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Test Motorola Signature : un smartphone élégant et ultra-fin qui s’attaque aux géants

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1 299.00 € *

* Prix public conseillé

Le nouveau Motorola Signature promet de réconcilier le design ultra-fin avec les performances sans compromis d’un véritable smartphone premium. Face à des concurrents qui ont souvent sacrifié l’autonomie ou la photographie sur l’autel de la finesse, ce modèle aux allures de bijou technologique prétend cocher toutes les cases. Voici ce que l’on a pensé après plusieurs jours de test.

L'avis de 01net.com

Motorola Signature

Les plus

  • + Le design réussi
  • + La partie photo
  • + Un bel écran ...
  • + L'autonomie correcte
  • + Le suivi logiciel pendant 7 ans !

Les moins

  • - Les performances en retrait des meilleurs
  • - La chauffe rapide
  • - ... mais qui aurait pu être un peu mieux calibré
  • - Le prix en hausse par rapport au lancement
  • - Un logiciel un peu trop confus avec beaucoup d'IA

Autonomie

4 / 5

Charge

4 / 5

Écran

3 / 5

Photo & vidéo

4 / 5

Rapport qualité-prix

3.5 / 5

Note de la rédaction

Voir le verdict

Fiche technique

Motorola Signature

Système d'exploitation Android 16
Système sur une puce (SoC) Qualcomm Snapdragon 8 Gen 5
Capacités de mémoire vive disponibles 16 Go, 12 Go
Capacités de stockage disponibles 256 Go, 512 Go, 1 To
Taille de l'écran 6.8 "
Voir la fiche complète

Le marché des smartphones haut de gamme de ce début d’année 2026 a tendance à stagner visuellement, avec des appareils de plus en plus lourds et épais. Le Motorola Signature vient bousculer cet écosystème en prouvant qu’un constructeur peut encore innover sur le format sans renier la fiche technique. Il s’inscrit dans la lignée du Edge 70, mais vient corriger son principal défaut : l’absence d’un véritable processeur de pointe.

La promesse marketing de Motorola est claire : offrir l’expérience Android la plus chic du marché, capable de rivaliser avec un Samsung Galaxy S25 Edge ou un iPhone Air, mais sans sacrifier la batterie ni la polyvalence photographique. Reste à savoir si cette montée en gamme assumée réussit à justifier son ticket d’entrée dans la cour des très grands, c’est ce que nous allons voir.

Prix et disponibilité du Motorola Signature

Dévoilé en grande pompe lors du CES de Las Vegas début 2026, le Motorola Signature a connu un lancement commercial pour le moins mouvementé. Si le constructeur sino-américain avait initialement laissé miroiter un tarif agressif de 999 euros, la réalité économique en a décidé autrement. Frappé de plein fouet par la crise mondiale de la RAM (la mémoire vive qui permet à votre téléphone de gérer plusieurs tâches simultanément), le marché, devenu extrêmement volatil, a contraint la marque à revoir sa grille tarifaire à la hausse avant sa sortie.

Résultat des courses, le Motorola Signature est officiellement affiché à 1299 euros sur le site du fabricant. Pour le marché français, Motorola a fait le choix de la simplicité en ne proposant qu’une seule configuration ultra-musclée : 16 Go de RAM couplés à un généreux stockage de 512 Go. Ce positionnement tarifaire le place donc en confrontation directe avec des mastodontes comme le Honor Magic8 Pro ou l’Oppo Find X9 Pro. Côté esthétique, l’appareil se décline en deux finitions certifiées Pantone : le noir (Carbon Shadow) et un vert (Martini Olive).

Design : un smartphone pensé pour le quotidien

L’esthétique est indéniablement le premier argument de frappe du Motorola Signature. Avec une épaisseur d’à peine 6,99 mm, il figure parmi les terminaux les plus fins du marché. Si l’iPhone Air ou le Galaxy S25 Edge font un peu mieux sur le papier (5,6 et 5,8 mm), la différence au quotidien est… mince. Cette finesse, couplée à un poids plume de 186 grammes, offre un confort de préhension dont on se souvient, loin des briques frôlant les 230 grammes que l’on trouve communément à ce prix.

