous devions parfois attendre plus de 30 secondes avant que la connexion à un serveur s’établisse, ce qui a pesé sur l’expérience.
Vitesse de connexion : des débits encore insuffisants
Pour peaufiner cet avis Proton VPN, nous nous sommes penchés sur ses performances en termes de vitesse. Si le VPN se distingue sur les aspects liés à la sécurité, on ne peut pas en dire autant de la qualité de sa connexion. Précisons que nous disposions de l’abonnement payant (VPN Plus), c’est-à-dire celui censé offrir les vitesses les plus élevées. On rappelle que la version gratuite a des vitesses bridées, que le nombre de pays est limité à 10 (sélectionnés aléatoirement) et qu’il n’est pas possible de choisir le pays manuellement.
Lors de nos tests, nous avons mesuré les débits ascendants et descendants ainsi que le temps de latence sans VPN dans un premier temps, puis avec un serveur en France et aux États-Unis. En étant connecté à un serveur français, notre débit a atteint 290 Mb/s en download et 503 Mb/s en upload avec un ping moyen de 49 ms. Les résultats ne sont pas catastrophiques mais ils ne sont pas optimaux en comparaison des vitesses d’autres VPN testés. Avec un serveur US cette fois, le débit chute considérablement et le ping monte à 179 ms.
Nous avons réitéré l’expérience quelques jours plus tard, en week-end, et les vitesses étaient moins bonnes. Globalement, notre débit s’est trouvé quand même très ralenti lorsque nous utilisions Proton. Nous avons aussi noté des fluctuations selon la période et le nombre d’utilisateurs connectés. Il faut donc jongler entre différents serveurs pour trouver celui qui affecte le moins notre vitesse de base. C’est une perte de temps et cela a inévitablement eu un impact négatif dans cet avis sur Proton VPN.
Même en utilisant son option automatisée “Connexion rapide”, nous avons assisté à une baisse de vitesse significative. En revanche, il n’y a rien à redire sur la stabilité de la connexion, qui est bonne. À l’heure actuelle, Proton VPN a encore des progrès à faire pour fournir une connexion haut débit à ses utilisateurs. Contrairement à certains VPN rapides où l’on en vient à oublier qu’ils sont actifs, Proton nous rappelle constamment que nous sommes connectés au VPN en raison de temps de chargement plus longs qu’en temps normal.
Streaming et téléchargement : quelques progrès à faire
Les difficultés de connexion expérimentées ne présageaient rien de bon au niveau du streaming et du téléchargement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que nous n’avions pas complètement tort. Malgré le fait que Proton VPN propose des serveurs dédiés au streaming, nous n’avons pas toujours réussi à accéder à certaines plateformes. Cela dit, ce n’est pas un échec puisque nous avons quand même pu accéder à Netflix US et d’autres catalogues étrangers après avoir essayé différents serveurs.
Sans grande surprise, le partage de fichiers en torrenting est plus lent qu’en dehors du VPN, mais la confidentialité offerte par Proton VPN compense ce point. Malgré des serveurs optimisés (streaming et P2P/BitTorrent), l’expérience n’a pas toujours été fluide.
Interface de l’application Proton VPN
Pour compléter cet avis Proton VPN, nous avons voulu évaluer l’ergonomie de son application. Tout d’abord, le téléchargement du logiciel Proton sur Mac se fait depuis le site officiel du fournisseur. Les utilisateurs sur mobile et tablette seront redirigés vers le magasin d’application adapté à leur système d’exploitation (Google Play Store ou App Store). Il faudra procéder de la même manière pour une installation sur Android TV et Chromebook en se rendant sur le Play Store.
Pour revenir à la configuration sur ordinateur, il suffit d’ouvrir le fichier une fois celui-ci téléchargé. Suivez les instructions à l’écran puis connectez-vous à votre compte avec votre identifiant et mot de passe. Vous accéderez alors à l’interface de l’application. Cette dernière se présente en mode sombre sur tous les supports. Ce n’est pas la plus épurée du marché, mais après quelques minutes on s’y retrouve.

