Installation, synchronisation à la box, abonnement payant, batterie insuffisante… les raisons de pester contre les caméras de surveillance ne manquent pas. Malgré leur efficacité démontrée et leur intérêt pour protéger le foyer, ces gadgets tech souffrent d’une mauvaise réputation, il faut le dire, régulièrement justifiée.
Aussi, lorsqu’une nouvelle caméra débarque avec la promesse de nous débarrasser de l’essentiel de ces tracas, on la regarde avec un regard dubitatif… et on décide de la tester. C’est ainsi que nous avons décidé de passer sur le grill la Reolink Solar Foodlight, une caméra de surveillance IP a priori classique dans son approche mais forte de deux arguments majeurs : une installation des plus simples et une autonomie complète grâce à la présence d’un panneau solaire. Une solution parfaite pour la maison connectée ?
Une caméra pour surveiller les abords de la maison
Ces deux atouts ne sont évidemment pas les seuls de cette caméra. La Solar Floodlight est également pourvue de deux projecteurs latéraux affichant 1000 lumens en luminosité.

Côté image, Reolink a doté son gadget d’un capteur de 4 mégapixels et d’un angle de vision de 150°.
Enfin, la batterie de 7 800 mAh est alimentée par un petit panneau solaire qui, selon la marque, n’aurait besoin que d’une heure d’ensoleillement pour fonctionner toute une journée, mais aussi la nuit avec les projecteurs allumés.
Enfin, en cas de détection, une sirène d’une puissance de 110 dB est là pour dissuader tout intrus d’aller plus loin.
Installation : deux trous dans le mur et… c’est tout
La première des craintes lorsqu’on s’attaque à l’installation d’une caméra de surveillance, c’est celle de devoir l’installer. Où la positionner, certes, mais surtout comment faire passer le câble qui doit l’alimenter et par conséquent où percer. C’est la première des bonnes nouvelles avec le dispositif de Reolink : la caméra fonctionne sans nécessité d’être reliée à une prise électrique. Elle est auto-alimentée par un petit panneau solaire qui se trouve à son sommet. Bien entendu, si l’ensoleillement venait à manquer, un port USB-C permet de recharger la batterie, ce qui impose dès lors de décrocher la caméra.

En conséquence, lors de l’installation de la Reolink Solar Foodlight, il faut également penser à son positionnement et à son nécessaire ensoleillement.
Pour le reste : c’est d’une extrême simplicité : il suffit de percer deux trous là où le dispositif doit être fixé. Reolink fournit les chevilles et les deux vis qui permettent de fixer le socle de la caméra sur le mur souhaité. Une fois cette étape des plus basiques réalisée, il n’y a plus qu’à venir visser la caméra sur son socle et à la positionner comme souhaité.
Un outil est également présent dans la boîte, il s’agit d’une clé de serrage spécialement conçue pour donner les derniers tours de vis au système de fixation. Ce procédé a un double intérêt : garantir le bon maintien de la caméra, mais aussi la protéger contre quiconque voudrait la voler ou la désamorcer. Or sans cette clé, il est bien plus complexe de décrocher la Reolink Solaf Floodlight.

Prise en main et fonctionnement
La première impression lorsqu’on déballe la Solar Floodlight, c’est celle d’un accessoire de qualité. Le poids relativement conséquent de la caméra y fait pour beaucoup, mais pas seulement. L’ensemble donne une impression de robustesse, même les épais plastiques qui couvrent les ports USB-C et microSD sur la face inférieure. Impression confirmée à la lecture de la fiche technique : la caméra est certifiée IP66 et peut supporter des températures allant de -20°C à plus de 50°C.

Le fait est qu’une fois la caméra de surveillance installée, il n’y a plus grand-chose à faire de concret à part se plonger dans son application. Attention, en fonction de votre curiosité ou de votre volonté de compréhension de votre caméra, cette prochaine étape peut prendre de longues minutes, voire quelques heures.

Une application ultra complète
En effet, chez Reolink, tout se passe sur l’application maison. Qu’il s’agisse de voir ce que voit la caméra, bien sûr, mais aussi pour ce qui est de la régler aussi bien sur le comportement de son système d’éclairage que sur ses modes de détection et d’alerte.

L’application de la Solar Floodlight regorge de menus et même si elle est plutôt intuitive en matière de navigation, il faudra de longues minutes pour déterminer le niveau de lumière, la sensibilité des alertes, les zones à ne pas filmer, les heures auxquelles il faut surveiller ou plus généralement la façon dont vous souhaitez que votre caméra vous alerte en cas de détection.
Sur ce point, l’application Reolink s’avère ultra complète et permet, bien entendu, de contrôler plusieurs dispositifs à la fois.