Motorola Signature (5)
Motorola Signature © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Motorola a fait ici l’impasse sur le titane, lui préférant un cadre en aluminium renforcé de qualité aéronautique. Ce choix s’avère payant : le téléphone ne montre aucune faiblesse structurelle. Le dos du smartphone profite d’une finition texturée très agréable. Ces matériaux certifiés Pantone ne retiennent pas les traces de doigts et confèrent au produit une véritable allure de luxe.

Motorola Signature (8)
Motorola Signature © Laura Mietton Servadei / 01net.com

La robustesse n’a pas été sacrifiée sur l’autel du design. Le Signature bénéficie non seulement d’une double certification IP68 et IP69 (ce qui signifie qu’il résiste à l’immersion prolongée dans l’eau douce, mais aussi aux jets d’eau à haute pression et haute température), mais il répond également à la norme militaire MIL-STD-810H. Cela garantit sa survie face aux chocs thermiques, à l’humidité extrême et aux chutes modérées. L’écran est quant à lui protégé par du verre Corning Gorilla Glass Victus 2.

Motorola Signature (6)
Motorola Signature © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Côté ergonomie, l’intégration du module photo asymétrique en aluminium dans le coin supérieur gauche est réussie, s’inscrivant dans la continuité naturelle du châssis. Les tranches fines et plates facilitent la prise en main, tandis que l’écran incurvé sur les quatre bords adoucit le profil. On retrouve les boutons classiques sur la tranche droite, ainsi qu’un bouton dédié à l’IA (Moto AI) sur la tranche gauche. Son placement assez haut permet d’éviter les appuis accidentels.

Motorola Signature (7)
Motorola Signature © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Motorola signe ici un coup de maître. Le Signature réussit l’exploit d’être incroyablement fin, léger et élégant, tout en offrant une solidité de niveau militaire. C’est indéniablement l’un des plus beaux smartphones de 2026.

Écran : une colorimétrie capricieuse en sortie de boîte

Le Motorola Signature embarque une dalle “Extreme AMOLED” de 6,8 pouces. On a droit à des dimensions d’affichage de 157,63 x 71,92 mm incrustées dans un châssis de 162,22 x 76,68 mm, le ratio d’affichage atteint le chiffre impressionnant de 91,1 % de la face avant. L’immersion visuelle est donc quasi totale, d’autant plus que la définition proposée offre une résolution de 448 ppp (pixels par pouce). Pour vulgariser, plus ce chiffre est élevé, plus l’image est nette, rendant les pixels individuels totalement invisibles à l’œil nu, même de très près.

Motorola Signature (4)
Motorola Signature © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Côté luminosité, le passage sous nos sondes a révélé une réalité un peu plus nuancée face aux promesses marketing grandiloquentes. En mode manuel, le pic lumineux plafonne à 481 cd/m². Heureusement, sous un fort soleil, le mode « boost » automatique prend le relais et grimpe à un très confortable 1591 cd/m², assurant une excellente lisibilité en plein été. En revanche, le pic lumineux HDR déçoit légèrement en s’arrêtant à 1071 cd/m², une valeur un peu juste. Les noctambules se consoleront avec une luminosité minimale excellente mesurée à 2,5 cd/m², parfaite pour lire dans le noir absolu sans s’abîmer la rétine.

Côté colorimétrie, avec le logiciel Calman Ultimate de Portrait Displays, le 01lab a mesuré que le comportement du smartphone est plus erratique. Le profil défini par défaut par Motorola couvre un spectre de couleurs colossal : 139,4 % du classique sRGB (utilisé pour le web), 100 % du DCI-P3 (le standard étendu de l’industrie du cinéma) et même 80,7 % de l’exigeant BT.2020. Malheureusement, la balance des blancs d’usine est beaucoup trop froide. Mesurée à 6928 K (Kelvins), elle s’éloigne des 6500 K considérés comme la lumière naturelle de référence, donnant un rendu qui tire visiblement vers le bleu.

