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Denis Olivennes (Fnac) : ' Un titre se vend deux fois plus sans DRM '

Le PDG de la Fnac participait ce 29 mai à un colloque sur les problèmes posés par le Net et le P2P en matière de distribution de musique.

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<i>01net. :</i> Que pensez-vous de l'état actuel du débat sur la musique et Internet, après plusieurs années de discussion ?

Denis Olivennes : On est loin d'avoir épuisé le sujet dans le sens où je crois qu'il n'y a aucun consensus dans l'opinion, ni sur le diagnostic ni sur les solutions, et qu'on n'a pas encore trouvé la bonne coopération entre les différents acteurs, que ce soit les producteurs de contenus (cinéma ou musique), les fournisseurs d'accès à Internet et, même s'ils n'existent pas, les représentants des internautes.
On a encore du chemin à faire pour trouver un point d'équilibre satisfaisant. C'est-à-dire qui permette aux internautes de jouir librement d'Internet, au Web de se développer, aux droits d'auteur d'être protégés et aux artistes d'être rémunérés.
On a l'impression que pas mal d'antagonismes subsistent, notamment beaucoup de ranc?"ur à l'égard des fournisseurs d'accès à Internet, encore accusés de profiter du piratage. Avez-vous le sentiment que les choses avancent ?
C'est dommage qu'il y ait des antagonismes. On se tromperait en pensant que la lutte contre la consommation illégale freinerait le développement d'Internet. La Toile va se développer de toute façon. Et les fournisseurs d'accès ont tout intérêt à avoir des contenus demain. Mais si on casse la chaîne de financement de la création, on n'aura pas de contenus, ou pas assez, ou pas les meilleurs. Donc, on a un intérêt collectif à trouver un point d'accord.
Il faut penser en termes de coresponsabilité. Les internautes, les fournisseurs d'accès, les distributeurs de contenus et les artistes sont coresponsables du développement de l'accès à la culture. Ce n'est pas du tout naïf ou utopique de dire cela. C'est comme ça qu'on arrive aux bonnes solutions.
Quand la Fnac prend des initiatives, comme retirer les DRM sur une partie du catalogue vendu en ligne, est-ce compliqué ou avez-vous les coudées franches ?
Nous avons dit, il y a très longtemps, bien avant le débat [parlementaire, NDLR] sur le droit d'auteur, dès l'apparition des iPod, qu'il fallait absolument que les systèmes d'écoute de la musique soient interopérables. Il est injuste que des constructeurs captent une partie du marché au détriment du droit du consommateur. Ce droit, c'est de pouvoir, une fois un contenu acheté, l'écouter sur le baladeur de son choix.
Nous avons dit à l'époque que c'était même une incitation très forte au piratage : si je télécharge de manière illégale un titre, je peux l'écouter sur le baladeur de mon choix parce qu'il est en MP3, alors que si je le télécharge sur iTunes, je ne pourrai l'écouter que sur un baladeur Apple. Les constructeurs ne nous ayant pas écoutés, au bout d'un moment, on a dit ' nous, nous sommes du côté du consommateur, donc nous nous prononçons contre les DRM '.
Les maisons de disques n'étaient pas très partisanes non plus de l'abandon des DRM...
Non, mais nous avons imposé, si j'ose dire, notre point de vue. Nous leur avons dit ' vous devriez, maisons de disques et constructeurs de baladeurs, vous mettre d'accord '. Comme c'est le cas pour le cinéma : les vidéos, vous pouvez les voir sur le magnétoscope de votre choix.
Avez-vous tiré un premier bilan de la suppression des DRM ?
Un titre sans DRM est vendu deux fois plus qu'un titre avec DRM. C'est très, très efficace, parce que c'est la liberté. Parmi les éléments que le consommateur recherche, il y a évidemment la fluidité de la consommation.
Il y a un modèle économique qui fait son chemin, celui du téléchargement gratuit financé par la publicité. Est-ce que cela vous fait peur ?
J'ai moi-même défendu cette idée. Nous sommes un distributeur physique, mais nous sommes aussi Fnac.com et Fnacmusic, un e-commerçant de contenus et de logiciels, donc je pense que plusieurs modèles vont se développer. Des modèles d'achat au titre, de forfait, de location, de gratuité financée par de la publicité...
Pour l'instant, les premiers pas ne sont pas absolument probants parce que cela suppose que le consommateur accepte quelques secondes de publicité avant d'écouter son titre. Mais pourquoi pas. Je pense que le système Internet sera un système ouvert et multiforme.
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Avis sur «Denis Olivennes (Fnac) : ' Un titre se vend deux fois plus sans DRM '»

 

Pourquoi, ô grand dieu pourquoi...

de Sylvain228 , posté le 29 mai 2007 à 23h06
... M.Olivennes n'avez-vous donc pas d'emblée proposé le catalogue des indépendants, qui n'a jamais demandé à être DRMisé, sans DRM ?

Peut-être parce qu'en fait aujourd'hui d'enlever les DRM vous permet de communiquer dessus, en vous mettant du côté des consommateurs ... tel un agitateur culturel comme votre enseigne se plaît à le revendiquer... ou alors peut-être tout simplement parce que c'est la seule voie qui vous reste (face à l'iPod et au Zune - de votre partenaire de DRM qui lui-même vous renie aujourd'hui) de ne pas perdre vos parts de marché dans le secteur de la vente de musique ?

Je ne manque pas de sourire en tout cas à chaque fois que vous vous mettez en tant que pionnier ET défenseur des intérêts du consommateur sur le dossier des DRM... Manquerait plus que demain vous nous annonciez que vous soyiez également le défenseur des nouveaux talents et des artistes avec une grande richesse de catalogue (quoi que c'est peut-être déjà fait, non ?)

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enfin ils se rendent compte

de siger95 , posté le 30 mai 2007 à 14h26
c'était sur dès le début que ca se vendrait mieux. il n'aurait jamais fallu mettre les drm en place. Maintenant pour ce que ca se vende mieux il faudrait baisser les prix, car ca reste le meme prix que les cd .

mais comme d'habitude ca n'est qu'après qu'ils se rendent compte de l'intéret du truc.
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Ignare !

de ginevra , posté le 09 décembre 2007 à 10h58
vous avez plein la bouche de la"culture", savez-vous au moins ce que c'est ? la fnac
rosny est incapable de four-
nir de la musique classique que je dois commander directe
ment chez le distributeur,
alors taisez-vous donc ! et
essayer de vous "cultiver". ce n'est pas parce que vous avez un flutiste du XVIIIe
siècle derrière vous que vous
savez de quoi vous parlez !
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