Depuis le lancement de ChatGPT, OpenAI a changé de dimension à une vitesse qui a pris beaucoup d’acteurs du secteur de court. Sauf que distribuer ses services via l’App Store d’Apple ou le Play Store de Google, c’est aussi accepter de jouer dans la cour des autres. Fabriquer son propre appareil serait une façon de s’en affranchir et visiblement, l’idée fait son chemin en interne.
Repenser le smartphone de fond en comble
Dans un long message publié sur X, l’analyste reconnu Ming-Chi Kuo fait le point sur les projets du géant de l’intelligence artificielle dans le domaine du smartphone. Fini les écrans d’accueil surchargés d’icônes ? C’est ce qu’OpenAI envisagerait.
La firme dirigée par Sam Altman viserait un appareil où l’utilisateur interagit directement avec un agent IA et non avec des applications. Concrètement, plutôt que d’ouvrir Gmail puis Uber puis Google Maps, vous formulez une demande et l’agent s’en charge. C’est un changement d’approche assez radical, et pas uniquement sur le papier.
L’architecture technique prévue reflète cette ambition. Une partie du traitement se ferait directement sur l’appareil, pour la gestion du contexte au quotidien. Les tâches plus lourdes passeraient par le cloud. Ce va-et-vient entre local et distant est au cœur du pari : rester réactif sans sacrifier la puissance. Reste à voir si la batterie suivra.
Des partenaires industriels de premier plan
Pour les puces, OpenAI aurait choisi de travailler simultanément avec MediaTek et Qualcomm. Les deux entreprises sont habituellement en concurrence directe sur le marché Android, les voir collaborer sur un même projet est pour le moins inhabituel. Les caractéristiques définitives ne seraient pas attendues avant fin 2026, voire début 2027.
Luxshare hériterait, elle, de l’exclusivité sur la conception système et la fabrication. Pour l’entreprise, c’est une opportunité rare. Elle n’a jamais réussi à s’imposer face à Foxconn dans la chaîne Apple, et elle le sait. Décrocher ce contrat lui ouvrirait une porte sur la prochaine génération de smartphones à un moment où tout reste encore à construire.
Le modèle économique pencherait vers un bundle comprenant le matériel et l’abonnement IA, à la manière de ce qu’on voit déjà avec certains services Microsoft ou Google. Et OpenAI partirait avec un avantage que ses prédécesseurs comme Humane ou Rabbit n’avaient clairement pas : une marque grand public installée et plus de 800 millions d’utilisateurs de ChatGPT. OpenAI ne voudrait plus seulement être le cerveau de vos outils : elle voudrait aussi fabriquer l’outil. La firme vise une production de masse pour 2028.
Ce projet s’ajouterait d’ailleurs à un autre chantier hardware déjà en cours chez OpenAI : un boîtier sans écran codéveloppé avec le designer Jony Ive, attendu pour 2027. Selon certaines rumeurs, il pourrait s’agir d’une enceinte connectée évidemment dopée à l’IA. Deux paris matériels en parallèle, pour une entreprise qui n’a jamais fabriqué autre chose que du logiciel, ça commence à faire beaucoup.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.

