Ces dernières semaines, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer un ralentissement du développement de l’IA. Dans une lettre ouverte, OpenAI, Google, Anthropic et plus de cent entreprises technologiques, financières et de cybersécurité ont réclamé une « réponse mondiale » de toute urgence à l’essor d’intelligences artificielles capable de lancer des cyberattaques. Un peu plus tôt, plus de 1 000 salariés issus des principaux rois de l’IA ont signé une pétition analogue, réclamant la création d’un mécanisme qui peut ralentir le développement des modèles en cas de besoin.
I resigned from Anthropic today. I spent the last three years doing pretraining research at both OpenAI and Anthropic. Neither company is acting responsibly. They are racing straight to self-improving superintelligence and gambling with our lives. More thoughts below.
— Jacob Coxon (@hilbertspaess) September 9, 2026
Plus récemment, Jacob Coxon, un employé d’Anthropic, a choisi de démissionner de la start-up, estimant que « les gens qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie ». Evan Hubinger, responsable de la sécurité chez Anthropic, a abondé dans le même sens en assurant qu’il y a « plus de 10 % » de risques que l’intelligence artificielle signe la fin de l’humanité dans les dix ans à venir.
Jacob is correct here—we really do earnestly believe AI could kill all humans! I personally think it is >10% within the next decade. I believe Anthropic is trying its best, but we do not yet have a plan to solve alignment for superintelligence and are not clearly on track to. https://t.co/QAIHiFP3QZ
— Evan Hubinger (@EvanHub) September 9, 2026
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Dans ce contexte alarmiste, OpenAI a pris la décision de ralentir et de suspendre le développement de ses modèles les plus puissants… avant de lever le voile sur Astra, le nouveau modèle de haut vol qui anime ChatGPT. En dépit des nouveautés qui sont régulièrement déployées, la start-up se dit prête à lever le pied sur le développement de ses modèles d’intelligence artificielle. Lors d’une réunion interne organisée cette semaine, le PDG Sam Altman aurait assuré à ses salariés qu’OpenAI pourrait modérer le rythme de développement de ses IA, rapportent nos confrères de Reuters.
Néanmoins, Altman ne souhaite pas qu’OpenAI soit le seul géant de l’IA à freiner ses innovations. L’entrepreneur rêve d’une démarche coordonnée entre les laboratoires spécialisés dans l’IA. Le patron d’OpenAI évoque l’idée d’un moratoire de l’IA, décrété en partenariat avec tous ses concurrents. Évidemment, OpenAI ne veut pas être la seule entreprise à consentir à un ralentissement, de peur de prendre du retard sur ses rivaux. Un laboratoire qui déciderait seul de suspendre ou de ralentir ses travaux pourrait céder du terrain à des entreprises moins regardantes sur la sécurité.
Devant ses employés, Altman a reconnu que tous les acteurs du marché ne seraient probablement pas disposés à adhérer à une telle initiative. La prise de parole survient alors qu’OpenAI prépare activement son entrée en Bourse. En miroir de son rival Anthropic, la start-up s’apprête à débarquer à Wall Street. D’un point de vue financier, c’est loin d’être le bon moment pour freiner la recherche sur l’IA…
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Source : Reuters