Si le Delta E des gris (l’indice mesurant l’écart entre la couleur parfaite et celle affichée, l’idéal étant inférieur à 3) s’en sort bien avec un score de 2,2, le profil par défaut orienté P3 dérape avec un Delta E global de 1,6 plombé par une dérive atteignant 4 dans le bleu primaire, et une précision moins bonne en sRGB (Delta E de 3,6).

  Motorola Signature RedMagic 11 Pro Oppo Find X9 Pro Honor Magic 8 Pro Apple iPhone 17 Pro
Pic lumineux 481 cd/m² 625 cd/m² 847 cd/m² 809 cd/m² 832 cd/m²
Pic lumineux (boost) 1591 cd/m² 1900 cd/m² 2190 cd/m² 1745 cd/m² 2962 cd/m²
Balance des blancs 6928 K 6840 K 6649 K 6401 K 6327 K
DeltaE 2000 des gris 2,2 2,6 1,8 1,5 1,2
DeltaE 2000 des couleurs (sRGB) 3,6 3,9 1,3 0,9 0,84
DeltaE 2000 des couleurs (P3) 1,6 2,6 3,3 3

Heureusement, Motorola propose d’excellentes alternatives logicielles, à condition de mettre les mains dans les paramètres. Le profil « Naturel » offre une prestation très sage, orientée sur l’espace sRGB, avec un Delta E exemplaire de 1,2. Néanmoins, notre recommandation est plutôt de basculer immédiatement sur le profil « Lumineuses ». Celui-ci tire parti de l’espace colorimétrique étendu P3 avec une fidélité remarquable (Delta E de 1,2), garantissant des couleurs vibrantes et justes. Son seul petit défaut est une balance des blancs un peu trop chaude (6121 K).

Enfin, pour couronner le tout, la fluidité de l’écran s’appuie sur une fréquence de rafraîchissement adaptative pouvant s’envoler jusqu’à 165 Hz. L’écran est LTPO, ce qui lui permet d’ajuster dynamiquement cette fréquence de rafraîchissement. Le bénéfice est double : une fluidité extrême lors des jeux nerveux ou des défilements de pages web, combinée à une économie d’énergie drastique lorsque vous regardez une simple photo fixe, l’écran abaissant sa fréquence à son minimum.

Avec ses bordures ultra-fines et sa fluidité de 165 Hz, cette dalle offre une immersion magistrale. Si le profil par défaut manque légèrement de rigueur colorimétrique, le simple passage au mode « Lumineuses » permet de profiter d’un écran plus vibrant et fidèle, malgré une luminosité de pointe en HDR légèrement en deçà des ténors du marché.

Performances : le dragon crache du feu, peut-être un peu trop

Pour animer ce Signature, Motorola y a intégré le processeur Snapdragon 8 Gen 5 de Qualcomm. Attention, il ne s’agit pas de la version « Elite » que l’on retrouve sur le Honor Magic8 Pro ou le OnePlus 15. Le Snapdragon 8 Gen 5 classique propose des fréquences de calcul légèrement inférieures (les cœurs principaux tournent à 3,8 GHz contre 4,61 GHz pour l’Elite) et un processeur graphique (Adreno 829) dépourvu de mémoire cache haute performance dédiée. Cependant, ce SoC reste un monstre de puissance brute.

Motorola Signature (3)
Motorola Signature © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Cette puce est épaulée, selon les versions, par 16 Go de mémoire vive au format LPDDR5X, de quoi garantir une bande passante gigantesque pour jongler entre des dizaines d’applications sans le moindre accroc. Le stockage est limité à 512 Go à la norme UFS 4.1.

Sans surprise, au quotidien, la navigation est fluide. Aucun ralentissement n’est à déplorer, même en abusant du multitâche. Lors de nos tests sur les jeux les plus gourmands, comme Genshin Impact ou Wild Rift, le Motorola Signature pèche un peu. Avec une telle puce, on s’attendait à pouvoir mettre tous les graphismes au maximum, mais ce n’est pas le cas. Pour atteindre les 120 FPS, il faudra accepter quelques concessions et baisser certains paramètres. Le smartphone doit aussi régulièrement être « forcé » à passer à 120 FPS en ouvrant Moto GameTime et en actualisant le jeu. Un comportement assez erratique qui pourrait vite devenir agaçant.

