Tesla a lancé le 3 septembre dernier ses Cybercab dans les rues d’Austin, au Texas. L’engin ultra futuriste couleur or n’a pas manqué d’attirer les curieux qui ont immédiatement commandé leurs premiers trajets. Même les autorités s’y sont mises, mais pas pour de très bonnes raisons… L’agence américaine pour la sécurité routière a en effet ouvert une enquête sur ce nouveau service.
Selon elle, les Cybercab ne seraient pas conformes pour circuler en sécurité. Il leur manque en effet un volant et des pédales pour pouvoir reprendre le contrôle du véhicule en cas de défaillance. Tesla, de son côté, se défend, en affirmant que le Cybercab respecte bien toutes les normes de sécurité en vigueur. Comment est-ce possible s’il n’y a aucun contrôle conventionnel à bord ?
Le secret percé par un utilisateur sur les réseaux sociaux
Beaucoup ont mené l’enquête, et c’est un simple utilisateur qui a certainement découvert sans le vouloir la parade montée par la marque américaine. Dans un post sur X, Matthew Skrzypczak explique une fois à bord que « l’écran était configuré différemment, avec un joystick virtuel pour la conduite manuelle ». Ce n’était pas prévu, et forcément, l’homme a tenté de prendre lui-même le contrôle du véhicule, en vain.
Weird #cybercab situation! When I got in the vehicle, the display was in a different configuration with a virtual joystick for manual driving! I have a feeling I wasn’t supposed to see this… but I try to manually drive the vehicle anyway! 😂 @wholemars @DirtyTesLa @DavidMoss… pic.twitter.com/mQsoDFDbEJ
— Matthew Skrzypczak (@MatthewSkrzypc1) September 7, 2026
L’écran tactile du Cybercab était divisé en deux parties. Celle de droite affichait la caméra frontale de l’engin ainsi que les deux enregistreurs latéraux alors que celle de gauche, plus intéressante, montre un joystick virtuel. Celui-ci est accompagné de deux pictogrammes matérialisant un volant tourné à gauche et à droite. Cela signifie bel et bien que cette commande est reliée à la direction du véhicule.
Une solution d’appoint pour contourner la loi ou pour la maintenance ?
Mieux, glisser le joystick vers le haut ou le bas permettrait de faire avancer ou reculer le Cybercab. Il est également possible d’ouvrir ou fermer les portes du véhicule, de l’arrêter ou de klaxonner. Ce menu secret pourrait donc répondre aux demandes des autorités… ou pas. Ces commandes n’étant pas physiques, il ne serait pas étonnant que cette solution soit rejetée. La véritable utilité de la chose est possiblement ailleurs.
L’idée serait en effet de rendre le véhicule pilotable manuellement dans des situations bien précises. Lors de l’entretien par exemple, où les employés pourraient avoir besoin de déplacer le Cybercab dans des zones complexes. Si le système autonome est incapable d’assumer la conduite, il faut un backup pour que les humains puissent prendre le contrôle. Commode, certes, mais toujours pas réglementaire.
Vers des Cybercab équipés de vrais volants et pédales ?
Cela coïncide parfaitement avec les propos tenus en octobre 2025 par Robin Denholm, la présidente du conseil d’administration de Tesla. Celle-ci avait précisé au lancement du véhicule que s’ils étaient nécessaires, volant et pédales étaient adaptables au Cybercab. On peut la croire car de nombreux prototypes de l’engin ont été aperçus avec un volant et des pédales en chair et en os.
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Source : Electrek

