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Test Marshall Milton A.N.C. : le casque nomade de Marshall passe à la réduction de bruit

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199.00 € *

* Prix public conseillé

Marshall franchit le pas avec le Milton A.N.C., son premier casque supra-aural à réduction de bruit vendu 199 euros. Design culte, autonomie record et certification Hi-Res au programme. Mais le form factor on-ear peut-il vraiment tenir la dragée haute aux casques over-ear qui dominent le marché de l’ANC ?

L'avis de 01net.com

Marshall Milton A.N.C.

Les plus

  • + Design iconique Marshall
  • + Très bonne autonomie
  • + Format compact
  • + ANC efficace pour un casque supra-aural
  • + LDAC et USB-C audio pour le lossless
  • + Batterie et coussinets remplaçables
  • + Compatible Apple Find My et Google Find Hub
  • + Application claire avec égaliseur 5 bandes

Les moins

  • - Form factor supra-aural gênant avec des lunettes
  • - Signature sonore en V par défaut
  • - Léger soufflement de fond avec l'ANC activée
  • - Mode Soundstage artificiel à l’oreille

Confort et autonomie

4 / 5

Dimensions et poids

5 / 5

Equipement

4.5 / 5

Qualité audio

4 / 5

Appréciation générale

3.5 / 5

Note de la rédaction

Voir le verdict

Fiche technique

Marshall Milton A.N.C.

Type de coussinets Supra-aural
Poids (avec cordon et piles) 200 g
Restitution du son Stéréo
Voir la fiche complète

La signature sonore Marshall, on connaît. Le look inimitable (imitation cuir grainé, logo doré, finitions soignées), on le reconnaît en mille dans un wagon de métro bondé. Ce que la marque anglo-suédoise n’avait pas encore osé sur son format supra-aural, c’était d’y intégrer une vraie réduction active du bruit. C’est désormais chose faite avec le Milton A.N.C., positionné entre le Major V (149 euros) et le Monitor III A.N.C. (349 euros) dans la gamme. Voici notre avis complet, après plusieurs jours de test intensif.

Un design Marshall qu’on reconnaîtrait les yeux fermés

Le Milton A.N.C. ne laisse aucun doute sur son ADN. Les habitués de la marque retrouveront avec plaisir ce langage formel immédiatement identifiable : plastique façon cuir grainé sur les écouteurs, arceau textile, logo Marshall et « jog » de commande avec leur petite touche de laiton. Une cohérence visuelle forte qui fait défaut à beaucoup de concurrents.

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Le design du Marshall Milton A.N.C. © JSZ — 01net.com

Au-delà de l’esthétique, c’est aussi la robustesse qui se fait remarquer. Les charnières sont solides, ne présentent aucun jeu et la manipulation du casque (pliage, dépliage, réglage de taille) ne génère aucun craquement suspect. On sent que Marshall a soigné les assemblages et c’est d’autant plus appréciable qu’on a affaire à un casque pensé pour être trimballé partout. Plié dans sa housse, il prend effectivement peu de place dans un sac ; un avantage non-négligeable pour le form factor supra-aural face aux casques circum-auraux qui demandent des étuis bien plus encombrants.

Les charnières permettent au casque de se replier sur lui-même, tandis que l’ajustement de taille se fait par simple traction verticale du yoke. Tout cela fonctionne avec une précision rassurante. Les coussinets, quant à eux, se retirent avec un système de baïonnette intuitif et sont rétrocompatibles avec ceux du Major V. Ils sont remplaçables par l’utilisateur lui-même, tout comme la batterie. Un engagement pour la durabilité que Marshall revendique haut et fort, avec ses 42 % de matériaux recyclés dans la composition du produit.

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Les charnières du Marshall Milton A.N.C. sont robustes. © JSZ — 01net.com

Il faut cependant évoquer d’emblée la limite inhérente au format supra-aural : les coussinets reposent sur les oreilles et non autour. Après un certain temps de port, la pression se fait sentir, malgré ses seulement 200 grammes. Les porteurs de lunettes seront particulièrement concernés, les branches des montures se retrouvant coincées entre le crâne et les écouteurs. C’est un défaut classique de ce form factor et le Milton A.N.C. n’y échappe pas, même si Marshall a travaillé les coussinets dans une forme plus adaptée avec une mousse bien souple. Pour des sessions de moins d’une heure, le confort reste tout à fait acceptable ; au-delà, on sera content de faire une petite pause.