On a accès à la liste de pays sur la gauche et à une carte du monde sur la droite. Il est possible de réduire la fenêtre et de choisir de n’afficher que la liste des pays, sans la carte du monde. L’activation de Proton s’effectue de différentes manières :
- En sélectionnant un pays manuellement dans la liste des emplacements
- En cliquant directement sur un territoire depuis la carte du monde
- En cliquant sur le bouton “Connexion rapide”
- En choisissant une connexion pré-configurée dans l’onglet “Profils”
L’option “Connexion rapide” identifie le serveur avec les meilleurs débits à l’instant T, selon votre position géographique. Les Profils, ou connexions pré-configurées, servent à se connecter automatiquement en définissant les critères suivants : fonctionnalité du serveur, pays, serveur et protocole. C’est à vous de nommer les profils. Vous pouvez même ajouter un code couleur pour vous y retrouver plus facilement. C’est pratique car vous pouvez définir des paramètres dédiés à différentes situations, par exemple lorsque vous êtes dans un lieu public, à l’étranger ou chez des amis. En plus d’offrir un gain de temps appréciable, cette fonctionnalité n’est pas présente partout chez la concurrence.

Au-dessus des emplacements, on retrouve trois options : le Secure Core, le NetShield et le Kill Switch. Nous reviendrons en détail sur ces deux dernières options dans la suite de cet avis Proton VPN. C’est assez pratique d’avoir un accès direct à ces fonctions et de pouvoir les contrôler facilement depuis l’interface d’accueil, sans avoir à ouvrir le panneau des paramètres.
Malgré l’interface assez chargée de Proton VPN, les commandes sont facilement identifiables et accessibles pour les novices, à condition de conserver les éléments par défaut.
De nombreuses fonctionnalités pour accroître l’anonymat
L’application embarque des fonctionnalités poussées visant à maximiser la confidentialité des utilisateurs. Comme évoqué plus haut dans ce test Proton VPN, on retrouve par exemple des serveurs Secure Core qui acheminent votre trafic web à travers un serveur intermédiaire, ou encore des serveurs Tor via VPN, qui offrent un accès direct aux sites .onion et au darkweb depuis votre navigateur habituel. Ses serveurs prennent aussi en charge les protocoles de partage de fichiers comme BitTorrent.
Soulignons que Proton intègre aussi un Kill Switch : cette fonction est utile lorsque vous perdez la connexion au serveur VPN. Cela peut arriver momentanément à la suite d’un problème technique : dès lors, le Kill Switch va bloquer votre connexion Internet pour éviter que votre adresse IP réelle ne fuite. C’est une option indispensable aujourd’hui et cela compte beaucoup dans cet avis sur Proton VPN.
L’application Proton intègre aussi l’option NetShield, qui agit comme un filtre anti-traqueurs, bloqueur de publicités et logiciels malveillants. Cette fonctionnalité est uniquement disponible dans la formule payante (VPN Plus), vous ne l’aurez donc pas dans la version gratuite du service. Il est possible de l’activer en intégralité ou uniquement pour la dernière catégorie, c’est-à-dire le filtre anti-malwares. Ci-dessous, une illustration de cette fonctionnalité sur l’application macOS.

En ouvrant la fenêtre des Préférences, vous aurez accès à d’autres réglages intéressants, utiles pour fluidifier l’utilisation du VPN. Vous pourrez par exemple activer le lancement automatique de Proton VPN au démarrage, les notifications système, la recherche de mises à jour et le signalement des réseaux non protégés.
Dans les réglages de connectivité, il est possible de paramétrer le protocole de sécurité (IKEv2, OpenVPN ou WireGuard), d’activer la protection contre les fuites DNS et la fonction VPN Accelerator pour optimiser le débit de connexion. Si vous n’êtes pas spécialiste de toutes ces fonctionnalités, vous pouvez aussi simplement faire confiance à Proton, capable de vous protéger de façon naturelle.
Tous ces éléments font de Proton VPN un service de qualité pour tous types d’internautes (du plus débutant au plus expert), avec un accent mis sur les fonctionnalités poussées au niveau des paramètres. Ceux qui recherchent un VPN pour naviguer de façon anonyme seront très satisfaits. Par contre, si l’interface n’est pas si compliquée à prendre en main qu’elle n’y paraît, les nombreuses options pourront freiner les plus débutants. NordVPN ou ExpressVPN restent plus simples et plus efficaces, tant sur mobile que sur ordinateur.
Supports compatibles et connexions simultanées
Proton VPN affiche l’avantage certain d’être compatible avec un grand nombre d’appareils et de plateformes, parmi lesquels les incontournables smartphones et tablettes sous iOS et Android ainsi que les ordinateurs sous Windows et macOS. Il propose aussi une interface pour les clients Linux. C’est ce qu’on retrouve chez la quasi-totalité des acteurs premium sur le segment des VPN.
