Une Canadienne engage des poursuites contre OpenAI et son PDG Sam Altman devant la justice américaine. Elle estime que ChatGPT a contribué au suicide de sa fille en validant ses pensées suicidaires. Cette procédure s’ajoute à une série de plaintes visant l’entreprise pour les mêmes faits.
Une nouvelle plainte contre OpenAI
L’action en justice a été déposée par Kristie Carrier, dont la fille Alice Carrier s’est suicidée le 2 juillet 2025 à Montréal à l’âge de 24 ans. La plainte, déposée devant un tribunal de San Francisco, vise OpenAI et son dirigeant Sam Altman.
Selon la plainte, Alice Carrier, développeuse web à Montréal, a commencé à utiliser ChatGPT en 2023 pour obtenir de l’aide sur des questions techniques liées à l’informatique et aux jeux vidéo. Au fil du temps, ses échanges seraient devenus plus personnels. La jeune femme aurait alors évoqué à de nombreuses reprises ses idées suicidaires ainsi que différentes méthodes pour mettre fin à ses jours.
La plainte révèle qu’Alice Carrier a mentionné ses pensées suicidaires plus d’une douzaine de fois à l’IA avant son décès. ChatGPT qui lui recommandait initialement de contacter les secours ou des services spécialisés, aurait fini par valider certaines pensées suicidaires de la jeune femme et remis en question l’utilité d’une assistance psychologique. L’avocat de la famille estime que ChatGPT n’a ni interrompu la conversation ni déclenché de mécanisme d’alerte alors que l’utilisatrice évoquait un passage à l’acte. Il considère que ces manquements engagent la responsabilité d’OpenAI et de son fondateur.
Une situation « déchirante » pour OpenAI
Kristie Carrier, mère de la victime réclame des dommages et intérêts suite au décès de sa fille, mais également des changements dans le fonctionnement de ChatGPT. Elle demande notamment l’interruption automatique des conversations portant sur l’automutilation ou le suicide ainsi que l’affichage d’avertissements spécifiques. « Les premières voitures n’avaient pas de ceintures de sécurité celles-ci ont dû être ajoutées pour protéger les gens. Et si OpenAI ne veut pas ajouter de ceintures de sécurité, ou être honnête au sujet des risques liés à l’utilisation de ses produits, je suis prête à lui demander des comptes », a-t-elle déclaré. À ce stade, les accusations formulées par la plaignante n’ont pas été examinées par la justice américaine.
Dans un communiqué transmis à Global News, le porte-parole d’OpenAI, Drew Pusateri, a qualifié cette affaire de « déchirante ». Il a indiqué que l’entreprise examinait actuellement la plainte et que les échanges mentionnés auraient eu lieu sur une ancienne version de ChatGPT qui n’est plus disponible. OpenAI rappelle également que ChatGPT n’est pas conçu pour remplacer une prise en charge psychologique professionnelle et affirme avoir modifié le comportement de l’IA dans les situations sensibles.
Cette nouvelle procédure n’est pas un cas isolé. Selon l’avocat de Kristie Carrier, OpenAI fait face à 18 plaintes similaires déposées par des familles de personnes ayant tenté de se suicider ou ayant mis fin à leurs jours.
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Source : Global News