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L’arceau du Marshall Milton A.N.C. © JSZ — 01net.com

Bouton M, jog et USB-C : une ergonomie bien pensée

Sur le plan des commandes, le Milton A.N.C. mise sur les boutons physiques. L’oreillette droite intègre un « jog » multidirectionnel qui permet de gérer le volume, la lecture/pause et le changement de piste sans avoir à sortir son téléphone. La réponse est précise, sans fausse manœuvre intempestive et la prise en main est immédiate.

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Le joystick du Marshall Milton A.N.C. © JSZ — 01net.com

Le bouton M personnalisable, situé sous l’oreillette gauche, peut quant à lui être configuré selon les préférences de chacun via l’application : basculer entre ANC et transparence, activer ou désactiver l’audio spatial, passer d’une présélection d’égalisation à l’autre, lancer directement Spotify ou encore invoquer l’assistant vocal de son smartphone. Une touche d’accès rapide, d’une simplicité appréciable au quotidien.

Le port USB-C, disposé sous l’oreillette droite, est à la fois polyvalent et bien positionné. Il assure la charge, mais aussi la transmission audio numérique qui permet d’obtenir un signal lossless sans Bluetooth, une option que peu de casques de cette gamme de prix proposent.

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Le bouton personnalisable du Marshall Milton A.N.C. © JSZ — 01net.com

L’ANC et la transparence sont accessibles en trois niveaux d’intensité réglables depuis l’application. En revanche, et c’est important à noter, il n’existe pas de mode conversation automatique : quand on commence à parler, le casque ne passe pas spontanément en transparence ; c’est à l’utilisateur d’activer la bascule manuellement.

L’application Marshall : complète, sans être surchargée

L’application Marshall Bluetooth qui accompagne le Milton A.N.C. sur iOS et Android se révèle complète pour un casque de ce prix. L’égaliseur 5 bandes est présent (et il sera indispensable, nous y reviendrons dans la partie qualité audio). On peut également ajuster les niveaux d’intensité de l’ANC et de la transparence (trois paliers pour chacun), paramétrer le bouton M selon ses habitudes, activer ou désactiver le Soundstage Spatial Audio et régler ses paramètres (taille de pièce simulée et intensité).Marshall Milton A.n.c. 00002

Sur le plan de la connectivité, le Milton A.N.C. est compatible Bluetooth avec le codec LDAC, ce qui lui vaut une double certification Hi-Res Audio : sans-fil via LDAC (pour les appareils Android compatibles) et en filaire via USB-C, notamment pour les propriétaires d’iPhone qui devront se contenter des codecs AAC et SBC en Bluetooth.Marshall Milton A.n.c. 00001

Le casque prend également en charge Auracast, le protocole de diffusion Bluetooth qui permet de se connecter à la volée à un signal partagé ; même si les cas d’usage concrets restent encore limités pour le grand public. Enfin, la compatibilité Apple Find My et Google Find Hub est au rendez-vous, pratique pour éviter de perdre son casque dans un train ou un café.Screenshot

Une ANC adaptative convaincante, sans tout écraser sur son passage

C’est évidemment l’un des sujets les plus attendus avec ce Milton A.N.C. : Marshall, qui avait fait du bon travail sur le Monitor III A.N.C. pour la réduction de bruit dans le format over-ear, pouvait-il reproduire la performance sur un format supra-aural, bien moins favorable par nature à l’isolation passive ?

La réponse est nuancée, mais globalement positive. Marshall a embarqué six microphones au total et l’architecture acoustique a été conçue dès le départ avec l’ANC comme objectif central. L’ANC Adaptative compense en temps réel à la fois les variations de pose du casque et les niveaux de bruit ambiant, ce qui garantit une efficacité cohérente quel que soit le profil de l’oreille. Le résultat est là : la réduction de bruit du Milton A.N.C. est efficace, nettement au-dessus de ce qu’on est en droit d’attendre d’un casque supra-aural à ce prix.

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La réduction de bruit du Marshall Milton A.N.C. est convaincante. © JSZ — 01net.com

Dans les transports en commun, les bruits de roulement graves sont bien atténués et les conversations lointaines s’estompent correctement. En open space ou en bibliothèque, le casque crée une bulle de concentration appréciable. On se surprend à travailler sereinement avec ce casque sur les oreilles, ce qui n’est pas rien pour un format supra-aural.

Il faut cependant être honnête : dans les environnements très bruyants (quai de RER, avion, rue passante), le Milton A.N.C. ne fait pas jeu égal avec les meilleurs casques circum-auraux du marché. C’est objectif, et ce n’est pas une surprise : la limitation vient autant du form factor que de la technologie elle-même, le scellement sur les oreilles étant moins efficace qu’autour. Marshall lui-même reconnaît l’ambition de réduire l’écart avec les casques scellés intra-auriculaires et circum-auraux, sans prétendre les égaler.

