Passer au contenu

Rouler gratuitement 80 km par jour : c’est la promesse folle de ce constructeur chinois

Rouler sans payer est la nouvelle promesse forte du constructeur chinois Hongqi, qui présente le premier toit ouvrant automobile pouvant donner jusqu’à 80 km d’autonomie par jour. La proposition est forcément alléchante.

Rouler gratuitement, ça fait rêver surtout au vu des prix du carburant… Cette promesse est un peu plus palpable aujourd’hui chez le constructeur chinois Hongqi, qui dégaine une solution visiblement performante, à défaut d’être originale. Il s’agit d’un toit ouvrant solaire intégrant la technologie photovoltaïque à pérovskite. Derrière cette technologie pas si nouvelle se loge une promesse : celle de parcourir jusqu’à 80 km par jour grâce à la seule énergie solaire.

Ce prototype a été installé sur le SUV électrique Hongqi EHS7 et les résultats se sont plutôt montrés convaincants. Le potentiel de production d’énergie a en effet été chiffré à 400 kWh par an. Pour arriver à un tel résultat, les équipes de recherche et développement ont abandonné le silicium cristallin habituel qu’elles ont estimé trop fragile et peu efficient pour un minéral spécifique à base d’oxyde de calcium et de titane, la pérovskite.

Des avantages techniques évidents mais des défis de conception colossaux

Déjà moins coûteux, les éléments photovoltaïques en pérovskite sont en plus légers, fins et flexibles, ce qui convient parfaitement à une utilisation en automobile. Cerise sur le gâteau, les pièces sont disponibles en plusieurs couleurs. Le candidat parfait pour Hongqi ? Pas exactement, car le centre de recherche et développement de la marque a admis avoir rencontré quelques difficultés pour concevoir un tel toit.

La pérovskite est en effet particulièrement sensible à l’eau, à l’oxygène et aux rayons ultraviolets, ce qui est le comble sur le toit d’une voiture. La surface incurvée du verre posait également problème, car elle impliquait de plier légèrement le fameux matériau. Qu’importe, les équipes chinoises sont parvenues à leurs fins avec un prototype fonctionnel. Mais c’est le stade de la production, l’étape ultime, qui s’est avérée la plus douloureuse.

Le piège de l’industrialisation : l’immense écueil des précédentes voitures solaires

Industrialiser un tel élément tient en effet du défi, car une production en masse impose une révision complète du processus de fabrication, ce qui risque de coûter cher à la marque. Le retour sur investissement est d’autant plus incertain que les précédentes tentatives de voitures solaires se sont toutes soldées par des échecs cuisants, les plus connus étant les marques Lightyear et Sono Motors, qui entendaient révolutionner le marché.

Hélas, si les promesses étaient belles, les investisseurs n’ont pas suivi, surtout que la phase de production en série a définitivement douché les derniers espoirs. Hongqi ne devrait cependant pas reproduire les mêmes erreurs car le principe est déjà différent. Contrairement aux deux marques précédemment mentionnées, l’énergie solaire n’est pas une source primaire mais bien secondaire.

Une solution taillée pour le marché chinois qui devra encore attendre pour la France

On pourra donc toujours compter sur la batterie de traction préalablement branchée pour rouler sereinement. Hongqi est en tout cas serein et prévoit d’ores et déjà d’intégrer ces éléments photovoltaïques à d’autres parties du véhicule, comme le capot. Avec 10 kWh d’électricité produite par jour, cela sera suffisant pour couvrir les besoins quotidiens de plus de 85 % des automobilistes chinois. Concernant la France, ce ne sera pas pour tout de suite.

👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.

Source : Car News China