Proton est également disponible pour des services peu couverts par la concurrence, tels que Chromebook. Les téléviseurs sous Android TV sont aussi pris en charge avec des paramétrages intuitifs. Il vous faudra néanmoins des connaissances un peu plus avancées pour installer Proton VPN sur un routeur, mais la documentation disponible devrait vous aider.
Le nombre d’appareils qu’il est possible de connecter dépend du forfait choisi. En l’occurrence, les plus premium (Plus et Unlimited) donnent accès à 10 connexions simultanées. Ceux qui disposent d’un compte Free n’auront qu’une seule connexion autorisée. Si l’on considère les 10 connexions de ses forfaits haut de gamme, c’est dans la moyenne de la concurrence, mais pas au-dessus.
Des tarifs plus élevés que la concurrence (mais une version gratuite)
Les prix sont un autre point que nous voulions aborder dans cet avis sur Proton VPN : le fournisseur met à disposition un forfait premium (VPN Plus) et un autre gratuit (Proton Free) afin de s’adapter à tous les besoins et à tous les budgets. Vous pouvez également opter pour l’abonnement Proton Unlimited, qui permet d’accéder à la quasi-totalité des services du groupe Proton, au-delà du VPN.
Début 2026, Proton a pris une décision remarquée : l’éditeur a revu ses tarifs à la baisse pour mieux rivaliser avec la concurrence. C’est ainsi que la formule VPN Plus est devenue nettement plus accessible avec un tarif de 2,99 €/mois sur 2 ans, alors qu’elle a longtemps été affichée à son prix d’origine, soit environ 10 euros par mois. Une nouvelle offre a également été lancée en avril 2026 : le VPN x Pass Plus, qui combine VPN Plus et le gestionnaire de mots de passe Proton Pass pour 4,99 €/mois sur 2 ans. D’un point de vue rapport qualité/prix, en tenant compte des fonctionnalités avancées (dont le bloqueur de pubs et de traceurs), Proton VPN se positionne désormais très bien face à ses concurrents.
En revanche, à notre avis, Proton demeure peu compétitif sur les abonnements 1 mois ou 1 an.

Bien que l’option du VPN à zéro euro semble attractive, elle reste contraignante car elle ne donne accès qu’à 10 pays sélectionnés aléatoirement et à des débits moyens. Le visionnage de contenus en streaming est compromis (les pays étant attribués de façon aléatoire, les débits sont bridés) au même titre que les téléchargements.
Dans tous les cas, grâce à la garantie, vous avez 30 jours pour changer d’avis et vous faire rembourser si le VPN ne répond pas à vos attentes.
Assistance client
Le service client est un autre aspect qui compte dans notre avis sur Proton VPN. En cas de problème, les utilisateurs pourront joindre un conseiller en remplissant un formulaire de contact en ligne ou par e-mail. Le formulaire est complet avec un certain nombre d’éléments à pré-remplir pour faciliter le travail des équipes support par la suite.
C’est dommage de ne pas avoir accès à un chat en ligne comme chez certains concurrents pour les demandes les plus urgentes. Heureusement, les équipes sont réactives et efficaces, même par messagerie différée. Nous avons obtenu une réponse en moins de 3 heures. Proton VPN met aussi un centre d’aide à disposition mais il n’est pas traduit en français, au même titre que certaines pages de son site. C’est assez regrettable, d’autant qu’une grande partie de ses utilisateurs sont francophones.
Verdict du test Proton VPN
Proton VPN est un service établi en Suisse dont la réputation n’est plus à faire : l’entreprise dispose désormais de 19.673 serveurs répartis dans 145 pays (chiffres mis à jour en avril 2026) et propose une application pour Windows, macOS et Linux ainsi que des apps iOS et Android.
La plateforme revendique une politique stricte no-log et grâce aux lois suisses, très respectueuses de la vie privée, aucun log de connexion n’est conservé. D’un point de vue technique, le VPN est excellent même s’il embarque des fonctionnalités qui ne seront pas toujours utiles pour le commun des mortels. Parmi elles, les serveurs Tor via VPN se distinguent : ils permettent d’accéder aux sites .onion directement depuis votre navigateur habituel, sans configuration, ce qui en fait l’un des rares VPN au monde à proposer cette intégration native avec le réseau Tor.
En termes de tarifs, Proton est un peu plus cher que la moyenne mais ses prix deviennent compétitifs si vous optez pour un abonnement sur 2 ans. Petite particularité, le fournisseur propose aussi une offre gratuite qui est limitée à 10 pays (attribués aléatoirement), un seul appareil et avec des débits volontairement restreints. Pour un usage occasionnel, cela peut faire l’affaire mais vous serez vite limité.

