Le FSD est la marque de fabrique de Tesla, et possiblement son premier argument de vente. Il faut dire que pour bon nombre de personnes, la perspective de se faire entièrement conduire est terriblement séduisante. Sauf qu’une assistance aussi poussée soulève aussi des problèmes d’ordre juridique : en cas d’accident avec le système, qui sera réellement responsable ? Tesla est déjà en pleine guerre sur le sujet.
Chez Toyota, on préfère y aller mollo : la marque japonaise vient tout juste d’annoncer qu’elle concurrencera le FSD de Tesla d’ici 2028. C’est long, et les différences seront claires pour éviter toute ambiguïté. Alors que le système américain prend en charge la conduite du début à la fin du trajet renseigné, celui de Toyota décomposera cette tâche en plusieurs parties avec une dernière barrière surveillant le comportement de l’ordinateur.
Une technologie de pointe mais une responsabilité totale pour le conducteur
En cas de conduite qui paraîtrait dangereuse ou risquée, l’ensemble bloquera immédiatement toute prise de décision du système afin d’éviter toute situation périlleuse. Là est la différence majeure avec le FSD, qui préfère tout faire quitte à frôler l’accident. Toyota affirme que son approche pourrait éviter près de 60 % des accidents. Le constructeur japonais ne s’amuse d’ailleurs pas à entretenir le flou sur les différents niveaux d’assistance.
Akihiro Sarada, directeur du centre de développement logiciel chez Toyota, affirme que sa marque développe « la technologie de niveau 4 sur le plan technique, mais la [commercialise] comme une technologie de niveau 2++ ». Au lieu de vouloir impressionner à tout prix, « nous procéderons de manière à garantir à la fois la sécurité et la transparence de la technologie » ajoute-t-il. Les déclarations sont donc on ne peut plus claires.
Lexus en première ligne avant une démocratisation prévue pour 2030
En insistant sur le « niveau 2++ », Toyota confirme que ses conducteurs resteront responsables en cas d’accident causé par le pilotage semi-automatique. En effet, contrairement au niveau 3, le niveau 2 de conduite semi-autonome impose aux conducteurs une vigilance de tous les instants, et implique donc leur entière responsabilité face à tout imprévu.
Si Toyota prévoit d’intégrer ce système à partir de 2028, cela ne concernera que ses modèles les plus haut de gamme représentés par Lexus. Ce n’est qu’à partir de 2030 que cet équipement ruissellera sur le reste du catalogue. On ignore encore quels seront les premiers marchés concernés. Possible que l’Europe et les États-Unis soient en tête pour expérimenter la chose. Tesla a donc encore deux ans pour rendre le FSD plus mature face à cette nouvelle menace.
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Source : Inside EVs

