Ce vendredi 31 juillet 2026, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé qu’une nouvelle « intrusion frauduleuse » avait été détectée par ses systèmes. L’attaque est survenue dans la nuit du 25 juillet 2026. Selon le communiqué, l’accès frauduleux résulte de l’usurpation d’un compte d’un professionnel. Avec les identifiants de ce compte, l’attaquant a pu pénétrer dans le système d’information dédié à la formation des personnels.
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Quelles données ont été volées ?
Le pirate, dont l’identité est inconnue, est alors parvenu à accéder et à exfiltrer des données relatives aux « agents du ministère ayant exercé en académie depuis 2001 ». Parmi les informations compromises, on trouve surtout des « éléments d’identité et d’informations professionnelles », comme des statuts et des fonctions.
Pour une partie d’entre eux, « s’y ajoutent des coordonnées, adresse postale et numéro de téléphone, ainsi que le numéro de sécurité sociale », admet le ministère de l’Éducation nationale. La fuite ouvre la porte à des arnaques ciblées et à des attaques phishing contre les agents du ministère. C’est pourquoi le communiqué demande à « chacun la plus grande vigilance face aux tentatives de fraude qui peuvent suivre ce type d’incident, en particulier l’hameçonnage et l’usurpation d’identité ». Le ministère précise que le système compromis ne contient ni données bancaires ni mots de passe. De plus, il ne contient pas non plus de données relatives aux élèves.
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Un troisième hack en six mois
Le ministère n’a pas été en mesure de déterminer le nombre exact d’agents concernés. Un porte-parole a même confirmé qu’il n’existait pas encore de « volumétrie » précise à ce stade des investigations. Par contre, il confirme que des enseignants figurent parmi les personnes potentiellement touchées. Sans surprise, « les personnes susceptibles d’être concernées seront informées dans les meilleurs délais ». Conformément à ses obligations légales, le ministère a « déposé plainte et saisi l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), ainsi que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) ».
C’est déjà la troisième cyberattaque contre le ministère depuis le début de l’année 2026. En mars, l’institution avait déjà révélé le vol des données de 243 000 agents, stagiaires ou titulaires, essentiellement des enseignants, via le système Compas dédié à la gestion des stagiaires. Un mois plus tard, un vol de données des élèves avait été constaté par le ministère, affectant des millions de jeunes.
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