Quand l’on tient une innovation particulièrement marquante, on ne manque pas de la breveter afin d’en garder l’exclusivité le plus longtemps possible. BYD aurait ainsi pu chaudement conserver sa technologie de recharge ultra rapide. Seulement 5 minutes pour un plein de batterie, c’est un argument massue qui se suffit à lui-même. Eh bien ce n’est pas le cas, car le partage est officiellement ouvert avec une première marque concurrente.
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Hongqi décroche le gros lot avec les batteries Blade 2.0
Dans un entretien accordé à la chaîne chinoise Jilin TV, Zhang Hongjun, directeur général adjoint du groupe FAW, annonce que son entreprise va utiliser les batteries Blade 2.0 de BYD. Ces accumulateurs seront alors au cœur de la nouvelle plateforme 100 % électrique de la marque Hongqi, qui profitera de tous les avantages qui lui sont associés. C’est donc la première fois que la technologie Flash Charging est exportée en dehors du groupe chinois.
Le projet a été confirmé dans le cadre de la coentreprise FAW-FinDreams entre le groupe FAW et BYD représentant un investissement de 180 milliards de yuans, soit environ 23 milliards d’euros. BYD fournira au total 45 GWh de batteries articulés autour de trois étapes de 15 GWh chacune. La première phase, qui a réclamé un investissement de 70 milliards de yuans, soit près de 9 milliards d’euros, a débuté en février 2024.
La deuxième étape bat actuellement son plein, avec la signature de multiples contrats visant à terme à fournir des batteries Blade 2.0 pour 600 000 véhicules par an. La valeur de production annuelle est naturellement colossale, avec une estimation tournant aux alentours des 200 milliards de yuans, soit plus de 25 milliards d’euros. La manœuvre est en tout cas maligne, car FAW a bien eu du mal à prendre le virage de l’électrification.
La stratégie du pragmatisme face au virage électrique
Au lieu de tenter de tout faire par lui-même, le groupe a choisi de multiplier les partenariats avec les marques qu’il estime les plus fiables. Le choix de BYD en partenaire principal n’a donc rien d’anodin. La stratégie a déjà débuté avec la Hongqi E-QM5, qui utilise des batteries CATL et BYD. Il n’était pas encore question de batteries Blade 2.0, mais l’idée était déjà là, avec des accumulateurs provenant de deux fournisseurs différents.
Cela rappelle furieusement ce que fait Stellantis, qui propose sur ses modèles de la plateforme STLA Medium des batteries de 73 kWh provenant de chez BYD, et des packs de 97 kWh fournis par le français ACC. Là vient alors la grande question : Stellantis osera-t-il renforcer sa collaboration avec BYD pour offrir la charge ultra rapide ? Vu que la priorité est le made in France, cela n’est clairement pas à l’ordre du jour…
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Source : Car News China