  Motorola Signature RedMagic 11 Pro Oppo Find X9 Pro Honor Magic 8 Pro Apple iPhone 17 Pro
AnTuTu 10 Score 2344386 pts 2983480 pts 2938156 pts 2191568 pts 2458224 pts
AnTuTu 10 CPU 566049 pts 686918 pts 644186 pts 269862 pts 814501 pts
AnTuTu 10 GPU 953290 pts 1192033 pts 1385695 pts 1219320 pts 874330 pts
AnTuTu 10 MEM 460392 pts 601152 pts 476332 pts 373513 pts 391454 pts
AnTuTu 10 UX 364655 pts 503377 pts 431943 pts 328873 pts 377939 pts
Geekbench 6 Single-Core 2906 pts 3722 pts 2319 pts 3682 pts 3799 pts
Geekbench 6 Multi-Core 8887 pts 11864 pts 9443 pts 10924 pts 9773 pts
Geekbench 6 GPU 21321 pts 25251 pts 23534 pts 23352 pts 46000 pts
3DMark Wild Life Best loop score 13108 pts 10018 pts
3DMark Wild Life Stability 98 % 99,9 %
Amplitude 17,8 °C 23,6 °C 16,4 °C 15 °C 13,5 °C

La finesse extrême du châssis a un prix : la dissipation thermique. Pour refroidir les ardeurs du processeur, Motorola a mis au point le système « ArcticMesh », une chambre à vapeur couplant une maille de cuivre à du métal liquide. Si la promesse est de baisser la température de plusieurs degrés, la réalité physique nous rattrape. Lors de sessions prolongées de jeu ou de benchmarks intenses, le smartphone est sujet au throttling (une sécurité thermique qui bride volontairement la puissance du processeur pour l’empêcher de fondre), et nous avons enregistré un pic à 39,6 degrés.

Le cadre en aluminium conduit fortement la chaleur, rendant l’appareil brûlant sous les doigts après quelques dizaines de minutes d’effort soutenu. Ce comportement explique sans doute pourquoi Motorola n’a pas opté pour la version « Elite » du processeur, qui aurait généré une chauffe encore plus problématique dans un châssis de 7 millimètres d’épaisseur. Les benchmarks bruts le placent donc légèrement en retrait de la concurrence la plus féroce, bien que cela n’impacte en rien l’utilisateur moyen.

La connectivité est en revanche sans faille. Le Signature est paré pour l’avenir avec le Wi-Fi 7 tri-bande, le Bluetooth 6.0, le NFC et la technologie UWB (Ultra Wideband, idéale pour localiser des traceurs avec une précision centimétrique). Le port USB-C 3.1 Gen 2 permet des transferts de données à 10 Gbps et supporte la sortie vidéo DisplayPort.

Le Signature est un smartphone fluide et puissant au quotidien. Néanmoins, sa conception ultra-fine limite sa capacité à refroidir, le rendant brûlant et sujet à des baisses de performances lors des très longues sessions de jeu 3D.

Logiciel : une partition propre mais parfois envahissante

Le Motorola Signature tourne sous Android 16, habillé de la surcouche maison « Hello UI ». Historiquement, Motorola a toujours brillé par son respect de l’interface pure de Google, ajoutant simplement quelques gestes pratiques (comme secouer l’appareil pour allumer la lampe torche, ou tourner le poignet pour lancer l’appareil photo). C’est toujours le cas ici : l’interface est épurée, fluide et très agréable à naviguer au quotidien. De plus, Motorola s’aligne enfin sur les standards de l’industrie de Google et Samsung en promettant 7 ans de mises à jour majeures du système et de sécurité. Un excellent point pour la durabilité.

Motorola Signature (1)
Motorola Signature © Laura Mietton Servadei / 01net.com

L’année 2026 oblige, l’Intelligence Artificielle est au cœur de l’expérience avec la suite « Moto AI 2.0 ». La particularité de Motorola est de proposer plusieurs modèles d’IA sur le même appareil. Vous retrouvez Gemini de Google, mais aussi l’assistant maison Moto AI (qui tourne en partie en local sur l’appareil pour plus de confidentialité), sans oublier des intégrations de Copilot et Perplexity. Le bouton physique dédié à l’IA ouvre un centre de commandes proposant diverses fonctions génératives.

