On a d’abord cru à un premier avril en retard, mais non, l’entreprise française LDLC a bel et bien décidé de sortir sa propre Stim Machine (sic), pied de nez assumé à la Steam Machine de Valve, dont le prix un peu élevé vient d’être dévoilé le lundi 22 juin 2026.
Les spécialistes du hardware français jouent la carte de la comparaison à fond en assumant dès la catchphrase du produit : « On fait mieux — au même prix, ou moins cher si vous montez vous-même. » Et en effet, leur Steam Machine version LDLC est vendue 999 euros en kit à monter soi-même, et 1039 euros en version déjà montée. Comme son modèle, la console PC est livrée sans contrôleur, mais LDLC propose sur la fiche produit en fin de page d’en commander un d’une marque tierce. Point de Steam Controller en vente chez eux en revanche, il ne faut pas pousser.
Le jeu de la comparaison plutôt à l’avantage de LDLC
Un peu plus bas, LDLC propose un comparatif avec la vraie Steam Machine. Celle-ci a été beaucoup critiquée par les premiers testeurs, du fait de son hardware un peu daté déjà pour un prix salé. Et force est de constater que sur le papier, LDLC propose mieux : une carte graphique avec une architecture plus récente RNDA 4 contre RDNA 3, un CPU Ryzen 8400 F équivalents au Zen 4 Custom de la Steam Machine.
Cela signifie que la Stim Machine pourra profiter de certaines nouvelles technologies que la nouvelle Steam Machine 2026 ne pourra pas exploiter aussi sereinement, comme le FSR 4 natif basé sur l’IA (même si Valve travaille sur la question) ou un Ray Tracing vraiment fluide (les premiers tests montrant que le cube de Valve est à la traîne dans cet exercice).

Ajoutons 16 Go de RAM DDR5 comme pour la console de Valve, un brin moins de stockage, 500 Go NVMe, mais deux emplacements pour aller plus loin si on le souhaite (mais en SATA donc un peu plus lent), et pour terminer un boitier standard Mini-ITX offrant nécessairement plus de possibilité d’amélioration matérielle dans le futur.
De façon plus anecdotique, on se penchera aussi sur la connectique légèrement mieux fournie, puisque la Stim Machine offre deux ports DisplayPort contre un côté Valve, une ribambelle d’USB A et un USB-C. Ce dernier est toutefois un peu moins véloce, puisqu’il est de génération 3.0 contre 3.2 chez Steam.
Et pour terminer, voici l’argument massue de LDLC : une garantie de 5 ans, bien meilleure que les 2 ans obligatoires de la Steam Machine. Ajoutons que la Stim Machine, d’après LDLC, pourra être livrée sous 7 jours, là où la véritable Steam Machine oblige à passer par un système de liste d’attente assez frustrant.
LDLC fait mine de ne pas comprendre l’intérêt de la Steam Machine
Une opération de communication très maligne, pour un produit qui ne se moque donc franchement pas du monde. À prix égal, la Stim Machine semble en effet, sur le papier, proposer mieux pour moins cher.
Ceci étant, il convient tout de même de nuancer à plusieurs égards. Déjà LDLC ne livre pas la console-PC avec SteamOS installé nativement (ni Window d’ailleurs). S’ils proposent un tutoriel sur leur page pour installer l’OS Open Source, on conviendra du fait que l’opération est un peu moins clé en main que le fait de recevoir la console déjà prête à l’usage. Pour avoir déjà installé SteamOS sur deux bécanes, rassurez-vous, l’opération demeure relativement accessible toutefois.
Ensuite, LDLC se garde évidemment, c’est le jeu, de pointer du doigt certaines concessions réalisées par sa machine à niveau hardware. En effet, la Stim machine n’intègre pas la fameuse LED à l’avant qui fait une partie du charme de la Steam Machine. Le design est d’ailleurs moins compact, puisqu’on passe d’un cube de 152 x 162 x 156 à un boitier plus rectangulaire et légèrement moins élégant coté Stim Machine.
Deux autres points peuvent être portés au crédit de la machine de Valve niveau matériel : la console possède en effet quatre antennes dédiées pour gérer les connexions sans fil, dont une exclusive au Bluetooth et une pour utiliser jusqu’à quatre Steam Controller sans aucun accessoire supplémentaire. La consommation du petit cube de Valve semble aussi moins importante, puisqu’il possède un TDP autour des 130 W, contre 350 W annoncés pour la machine de LDLC. Cette différence de consommation témoigne d’une chose : si on se base sur le suivi exemplaire du Steam Deck, la console de Steam devrait profiter, avec les années, d’un tuning excellent, ce que LDLC ne pourra jamais offrir avec une machine telle que celle-ci.
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