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Les coussinets supra-auraux des Marshall Milton A.N.C. © JSZ — 01net.com

On note par ailleurs un léger soufflement en fond sonore lorsque l’ANC est activée ; discret, mais perceptible dans les environnements très calmes, par exemple la nuit ou dans une pièce silencieuse. Ce n’est pas rédhibitoire, mais bien présent. 

Le mode transparence fonctionne correctement et restitue fidèlement l’environnement sonore, avec trois niveaux d’intensité. Il est suffisamment naturel pour maintenir une brève conversation sans avoir à retirer le casque, même si la finesse de reproduction des modèles haut de gamme reste hors de portée. En utilisation mains libres, le comportement est correct dans les environnements calmes ; en extérieur, les bruits parasites sont moins bien filtrés qu’on pourrait le souhaiter. C’est suffisant pour un appel passager, moins pour une longue conférence téléphonique depuis la rue.

Une qualité audio plaisante, mais qui réclame un passage par l’égaliseur

Marshall ne s’est pas contenté de greffer une réduction de bruit sur le Major V existant. Le Milton A.N.C. embarque un nouveau transducteur de 32 mm avec une acoustique entièrement repensée pour étendre la réponse en fréquences, du sub-grave jusqu’aux hautes harmoniques. Le résultat puise à la fois dans l’énergie et l’immédiateté sonore du Major V et dans le raffinement tonal du Monitor III A.N.C. 

Dans les faits, la qualité audio du Milton A.N.C. est plaisante, avec une spatialisation convaincante : les canaux stéréo sont bien répartis et les instruments se trouvent une place sans se marcher dessus. C’est une qualité que nous avons pu apprécier aussi bien sur de l’electro que sur de la musique de chambre.

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Le Marshall Milton A.N.C. © JSZ — 01net.com

Il y a cependant un bémol important à souligner : par défaut, la signature sonore du Milton A.N.C. est résolument en V. Les basses et les aigus sont mis en avant au détriment des médiums, ce qui donne un rendu un peu artificiel et fatigant sur la durée. Pour obtenir une restitution vraiment équilibrée et agréable, il est indispensable de passer par l’égaliseur de l’application et de remonter les médiums. Ce n’est pas un effort considérable, mais c’est un peu dommage que le réglage d’usine ne soit pas plus neutre pour valoriser d’emblée les qualités intrinsèques des transducteurs.

Une fois cette correction effectuée, le son se révèle autrement plus convaincant : les voix gagnent en chaleur et en présence, les percussions ont du mordant et la scène sonore prend de l’ampleur. La certification Hi-Res Audio en LDAC et USB-C apporte une lisibilité supplémentaire sur les enregistrements bien maîtrisés, même si les 32 mm supra-auraux ne rivaliseront jamais avec les 40 mm circum-auraux du Monitor III A.N.C. sur la richesse de restitution. On reste dans une qualité audio honnête, supérieure à la majorité des casques à ce prix, mais sans atteindre les sommets qui feraient tomber la mâchoire.

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L’intérieur de l’arceau du Marshall Milton A.N.C. © JSZ — 01net.com

Le mode Soundstage Spatial Audio, lui, nous a moins convaincus. L’idée est séduisante — élargir la scène sonore au-delà des oreilles en s’inspirant des enceintes True Stereophonics de Marshall — et les paramètres de taille de pièce et d’intensité permettent un réglage fin. Mais dans la pratique, l’effet a tendance à sonner artificiel et à brouiller quelque peu la localisation des instruments. On en fera volontiers l’économie pour la plupart des écoutes du quotidien. 

La fonctionnalité Adaptive Loudness, en revanche, fait ce qu’elle promet avec discrétion : à faible volume, elle compense la perte de grave et d’aigu perçue psycho-acoustiquement, et dans les environnements bruyants, elle relève légèrement les basses et les bas-médiums pour que la musique ne se noie pas dans le bruit ambiant. C’est subtil, mais efficace.

Une autonomie qui commence à devenir la marque de fabrique de Marshall

C’est peut-être là le point fort le plus difficile à contester du Milton A.N.C. : son endurance est tout simplement remarquable. Marshall annonce 80 heures d’écoute sans ANC et 50 heures avec ANC activée. Lors de notre test, nous avons clairement dépassé les 53 heures avec l’ANC en route, de quoi partir plusieurs jours en déplacement sans avoir à emporter le câble.

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Le port USB-C du Marshall Milton A.N.C. © JSZ — 01net.com

Marshall a également opté pour un système de batterie scindée entre les deux écouteurs, ce qui améliore l’équilibre du poids et optimise la capacité totale. La recharge se fait via USB-C en deux heures environ.

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