Parmi les fonctions notables, on retient Catch Me Up, qui résume vos nombreuses notifications en un seul paragraphe clair ; Pay Attention, qui retranscrit et résume vos réunions vocales ; ou encore Image Studio pour générer des fonds d’écran. Ces outils sont puissants, mais leur multiplication crée un véritable embouteillage logiciel. Avoir deux assistants vocaux en concurrence (Gemini et Moto AI) sur le même appareil peut embrouiller certains utilisateurs.

Plus gênant pour un appareil à ce prix, nous avons constaté la présence de quelques « bloatwares » (applications tierces pré-installées) comme Opera, LinkedIn ou encore Amazon Music, mais qui sont désinstallables rapidement.

Hello UI reste l’une des meilleures surcouches du marché grâce à sa fluidité et ses gestes intelligents, et est cette fois-ci soutenue par 7 ans de mises à jour. Toutefois, l’intégration de l’IA mériterait d’être simplifiée pour éviter le sentiment de surcharge.

Batterie et recharge : une endurance remarquable vu sa taille

Réussir à intégrer une batterie décente dans un châssis de moins de 7 mm d’épaisseur relève du casse-tête ingénierique. Motorola a relevé le défi en utilisant une batterie à anode silicium-carbone (Si/C). Contrairement aux batteries traditionnelles au graphite, la technologie Si/C permet d’augmenter drastiquement la densité énergétique. Résultat : le Signature embarque une batterie de 5200 mAh, soit 400 mAh de plus que le Edge 70 pourtant similaire en taille.

Motorola Signature (9)
Motorola Signature © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Lors de notre protocole de test, l’appareil s’est montré assez endurant en atteignant 20 heures et 46 minutes d’autonomie. Le Signature tient alors presque deux jours d’utilisation classique plus modérée.

  Capacité de la batterie Puissance de charge maximale filaire Autonomie mixte Temps de charge Charge en 10 min
Motorola Signature 5200 mAh 90 W
20 h 46 mn
1 h
32 %
RedMagic 11 Pro 7500 mAh 80 W
1 j 7 h 58 mn
1 h 6 mn
24 %
Oppo Find X9 Pro 7500 mAh 80 W
1 j 3 h 37 mn
1 h 38 mn
14 %
Honor Magic 8 Pro 6270 mAh 120 W
1 j 39 mn 13 s
1 h 19 mn
28 %
Apple iPhone 17 Pro 4252 mAh 40 W
19 h 10 mn
1 h 32 mn
27 %

Avec le support du protocole TurboPower à 90W, nous avons pu récupérer près de 32 % de batterie en seulement 10 minutes, et une charge complète (de 0 à 100 %) prend 1 heure. Il faut toutefois noter que le chargeur n’est pas inclus dans la boîte en Europe. La charge sans fil est également très véloce avec une compatibilité à 50W, complétée par une charge inversée de 10W (pratique pour dépanner des écouteurs).

Grâce à la chimie silicium-carbone, l’autonomie est excellente compte tenu de la finesse record du téléphone. La recharge rapide filaire et sans fil vient parfaire ce tableau énergétique très positif.

Audio : petit mais costaud

Bien qu’il soit extrêmement fin, le Motorola Signature ne fait aucune concession sur la spatialisation sonore. L’appareil est équipé de deux haut-parleurs stéréo symétriques (un dirigé vers le haut, l’autre vers le bas), calibrés par les experts de chez Bose. Le rendu est surprenant de puissance et de clarté. La montée en volume s’effectue sans distorsion ni grésillement, offrant une scène sonore assez large.

On note logiquement un léger retrait sur les basses profondes, limite physique imposée par la taille de la caisse de résonance du châssis. La compatibilité Dolby Atmos permet d’ajuster l’égalisation selon vos goûts. Les audiophiles apprécieront la certification Snapdragon Sound et le support des formats Hi-Res Audio sans fil jusqu’en 24-bit/192kHz. Sans grande surprise sur ce segment et à cette finesse, la prise jack 3,5 mm brille par son absence.

