C’est reparti pour une nouvelle année scolaire. Dès le mardi 1ᵉʳ septembre 2026, la grande majorité des élèves français, qu’ils soient en maternelle, en primaire, au collège ou au lycée, va reprendre le chemin de l’école. Côté enseignants, la pré-rentrée a lieu la veille, le lundi 31 août, pour préparer l’accueil des élèves.
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L’école, une cible de choix pour les hackers
Alors que la rentrée approche, les chercheurs de Check Point Research rappellent que le monde de l’éducation reste l’une des cibles privilégiées des pirates. Les organisations éducatives, comme les collèges, les universités, les instituts de recherche, et les écoles primaires et secondaires, ont enregistré en moyenne 4 696 cyberattaques par semaine entre janvier et juillet 2026. Il s’agit d’une moyenne mondiale, tous pays confondus. C’est 8 % de plus qu’à la même période un an plus tôt. C’est aussi et surtout plus du double de la moyenne mondiale tous secteurs confondus.
Les attaques se sont multipliées durant l’été, à l’approche de la rentrée scolaire. En juillet 2026, les établissements scolaires ont fait face à 4 848 attaques hebdomadaires en moyenne, une hausse de 14 % sur un an. Sans surprise, les cybercriminels profitent de la hausse des inscriptions et des réinscriptions pour multiplier les offensives. C’est l’Europe et l’Amérique latine qui affichent la croissance la plus rapide du nombre d’attaques.
« Une violation réussie peut affecter non seulement les établissements d’enseignement, mais aussi les élèves, les parents, les partenaires de recherche, les agences gouvernementales et les prestataires tiers connectés à l’écosystème académique », explique Check Point.
Les chercheurs ont remarqué énormément de nouveaux noms de domaine malveillants contenant des mots clés liés à l’école, tels que « school », « university », « college » ou « student ». En juillet 2026, 18 954 domaines piégés ont été recensés par les experts de Check Point. En parallèle, les chercheurs ont étudié plusieurs campagnes de phishing qui usurpent l’identité d’institutions éducatives et gouvernementales. D’autres campagnes s’appuyaient sur de faux PDF imitant des établissements scolaires pour renvoyer les internautes, via plusieurs sites compromis, vers de fausses pages de connexion Microsoft 365 et OneDrive destinées à voler des identifiants. Parfois, les pirates se cachent aussi derrière des sites promotionnels offrant des promotions ou des réductions pour les étudiants. Bref, tous les coups sont permis pour piéger les étudiants.
Le hack de l’Éducation nationale
En France, l’été a d’ailleurs été marqué par le nouveau piratage de l’Éducation nationale. Fin juillet, un pirate a exploité le compte d’un professionnel pour accéder au système d’information dédié à la formation des personnels. Il a ainsi pu exfiltrer une montagne d’informations personnelles sur des agents ayant exercé en académie depuis 2001, incluant identité, statut, fonction, et pour certains adresse postale, téléphone et numéro de sécurité sociale.
Revendiquée par les hackers de ZeroBytes quelques semaines plus tard, la cyberattaque s’est en fait soldée par le vol de plusieurs décennies d’archives administratives. Les pirates revendiquent également avoir dérobé des informations issues de SCONET, l’ancien système de gestion scolaire, incluant les coordonnées des collégiens et lycéens, leurs résultats, leur assiduité, leur dossier disciplinaire ainsi que leur parcours d’orientation et de décrochage. S’y ajouteraient des fichiers spécifiquement liés au suivi des élèves en difficulté, comme les convocations et comptes-rendus d’entretiens. L’attaque a été si dévastatrice qu’elle a considérablement perturbé et entravé la préparation de la rentrée scolaire. C’est la troisième fuite enregistrée par l’Éducation nationale.
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Les failles du monde de l’éducation
Les chercheurs soulignent que l’éducation occupe la première place du classement Check Point depuis plusieurs années consécutives. L’an dernier, le nombre d’attaques contre le monde scolaire avait déjà bondi de plus de 40 %. Pour expliquer le nombre croissant d’attaques, le rapport pointe du doigt des budgets informatiques souvent restreints, un personnel spécialisé réduit à peau de chagrin, et la multiplication des appareils personnels connectés, tant chez les élèves, les enseignants que les parents. Les chercheurs épinglent aussi l’adoption rapide d’outils reposant sur le cloud, sans les mécanismes de sécurité adéquats.
Face à ces différentes défaillances, Check Point recommande tout d’abord de sensibiliser le corps professoral, le personnel et les élèves aux risques du phishing, et de contrôler régulièrement les droits d’accès aux données sensibles des étudiants. Par ailleurs, les experts conseillent aux particuliers de vérifier systématiquement les adresses de sites avant de saisir des identifiants, d’activer l’authentification multifacteurs dès qu’elle est disponible, et d’installer les mises à jour sur tous ses appareils.
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