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Oubliez le riz : cette pochette aspire l’eau de votre smartphone noyé

Le sac de riz peut retourner à la cuisine. UAG lance des pochettes réutilisables qui aspirent l’humidité des appareils noyés, du smartphone au PC portable. Comptez une trentaine d’euros pour tenter le sauvetage.

Le rituel est connu de tous les maladroits : le téléphone glisse dans l’évier, direction le paquet de riz, puis trois jours d’attente en croisant les doigts. Une croyance tenace, et pourtant démontée depuis longtemps (le riz absorbe surtout l’air ambiant, pas l’eau coincée dans votre port de charge). Urban Armor Gear, le fabricant de coques renforcées, vient de s’associer à la marque Dryout pour proposer une réponse un peu plus sérieuse. Au menu : une gamme de pochettes, sacoches et sacs à dos doublés d’un matériau qui extrait activement l’humidité des appareils électroniques, sans électronique embarquée ni consommable à racheter.

Comment cette pochette fait-elle mieux qu’un paquet de riz ?

Le principe rappelle celui des petits sachets de gel de silice glissés dans les boîtes à chaussures, mais en version dopée et surtout réutilisable. On glisse l’appareil éteint dans la pochette, la doublure absorbante fait le reste. Comptez deux à cinq heures pour une exposition légère (averse, séance de sport un peu trop motivée) et trois à douze heures après une immersion sévère, la chaleur ambiante accélérant le processus.

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Quelques règles de bon sens s’appliquent avant l’opération : éteindre l’appareil, retirer la coque, essuyer le plus gros et débrancher tout câble. Une fois le sauvetage terminé, la pochette se régénère en séchant au soleil ou à l’air chaud (le sèche-cheveux fait l’affaire, le four aussi pour les plus téméraires), et la voilà prête pour la prochaine baignade involontaire.

Faut-il vraiment payer 35 dollars pour ça ?

La question mérite d’être posée, car votre smartphone récent affiche probablement une certification IP rassurante sur le papier. Sauf que cette norme mesure une résistance en laboratoire, dans une eau claire et immobile. Elle ne dit rien de l’usure des joints après deux ans de poche, ni de la sueur et de la pluie qui s’invitent dans les grilles de haut-parleur. D’où ce message « humidité détectée » qui bloque la charge au pire moment, même sur des appareils censés survivre à la piscine. Et pour les écouteurs sans fil, les montres d’entrée de gamme ou le vieux portable du grenier, la certification n’a souvent jamais existé.

La gamme démarre à 35 dollars pour la pochette téléphone comme pour la version écouteurs sans fil. La sacoche bandoulière grimpe à 50 dollars, la housse d’ordinateur portable 16 pouces à 70 dollars, avec un fourre-tout et des sacs à dos pour compléter la collection. L’idée d’un sac de transport qui sèche son contenu en chemin ne manque pas d’astuce pour les cyclistes, les randonneurs et tous ceux qui vivent sous un climat qui ne négocie pas. Les plus économes noteront qu’un lot de sachets de gel de silice coûte quelques euros et rend un service comparable, en moins pratique et en moins durable.

Le sachet sature vite et finit à la poubelle, quand la pochette repart pour un tour après un passage au soleil. Reste que pour un dépannage ponctuel, la vieille méthode du dessicant fait toujours mieux que le riz. Reste l’inconnue qui fâche par ici : ni prix en euros ni disponibilité française n’ont été communiqués pour l’instant. D’ici là, votre téléphone appréciera que vous laissiez le riz aux risottos.

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Source : UAG