Mise à jour du 15 juillet 2026
OpenAI continue de réfuter avec véhémence les accusations d’Apple. Dans un communiqué adressé à Bloomberg, la start-up de Sam Altman indique prendre « ces allégations au sérieux », mais n’avoir eu « connaissance d’aucun élément permettant de les étayer ».
« Nous croyons en une concurrence loyale et au droit de chacun de travailler où il le souhaite, et nous nous concentrons sur le développement de technologies innovantes qui donnent aux gens les moyens d’agir partout dans le monde », déclare OpenAI.
New OpenAI statement on Apple’s trade secrets theft lawsuit:
“While we take these allegations seriously, we’re not aware of any evidence that this complaint has merit,” OpenAI said in the statement. “We believe in fair competition and allowing people the freedom to work wherever…
— Ed Ludlow (@EdLudlow) July 14, 2026
—————————————————————————————————————————-
Ce vendredi 10 juillet 2026, Apple a déposé une plainte civile contre OpenAI et deux de ses anciens salariés. Le géant de Cupertino accuse les deux individus d’avoir détourné des informations confidentielles au profit du roi de l’IA. Dans sa plainte, Apple demande à la justice américaine d’interdire à OpenAI d’exploiter tout secret d’affaires provenant de ses employés, actuels ou passés.
Qui sont les salariés pointés du doigt par Apple ?
Au cours de son passage chez Apple, le duo aurait récolté une foule d’informations sensibles, utilisées ultérieurement par OpenAI pour améliorer ses produits. La plainte vise notamment Tang Yew Tan, aujourd’hui directeur hardware chez OpenAI. Le responsable est accusé d’avoir régulièrement utilisé des secrets commerciaux issus de son ancien poste chez Apple pour mener à bien ses activités chez OpenAI.
La plainte mentionne aussi Chang Liu, un autre cadre d’Apple passé chez OpenAI. Celui-ci est accusé d’avoir quitté son poste avec des appareils internes sous le bras. Il se serait servi des appareils pour se connecter au réseau informatique d’Apple.
Dans la plainte, Apple accuse aussi OpenAI d’avoir incité des employés sur le départ à contourner les procédures de sécurité internes, visant justement à éviter les abus de ce type. Le roi de l’IA aurait même donné des conseils précieux aux salariés souhaitant démissionner de chez Apple sur la meilleure manière de contourner les procédures de sécurité. La plainte évoque une « stratégie » d’OpenAI « pour extraire des informations confidentielles » provenant de chez Apple.
Pour rappel, OpenAI a recruté énormément de personnes en piochant dans les rangs d’Apple au cours des dernières années. L’an dernier, plus d’une vingtaine d’anciens employés d’Apple ont fait leurs bagages pour rejoindre OpenAI. En deux ans, ce sont plus de 34 responsables qui ont migré d’un géant de la tech à un autre. Dans la plainte, Apple assure qu’OpenAI emploie plus de 400 de ses anciens salariés.
OpenAI dément
Apple souligne qu’il est indispensable de protéger des années de recherche et développement, notamment dans les domaines du matériel et de l’intelligence artificielle embarquée. Sans grande surprise, OpenAI nie vivement les accusations d’Apple. La société à l’origine de ChatGPT indique ne pas être « intéressée par les informations confidentielles des autres firmes ».
Our statement in response to this suit: We have no interest in other companies’ trade secrets. We remain focused on building innovative technology that empowers people everywhere. https://t.co/lIxGW6hyz5
— Drew Pusateri (@drewpusateri) July 10, 2026
Cette plainte s’inscrit dans un climat déjà tendu entre les deux entreprises. Depuis mai 2026, OpenAI envisage déjà de poursuivre Apple en justice. La start-up de Sam Altman estime que le partenariat signé en 2024 pour intégrer ChatGPT dans Siri et à l’échelle d’iOS ne tient pas ses promesses. Les négociations pour revoir cet accord n’avancent plus et se sont enlisées, surtout parce qu’Apple cherche désormais à intégrer d’autres intelligences artificielles concurrentes, comme Gemini de Google et Claude d’Anthropic.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.

