Même si je suis plutôt d'accord avec l'analyse, je tique un peu sur :
ils étaient là a croire que l'internaute était un blaireau facile a alléger du porte-feuilles quitte a l'endetter
"A croire que" ? Mais ils ont parfaitement compris que, pas seulement l'internaute, mais le consommateur moyen, EST un blaireau.
Tu critiques, à raison, le contenu des programmes télé où le niveau des productions musicales. C'est pourtant bien ces "oeuvres" débilisantes qui sont téléchargées en masse. Personnellement, la bande annonce des "Bronzés 3" + les critiques sur le film (c'est un exemple parmi tant d'autres...) me suffisent à comprendre que je n'aimerai pas. Je n'ai pas envie de le télécharger et encore moins de perdre mon temps à le voir pour confirmer cette conclusion.
Si vraiment, les consommateurs dans leur intégralité voulaient que l'offre culturelle française (dans le sens disponible en France et non pas franco-française) s'améliore sensiblement et s'élargisse à d'autres cultures, alors non seulement ils n'achèteraient pas DVD / CD ni ne regarderaient certains programmes douteux à la télé, mais ils ne téléchargeraient rien de ces programmes non plus ! Parce que ces téléchargements = demande = augmentation de l'offre. Et on ne s'en sort plus.
Alors se plaindre de l'enrichissement à nos dépends (quoi que la rébellion est bien faible) des majors est un peu naïve. Il suffit de se mettre 5 minutes dans à leur place (ouhh que c'est désagréable comme sensation) : si demain je lance un produit nul que tout le monde veut parce que je suis très doué en marketing, et qu'ils le téléchargent plutôt que de l'acheter, je vais protester, évidemment, car le manque à gagner sera flagrant. Et si on me dit qu'on n'achète pas mon produit parce qu'il est nul, je pourrai, en toute bonne foi, m'étonner de ce diagnostic en comparaison de son succès dans l'illégalité.
Tout ça pour dire que les majors, les chaînes de télé, les politiques, etc etc ont bien raison de prendre les consommateurs pour des cons, car ils le sont ! Et vu les mentalités, il leurs restent de belles années à nous proposer leurs pourritures.