Dans notre cas, il nous fallait définir une zone de non-détection (la rue), une zone sensible à masquer (un petit arbre) ainsi qu’une gestion plus fine de l’éclairage. Pour chacune de ces fonctionnalités, l’application propose un menu et plusieurs options pour un maximum de personnalisation.
Trop sensible ?
Après plusieurs semaines d’essai, nous avons constaté une certaine hypersensibilité de la caméra qui ne cessait de nous notifier… pour signaler les mouvements de branche d’un arbuste dans son champ de vision. Malheureusement, le changement de la sensibilité du niveau de détection n’a pas réduit le nombre d’alertes, ou vraiment trop peu pour que ce soit significatif.
En conséquence, la seule parade que nous avons trouvée pour ne pas être harcelés de notifications Reolink a été de masquer l’arbuste récalcitrant en créant une zone de non-détection sur son emplacement.

Nous avons également constaté quelques confusions au niveau du type d’alerte. En effet, la Solar Floodlight a parfois tendance à confondre animaux et humains. Or, si ce n’est pas particulièrement dommageable, ça démontre également qu’elle n’est pas la plus précise en matière de détection. Toutefois, à moins de 100 euros, c’est un compromis acceptable.
De même, à l’usage, nous avons constaté un léger délai entre le moment de la détection et celui de l’enregistrement. Celui-ci peut varier en fonction des options choisies. Sur ce point, la Solar Floodlight de Reolink n’est certainement pas la plus véloce, mais là encore pour une surveillance d’appoint, le résultat est satisfaisant.
Des panneaux LED à régler comme bon vous semble
L’un des avantages de cette Reolink Solar Floodlight, c’est la présence de deux panneaux LED de part et d’autre de la caméra. Ceux-ci sont non seulement relativement imposants, mais ils sont aussi orientables de sorte que la lumière peut être projetée sur une surface choisie et assez étendue.
Reolink annonce une luminosité maximale de 1000 lumens, ce qui est considérable compte tenu de la compacité de l’ensemble et du fait que les deux panneaux ne reposent que sur l’ensoleillement pour fonctionner.

Quant au fonctionnement de ces petits projecteurs, c’est évidemment au propriétaire de la caméra de le définir. Éclairage permanent, activation en cas de détection d’une présence ou même clignotement en mode alarme pour faire fuir d’éventuels intrus, tout cela est réglable via l’application tout comme l’intensité de la lumière émise.
Quid des performances ? Après plus d’un mois de test, l’évidence s’impose. Sur l’aspect « éclairage » et utilisation de ses panneaux LED, la Solar Floodlight est une réussite. Les projecteurs sont suffisamment puissants pour éclairer même une zone assez large, et les différents réglages permettent de s’en servir à la fois comme d’une source de lumière d’appoint et d’un système anti-intrusion.
Auto-alimentation : la meilleure des solutions ?
Peut-on vraiment faire tourner une caméra de surveillance et ses lampes LED avec un petit panneau solaire de 3 W ? Oui, selon Reolink, qui affirme même qu’une seule heure d’ensoleillement quotidienne suffit à faire tenir sa caméra pendant 24 heures.
Bien entendu, tout dépendra du type d’utilisation qui en sera fait et tout ça va se régler dans les paramètres de l’application. Comprenez que si vous souhaitez en faire votre lumière d’appoint, elle consommera évidemment plus que si elle ne s’active que lorsqu’elle détecte une présence.
Au cours de notre test, nous avons opté pour une configuration en mode « caméra de sécurité », c’est-à-dire avec une activation uniquement en cas d’alerte ou sur requête de l’application lorsque nous souhaitions avoir un aperçu des environs. Nous avons volontairement installé la caméra sans la charger auparavant directement après la sortie de la boîte. Le dispositif était à 62% de charge et au cours des quatre semaines pendant lesquelles s’est déroulé le test nous n’avons jamais constaté un niveau de batterie inférieur à 50%. Pourtant, du fait de son emplacement un peu particulier, notre Solar Floodlight ne bénéficie pas d’une exposition au soleil particulièrement avantageuse. Il semblerait donc bien que le pari de Reolink soit tenu.
Faut-il souscrire à un abonnement ?
Accolé à ses caméras de surveillance, Reolink propose un abonnement Cloud. Celui-ci débute à 3,26 euros par mois et permet essentiellement de stocker l’historique vidéo des alertes sur un serveur distant.
Certes, Reolink met en avant quelques autres avantages tels que la « Recherche vidéo IA » ou les « notifications enrichies », mais c’est à peu près tout.
Fort logiquement, la question qui se pose est celle de l’intérêt de payer un abonnement et la réponse dépend réellement de chacun. Il s’agit ici d’une option de confort qui permet de se passer de l’achat d’une carte microSD ou qui compense ses limites (stockage, dégradation, etc.).
Toutefois, la Solar Floodlight peut très bien fonctionner sans abonnement et c’est l’un des arguments qui la rendent particulièrement intéressante.
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