Renault est plutôt en forme, ce qui est une bonne nouvelle. Mais cette santé n’est pas sortie du chapeau : la marque a opéré une offensive produit sans précédent, avec des modèles plus séduisants les uns que les autres. La philosophie néo-rétro portée par les R5, R4 et Twingo fonctionne tout aussi bien que les produits plus conventionnels comme la Clio, l’Austral et le Scénic. Tout va pour le mieux, donc.
Style néo-rétro : pourquoi Renault refuse de vivre dans le passé
Mais là est justement le piège : croire que tout va bien pour faire passer le temps. Or, se reposer sur ses lauriers dans l’industrie automobile, c’est souvent fatal. Raison pour laquelle Renault anticipe déjà la prochaine génération de la Clio, son best-seller absolu. Alors, style rétro ou non pour la future citadine ? Interrogé par Autocar, Fabrice Cambolive, PDG du Losange, explique que la réflexion ne donne lieu à aucune hésitation :
Ce genre de modèle « doit s’inscrire dans l’ère moderne […]. On peut adopter un style rétro s’il y a une bonne raison, mais sans raison, c’est voué à l’échec », affirme-t-il. Selon lui, il n’est pas raisonnable de faire une bascule intégrale vers le néo-rétro car « on est voué à l’échec si l’on ne fait que de vivre dans le passé ». Il faudrait plutôt trouver un juste équilibre entre l’ancien et le nouveau.
La stratégie de Renault : un savant mélange entre icônes et nouveauté
« Il faut un tiers de voitures iconiques, comme la R5, la R4 et la Twingo ; un tiers de modèles emblématiques, comme la Clio et le Scénic ; et ensuite, il faut laisser les designers proposer quelque chose de totalement nouveau ». C’est peut-être par là que se dirigerait la septième génération de la Clio, vers « un sous-segment inexploité, celui des citadines à faible puissance où nous devons inventer le successeur de la Clio ».
« Je ne sais pas si nous aurons un moteur thermique » : le grand flou
La réponse est alors claire : la prochaine Clio « ne devrait pas être rétro [car il s’agit d’une] voiture emblématique, et nous devons envisager la nouvelle Clio dans cette optique, sans chercher à l’intégrer dans un monde entièrement électrifié ». Sur la question des motorisations, le doute persiste en revanche : « je ne sais pas si nous aurons un moteur thermique à ce stade ».
Vers une électrification totale à l’horizon 2030 ?
Ce qui est certain, c’est que Renault vise d’ici 2030 « une électrification à 100 % comprenant 50 % de véhicules électriques ». Si le patron parle effectivement du mix des ventes, il y a de fortes chances que la Clio intègre une version électrique puisqu’elle restera à coup sûr la meilleure vente de la marque. Tout cela ne se vérifiera qu’à la mi-2030, quand arrivera effectivement la Clio 7.
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Source : Autocar