Photo et vidéo : une bonne polyvalence malgré son gabarit

C’est souvent ici que les smartphones ultra-fins trébuchent, l’optique demandant un recul physique incompressible. Pourtant, Motorola propose un véritable arsenal photographique :

  • Capteur principal (Grand-angle) : 50 Mégapixels, capteur Sony LYT-828 (taille 1/1.28 pouce), objectif 24 mm, ouverture focale f/1.6, OIS.
  • Ultra grand-angle : 50 Mégapixels, capteur Samsung ISOCELL JNS (taille 1/2.76 pouce), objectif 12 mm (angle de 122°), ouverture f/2.0.
  • Téléobjectif (Zoom) : 50 Mégapixels, capteur Sony LYT-600 (taille 1/1.95 pouce), objectif périscopique 71 mm (zoom optique 3x), ouverture f/2.4, OIS.
  • Capteur Frontal (Selfie) : 50 Mégapixels, capteur Sony LYT-500 (taille 1/2.93 pouce), objectif 23 mm, ouverture f/1.9.
Motorola Signature (2)
Motorola Signature © Laura Mietton Servadei / 01net.com

Grand-angle

De jour, le capteur principal Sony LYT-828 fait des merveilles. La très grande taille du capteur permet d’emmagasiner beaucoup de lumière. Les clichés sont détaillés, la colorimétrie est maîtrisée avec une balance des blancs neutre (finis les ciels bleus fluos des anciennes générations). Le piqué est excellent.

De nuit, la grande ouverture à f/1.6 et la stabilisation optique permettent des poses légèrement plus longues sans flou. L’exposition est juste et le bruit numérique est bien lissé, bien que l’algorithme ait parfois tendance à rendre les scènes nocturnes un peu trop ternes par manque de saturation.

Ultra grand-angle

Avec son angle de 122 degrés, il capture de vastes paysages sans distorsion gênante sur les bords. En plein jour, le niveau de détail est impressionnant pour ce type de focale, et la colorimétrie reste raccord avec le capteur principal. L’autofocus permet en outre de faire de la macrophotographie de très près (à quelques centimètres) avec d’excellents résultats.

De nuit, la petite taille du capteur se fait ressentir : les ombres deviennent douces et perdent en piqué, et la gestion des forts halos lumineux (lampadaires) est perfectible.

Zoom

Le zoom optique 3x périscopique est une vraie réussite. De jour, le rendu à 3x et même au zoom hybride 6x (recadrage dans les 50 Mégapixels, ou pixel binning) est extrêmement propre. Le mode Portrait isole parfaitement les sujets avec un bokeh (flou d’arrière-plan) très naturel et une excellente restitution des tons de peau. Le « SuperZoom Pro » assisté par l’IA peut monter à 100x et s’avère assez surprenant, mais sert plus de longue-vue que d’appareil photo.

De nuit, le téléobjectif s’en sort bien à 3x, préservant les détails tant qu’il y a une source de lumière ambiante.

Portraits

Le mode Portrait du Motorola Signature est plutôt réussi. Les clichés profitent d’une perspective naturelle et très flatteuse pour les visages, évitant la moindre déformation. Le détourage algorithmique, chargé de séparer le sujet de son environnement pour générer le bokeh, isole proprement les détails complexes comme les mèches de cheveux rebelles.

Selfies

Les selfies sont d’une netteté redoutable, mais peine à gérer parfaitement les contre-jours (HDR). En effet, les couleurs semblent un peu délavées. De nuit, le capteur capte suffisamment de lumière pour conserver des visages clairs, sans excès de lissage sur la peau.

Vidéo

Le Signature permet de filmer en 8K à 30 images par seconde (sur le grand-angle et le téléobjectif) et en 4K à 60 fps sur l’ensemble des capteurs, avec support du Dolby Vision. La stabilisation électronique couplée à l’OIS offre des plans fluides, même en marchant. Toutefois, le traitement logiciel force un peu trop sur le contraste en plein jour, bouchant parfois les ombres. De nuit, la vidéo manque un peu de détails fins, particulièrement sur l’ultra grand-angle qui peine à suivre la cadence.

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