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Semaine de 32 h, confinement, redistribution des richesses… OpenAI dévoile son plan contre les menaces de l’IA

À travers un document publié en ligne, OpenAI alerte sur de nouvelles formes de cyberattaques et la création d’armes biologiques à l’aide de l’IA. Il est également question de mesures à appliquer dans le monde du travail. Ce rapport sort dans un contexte bien particulier pour OpenAI.

OpenAI (ChatGPT) vient de publier un document long de 13 pages intitulé « Une politique industrielle à l’ère de l’intelligence : des idées pour donner la priorité à l’humain ». Concrètement, ce document a pour objectif d’alerter sur les dangers de l’intelligence artificielle, tout en mettant en avant ce qui est présenté comme des solutions. Il est principalement question de l’impact de l’IA sur le monde du travail et des dangers liés à l’avènement d’une superintelligence artificielle. Voici ce qu’il faut en retenir. 

Cyberattaques et armes biologiques : des mesures pour contrer les menaces liées à l’IA

Dans le cadre de la publication de ce rapport, Sam Altman a accordé une interview au média Axios. Selon le cofondateur de ChatGPT, l’intelligence artificielle pourrait à terme être utilisée pour mener des cyberattaques d’envergure et mobilisée pour confectionner des armes biologiques. Il explique ainsi qu’une cyberattaque majeure rendue possible par des modèles d’IA avancés est « tout à fait possible » au cours de l’année à venir, et que l’utilisation de modèles d’IA pour créer de nouveaux agents pathogènes n’est « plus une hypothèse ».

De plus, OpenAI estime dans son rapport que les systèmes d’intelligence artificielle avancés « ne peuvent pas être facilement neutralisés ». Les prédictions d’OpenAI ne sont donc pas réjouissantes, mais l’entreprise avance des solutions pour contenir les risques. Il est par exemple question de plans de confinement pour les intelligences artificielles défaillantes, ou celles qui adopteraient un comportement autonome, tout en étant capables de se répliquer ou de muter

Des mesures pour le monde du travail 

Pour amoindrir l’impact de l’intelligence artificielle sur les salariés et le monde du travail, OpenAI met en avant plusieurs mesures. L’entreprise américaine préconise notamment la création d’un fonds national de richesse publique alimenté en partie par des entreprises spécialisées dans l’IA. Une partie des bénéfices générés par ces entreprises serait ainsi réinjectée dans des services publics et redistribuée directement aux citoyens américains. 

Aussi surprenant que cela puisse paraître, OpenAI préconise de taxer davantage le travail automatisé et les bénéfices des géants de la tech plutôt que les revenus des travailleurs. L’objectif serait ainsi de préserver le système de protection sociale. De plus, OpenAI prêche pour un système de semaine à 32 heures de travail. L’intelligence artificielle permettant un gain d’efficacité notable, le système à 40 heures par semaine, voire plus, ne serait plus adéquat. 

Un document publié dans un contexte précis 

Il est important de préciser que ce document sort dans un contexte bien précis : OpenAI vient de boucler une levée de fonds record de 122 milliards de dollars et prépare son entrée en bourse. Par ailleurs, le Congrès américain s’apprête à mener un vaste débat sur la législation de l’intelligence artificielle. 

Quoi qu’il en soit, il est toujours surprenant de voir les géants de la tech alerter sur les risques engendrés par des technologies… qu’ils s’efforcent de perfectionner de jour en jour. Les discours alarmistes des entreprises d’IA ont régulièrement été pointés du doigt en raison de leur dimension quelque peu marketing. Néanmoins, le développement fulgurant de l’intelligence artificielle a bel et bien de quoi susciter des craintes.

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Source : The Next Web