Passer au contenu

Vous êtes responsable de votre réseau Wi-Fi

Le projet de loi sur la diffusion et la protection de la création sur Internet présenté en Conseil des ministres le 18 juin, qui vise à…

Le projet de loi sur la diffusion et la protection de la création sur Internet présenté en Conseil des ministres le 18 juin, qui vise à lutter contre le téléchargement illégal via les réseaux peer to peer, pourrait avoir des dommages collatéraux. Il pourrait ainsi remettre en cause le partage de connexion Wi-Fi gratuit et sans authentification des utilisateurs. Les dispositifs de partage de connexion, tels que ceux proposés par les routeurs Wi-Fi communautaires (type FON box) permettent en effet de gérer simultanément et de façon imperméable deux réseaux, l’un privé, l’autre public. Ce dernier, qu’on pourrait qualifier de réseau Wi-Fi ouvert au public (car sans code de protection) pourrait bien être remis en cause. Lors d’une récente interview, Olivier Henrad, conseiller juridique de Christine Albanel, a en effet précisé que les abonnés à ces connexions, comme tous les autres abonnés, ‘ seront responsables de l’utilisation qui est faite de leur accès à Internet par d’autres personnes qu’eux-mêmes. A eux de s’assurer que cette utilisation est conforme à la loi. Et si ce n’est pas le cas, ils se verront appliquer, comme tous les autres abonnés, les mesures prévues par la loi : une différence de traitement ne serait pas conforme au principe d’égalité ‘. Il a rappelé par ailleurs que l’obligation de veiller à ce que son accès Internet ne fasse pas l’objet d’une utilisation illégale est d’ores et déjà mise à la charge de tout abonné par la loi (art. L. 335-12 du code de la propriété intellectuelle). Rappelons que le fait d’utiliser de telles connexions ouvertes na jamais autorisé quiconque à commettre des actes délictueux. Pour éviter de voir sa responsabilité engagée, il convient donc de sécuriser son réseau Wi-Fi, voire de le crypter.

🔴 Pour ne manquer aucune actualité de 01net, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.


Alain Bensoussan