Ferrari dévoile sa première voiture électrique. Bonne nouvelle pour tous, il s’agit d’une berline et non d’un SUV. Mauvaise nouvelle pour certains, son style clivant risque de faire parler longtemps. Dans tous les cas, la rupture esthétique y est. Cette descendante indirecte des FF et GTC4Lusso assume pleinement sa différence en n’hésitant pas à pousser le délire avec ses 1 050 ch alimentés par une batterie XXL de 108 kWh. Suffisant pour convaincre les puristes ? Nous sommes partagés.
Un profil en galet et des essuie-glaces à la verticale : le pari fou de l’aérodynamisme
La planche à dessin de Maranello n’a en tout cas jamais vu quelque chose de pareil. L’auto adopte un capot plongeant se terminant sur une calandre évasée. Cette dernière intègre des feux quasiment invisibles encadrant une entrée d’air permettant de canaliser les turbulences vers le pare-brise. Puisque les essuie-glaces sont bloqués à la verticale, l’écoulement de l’air n’est en outre pas perturbé. Ferrari revendique en ce sens un coefficient de traînée de seulement 0,254.

Feux invisibles et jantes de 24 pouces : la rupture esthétique totale de la Luce
Épuré, le profil repose sur des jantes de 23 pouces à l’avant et 24 pouces à l’arrière. Si certains modèles adoptent un dessin à cinq branches des plus traditionnels, d’autres revêtent des disques optimisant l’aérodynamisme. Les pneus Pirelli P Zero ont été spécialement conçus pour ce modèle afin d’en optimiser les performances sur route. La poupe présente des épaulements marqués soutenant une lunette arrière de forme elliptique. Un bandeau noir brillant met en avant quatre feux en cercles évoquant ceux de la 360 Modena.
Cadrans analogiques et écran pivotant : le surprenant paradoxe intérieur
L’intérieur devrait moins diviser puisque la Luce est un habile mélange de classicisme et de modernité. Le volant en aluminium à trois branches ultra simpliste rappelle les Ferrari d’antan alors que l’instrumentation se compose d’un triplé de cadrans analogiques. Encadré d’une élégante bordure en aluminium, l’écran central peut pivoter. Les commandes de ventilation demeurent physiques, alors que le volant retient un sélecteur pour basculer entre les modes de conduite. Des palettes sont aussi de la partie.

4 moteurs, 1 050 ch et un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes : la fiche technique du monstre
Celle de gauche module l’intensité du freinage régénératif tandis que celle de droite pilote le couple afin de mieux gérer les accélérations. Il le faudra car avec quatre moteurs développant en cumulé 1 050 ch et 990 Nm de couple, la Luce est capable de sprinter de 0 à 100 km/h en 2,5 secondes avant de toucher les 310 km/h en pointe. Si certaines voitures font encore mieux, c’est un exploit pour un véhicule ayant un coffre de 600 litres et une banquette arrière pouvant accueillir trois occupants.
Déjà complète pour 2027 : un ticket d’entrée à plus de 500 000 €
Chose logique avec une longueur de 5,02 mètres, une largeur de 1,99 mètre et une hauteur de 1,54 mètre. De quoi accommoder, en plus des passagers, une batterie de 108 kWh autorisant une autonomie de 530 km sur le cycle WLTP. Rien d’impressionnant, d’autant plus que ce rayon d’action est uniquement possible en mode propulsion avec une puissance bridée à 430 ch. Sans battre de records, la recharge rapide est en contrepartie bonne, avec 350 kW en courant continu DC. Toute la production de la Ferrari Luce a été réservée pour l’année 2027. Il faudra donc se montrer patient, et signer un chèque dépassant le demi-million d’euros.
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