La Mazda MX-5 est une icone automobile. Lancé en 2015 et restylé le mois dernier, le modèle actuel n’a pas pris une seule ride. C’est heureux, car la nouvelle génération du cabriolet japonais n’est pas pour tout de suite. Mazda a en effet confirmé qu’un lancement cette année est hautement improbable, et il en est probablement de même l’année prochaine. Cela signifie que la MX-5 cinquième du nom est attendue au plus tôt pour 2028.
Le report à 2028 : un choix stratégique ?
Pourquoi le retard est aussi important ? Car la marque doit renouveler son modèle phare à un moment charnière où l’électrification est privilégiée à tous les niveaux. Problème, l’ajout d’une batterie alourdirait notablement la voiture, ce qui est complètement contraire à sa philosophie originelle. La marque japonaise préfère ainsi temporiser afin de savoir s’il est vraiment pertinent d’électrifier la MX-5.
Le dernier souffle du moteur thermique
Bonne nouvelle, les responsables chez Mazda ont affirmé que la cinquième génération du cabriolet sera thermique. Mais ce sera la dernière à l’être véritablement, et avec une ludique boîte mécanique à six rapports. La sixième génération, qui est également planifiée pour 2035, devrait être entièrement électrique, ou à minima hybride. Impossible en effet d’y couper en raison des normes antipollution de plus en plus coercitives.
Le carburant synthétique ou l’hybride ?
Le carburant synthétique, retenu en solution par d’autres marques comme Porsche, pourrait se présenter comme une réponse viable au problème. Mais orienter les investissements dans cette technologie demeure encore risqué, car il est impossible de savoir si cette alternative sera validée par les législateurs. Ces derniers semblent aujourd’hui aller droit vers les véhicules électriques, ce qui n’a rien de surprenant.
Le poids, l’ennemi numéro un de Mazda
Mazda a d’ailleurs un autre souci important à régler sur la future MX-5. Celle-ci devra rester légère. Et la légèreté, c’est bien le premier tracas de Masashi Nakayama, designer en chef de la marque : « le premier point important est que la MX-5 soit légère. Le deuxième point important, c’est qu’elle soit encore plus légère ». Le fait que l’auto soit toujours thermique facilite les choses. Mais en réalité, cela demeure un véritable défi.
La chasse au superflu pour rester sous la tonne
Si le bloc atmosphérique restera ainsi au programme, il connaîtra de nombreuses améliorations visant à abaisser ses émissions polluantes. Une hybridation légère qui n’impacterait pas le plaisir de conduire figure parmi les solutions les plus souhaitables. La version RF avec un toit en dur pourrait être abandonnée au profit de la capote en toile, naturellement plus légère.
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Source : Auto Plus

