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« Un milliard de morts » : Bill Gates tire la sonnette d’alarme au sujet de l’IA

À son tour, Bill Gates tire la sonnette d’alarme sur l’intelligence artificielle. Mal utilisée, cette technologie pourrait provoquer « un milliard de morts », estime le milliardaire. Dans le sillage d’OpenAI, Anthropic, Google et Elon Musk, le cofondateur de Microsoft réclame une régulation plus contraignante de la part des gouvernements pour éviter les dérives.

Bill Gates ne mâche pas ses mots sur les risques de l’IA. Interrogé par une émission de la NBC, le cofondateur de Microsoft a affirmé que l’intelligence artificielle est « certainement assez puissante pour provoquer des événements causant un milliard de morts ». Venant de Bill Gates, la déclaration peut surprendre. L’homme s’est en effet toujours distingué par son optimisme au sujet de la technologie, et de son impact sur l’humanité.

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Pas un « canular »

Sans surprise, Bill Gates s’inquiète surtout des personnes qui pourraient mettre la main sur l’intelligence artificielle, et s’en servir pour commettre des actes malveillants. Selon lui, « la chose la plus dangereuse aujourd’hui, ce sont les personnes mal intentionnées qui utilisent l’IA ». Parmi les risques, il cite notamment la fraude ou encore des cyberattaques sur les réseaux électriques. D’après lui, la donne a d’ores et déjà changé d’un point de vue de la cybersécurité.

« Historiquement, seuls les pays disposaient d’équipes de cyberattaque. Aujourd’hui, de petits groupes équipés d’IA peuvent faire ce que seuls les plus grands pays pouvaient faire », estime Bill Gates.

L’actualité récente donne raison à Bill Gates. Un récent rapport d’Anthropic a notamment prouvé que de nombreuses organisations criminelles se servent de l’intelligence artificielle pour orchestrer différents types d’attaques.

Le cofondateur de Microsoft n’a pas hésité à évoquer les propos de Donald Trump, qui estime que les avertissements sur l’IA ne sont qu’un canular. Le président américain refuse d’envisager un ralentissement de la recherche sur l’intelligence artificielle, de peur que la Chine en profite pour prendre de l’avance.

Bill Gates a répondu sans détour que les alertes, émises par les géants de l’IA, ne sont pas un canular. Le fondateur de Microsoft s’est toutefois montré optimiste au sujet de Trump. Il pense que le président américain pourrait « revoir sa position » dans un avenir proche. Il indique vouloir le rencontrer pour discuter de régulation.

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L’autorégulation ne suffit plus

Pour Bill Gates, les géants de la technologie ne peuvent plus se contenter de fixer leurs propres règles. Selon lui, « personne ne pense que l’autorégulation suffit », a-t-il martelé. Ce sont les gouvernements qui doivent s’emparer du sujet de l’IA et mettre en place des mesures de régulation fortes. Il appelle donc les élus et les autorités américaines à s’emparer du dossier de toute urgence. 

« Il faut que les forces de l’ordre et les politiques entrent dans la discussion sur ce à quoi doivent ressembler les garde-fous et la surveillance. Et cela doit devenir une obligation », insiste le milliardaire.

Selon lui, ces contraintes doivent rester limitées. Aussi sévères soient ces restrictions, elles ne doivent pas venir entraver l’essor de l’industrie. Il parle d’une « charge supplémentaire pour l’industrie, mais pas d’un ralentissement dramatique de ce qu’elle fait ». Bill Gates a aussi balayé l’idée qu’un simple « bouton d’arrêt » puisse servir de garde-fou à l’intelligence artificielle.

Gates recommande néanmoins de ne pas céder à la panique. Le fondateur de Microsoft rejette l’idée d’une IA qui doit déjà « hors de contrôle ». Pour l’heure, cette technologie n’est pas capable de s’emparer toute seule de systèmes informatiques au point de ne plus pouvoir être désactivée par l’homme. Elle ne pilote pas non plus « des millions de robots », et l’humain garde la main pour « éteindre l’ordinateur ». Bref, il

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La Silicon Valley est divisée sur l’IA

Bill Gates n’est pas le seul à tirer la sonnette d’alarme. Plusieurs patrons de laboratoires d’IA, dont Sam Altman (OpenAI), Dario Amodei (Anthropic) et Elon Musk (xAI), ont récemment plaidé publiquement pour un encadrement de la technologie par les gouvernements. OpenAI s’est d’ailleurs dit prêt à lever le pied sur la recherche, à condition de ne pas être le seul à suspendre ses activités.

Tout le monde n’est évidemment pas d’accord pour temporiser et se faire réguler par les autorités. Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, juge qu’une coordination du secteur n’est pas nécessaire. Même son de cloche du côté de Jensen Huang, le PDG de Nvidia. Il estime que les scénarios catastrophes sur l’IA ne risquent pas de se concrétiser.

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