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Ferrari révolutionne la conduite : voici son aileron capable de se plier en virage

Ferrari a déposé un brevet aux États-Unis visant à optimiser l’aérodynamisme de ses futurs modèles. La question touche aux ailerons, que la marque italienne promet déformables afin de s’adapter au mieux aux différentes situations de pilotage.

Sans maîtrise, la puissance n’est rien. Cette citation, qui ne doit rien à un célèbre philosophe, n’a jamais été aussi vraie aujourd’hui. Avec une électrification devenue quasi-systématique, n’importe quel farfelu peut en effet sortir un monstre de plusieurs milliers de chevaux. Avec une telle écurie, les accélérations sont logiquement plus vigoureuses, mais le risque de quitter la route le devient tout autant.

Une réponse à la surenchère de puissance

Mieux vaut ne pas trop compter sur les béquilles électroniques pour éviter de finir au tas. C’est d’autant plus vrai sur circuit, où les pilotes poussent les véhicules à leurs limites. Les aides sont alors toutes coupées, ce qui rend la conduite aussi passionnante que périlleuse. Pour étancher sa soif de performances, Ferrari a ainsi trouvé une nouvelle solution. Au lieu de rajouter toujours plus de puissance, la marque préfère se concentrer sur l’aérodynamisme.

L’aileron flexible : la nouvelle arme fatale de Maranello

Son dernier brevet déposé à l’Office américain des brevets et des marques suggère en ce sens un aileron arrière complètement inédit. Composée d’un matériau flexible, cette pièce pourra se plier à la demande afin d’augmenter l’appui aérodynamique ou réduire la traînée selon la situation. Ultra polyvalent, l’aileron pourra non seulement se tordre longitudinalement, mais également latéralement. Là est toute la différence.

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Comment ça marche ? La magie de la déformation dynamique

De fait, cet accessoire ne sera pas composé d’un seul tenant comme la plupart des ailerons. Celui proposé par le cheval cabré disposera de plusieurs sections, chacune reliée à des actionneurs pour leur permettre de se courber en fonction des besoins. Cas concret : à l’approche d’un virage, l’aileron se lèvera pour servir d’aérofrein. Rien de bien spectaculaire jusque-là. C’est surtout grâce aux multiples sections que Ferrari va plus loin.

Un avantage décisif en plein virage

La pièce ne se lèvera alors pas de façon uniforme afin de mieux épouser les courbes. L’aileron pourra davantage se plier d’un côté, ce qui augmentera mécaniquement l’appui aérodynamique sur les roues situées à l’intérieur. La voiture pivotera alors plus efficacement grâce à l’adhérence optimisée sur les roues concernées. En sortie de virage, l’aileron reprendra illico son profil initial pour retrouver un appui plus équilibré.

Fiabilité et durabilité : le vrai défi de Ferrari

Ferrari avait déjà travaillé sur un système similaire agissant sur la carrosserie. Le but était alors de créer un engin redoutable d’efficacité sur piste tout en conservant des lignes élégantes à l’arrêt. Bien sûr, l’idée peut faire son chemin, mais les incertitudes subsistent : comment s’usera une telle pièce avec le temps ? Sa fiabilité sera-t-elle garantie sur le long terme ? Voilà autant d’interrogations que la marque italienne devra soulever avant une potentielle commercialisation.

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Source : Autoblog