Une plate-forme de téléchargement de fichiers musicaux utilisant des mesures techniques de protection (DRM) ne doit pas réserver le service de téléchargement aux possesseurs d’un seul modèle de baladeur numérique. Elle doit en outre préciser clairement aux utilisateurs les restrictions d’usage affectant la circulation des ?”uvres musicales téléchargées à partir du site, afin de ne pas l’induire en erreur sur les qualités substantielles du service fourni. Le tribunal de grande instance de Nanterre vient ainsi de condamner la société Sony à verser à l’association de consommateur UFC-Que Choisir la somme de 10 000 euros de dommages et intérêts pour tromperie et vente liée (TGI Nanterre, 15/12/2006). La société exploite en effet un site légal de téléchargement pour lequel elle a recours à des DRM qui ne sont compatibles qu’avec une gamme de baladeurs qu’elle commercialise. Tout en rappelant que le recours aux DRM était licite, et qu’il n’était pas de son ressort de statuer sur l’interopérabilité des supports, le tribunal a considéré que cela revenait, dans le cas présent, à subordonner l’achat de fichiers musicaux figurant sur le site Sony, à l’achat dun baladeur de sa marque ?” seul capable de décoder les DRM ?”, et à tromper les utilisateurs en ne les informant pas clairement.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.

