Nouvelle année, nouveau Pixel « de base ». Avec son Pixel 11, Google n’a pas l’intention de renverser la table, mais d’améliorer par petites touches la recette de son prédécesseur. Est-ce que ce nouveau modèle corrige les faiblesses du Pixel 10 que nous avions soulevées l’an dernier, notamment en matière d’autonomie, de performance ou encore de vitesse de recharge ? La réponse dans ce test complet du Google Pixel 11.
Prix et date de sortie du Google Pixel 11
Le Google Pixel 11 est vendu au prix conseillé de 999 €, soit 100 € de plus que le Pixel 10 à sa sortie. Pour ce prix, vous avez droit à 12 Go de RAM et 256 Go de stockage. Pour être tout à fait juste, le prix est identique à celui du Pixel 10 dans cette configuration. Google a simplement supprimé la variante avec 128 Go de stockage, faisant ainsi grimper le prix d’appel.
Si vous voulez un peu plus de stockage (mais pas plus de RAM), la version avec 512 Go est vendue 1129 €.
Quatre couleurs sont disponibles : Givre, Fuchsia, Pistache (celui des photos de ce test) et Noir Volcanique. Chacun se fera son avis sur certaines de ces couleurs, pour le moins originales.
Design : beau, léger et agréable en main
Cela ne saute pas aux yeux, mais Google a apporté quelques changements bienvenus au design et à la conception de ce Pixel 11. Le premier est « invisible », il s’agit du poids. Le smartphone pèse 197 g, contre 204 g pour le Pixel 10. Sept grammes de différence que l’on sent dans la poche. La prise en main est quant à elle toujours aussi agréable, le Pixel 11 faisant partie des « petits » smartphones, aux côtés du Galaxy S26, du Xiaomi 17 et de l’iPhone 17, pour ne citer qu’eux.

Le deuxième grand changement vient du bloc photo qui est désormais complètement en verre, là où le Pixel 10 avait une partie en métal, sur laquelle se trouvait le flash. Autre changement subtil : le téléphone est plus plat une fois posé, grâce au bloc caméra qui est désormais plus fin. Nous ne sommes pas encore sur un design complètement plat comme le Pixel 10a, mais Google finira peut-être par y arriver sur ses modèles haut de gamme.
Pour le reste, nous sommes en terrain connu, avec un dos en verre brillant et un cadre en aluminium mat, en miroir du Pixel 11 Pro qui a un dos mat, mais un cadre brillant, comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessus. Les deux faces du téléphone sont protégées par un verre Gorilla Glass Victus 2, ce qui est toujours bon à prendre, surtout lorsque l’on constate à quel point le dos de l’appareil est glissant. On vous conseille une bonne coque de protection pour éviter les accidents.

Le ratio corps-écran de 86,1 % n’a pas bougé d’un millimètre par rapport au Pixel 10. Il est également certifié IP68 pour une protection optimale contre la poussière et l’immersion dans l’eau douce jusqu’à 1,5 mètre de profondeur pendant 30 minutes. Le lecteur d’empreinte est toujours très rapide et fiable, et l’anneau d’aimants placé autour de la bobine de charge (« Pixelsnap ») au dos du téléphone est maintenant plus puissant. De quoi renforcer l’attache du Pixel 11 avec des accessoires compatibles, comme un chargeur sans fil avec la norme Qi2, par exemple.
Écran : toujours aussi plaisant à regarder
Le Google Pixel 11 est équipé d’un écran OLED de 6,3 pouces avec un taux de rafraichissement allant de 60 ou 120 Hz. Il n’est donc pas LTPO, c’est-à-dire qu’il ne peut pas descendre à 1 Hz comme les modèles Pro pour économiser un peu plus d’énergie. La dalle offre une définition de 1080 x 2424 pixels, ce qui lui permet d’atteindre une densité très confortable de 422 pixels par pouce. L’écran est également compatible HDR10+.

Passons maintenant aux mesures du 01lab, qui ont été effectuées grâce à notre sonde colorimétrique et le logiciel Calman Ultimate de Portrait Displays.
À notre grande surprise, nos mesures montrent un léger recul de l’écran du Pixel 11 par rapport au Pixel 10 en matière de luminosité. On passe ainsi à un pic lumineux en mode manuel de 1377 cd/m2, contre 1392 cd/m2 pour son prédécesseur. Même constat pour le pic lumineux en mode boost à 2537 cd/m2 pour le Pixel 11, contre 2826 cd/m2 pour le Pixel 10. Le pic lumineux HDR fait quant à lui un peu mieux, passant de 1922 cd/m2 à 1930 sur cette nouvelle génération. Enfin, la luminosité minimale est peu ou prou la même, comme vous pouvez le voir ci-dessous.
L’écran du Pixel 11 n’en reste pas moins très lumineux, surtout face à ses concurrents directs qui ne parviennent pas à lui tenir tête sur la luminosité manuelle. De l’iPhone 17 en passant par le Galaxy S26 et le Xiaomi 17, ils sont tous derrière. En revanche, la tendance s’inverse en mode boost où l’iPhone 17 et le Xiaomi 17 dominent les débats.
Pour ce qui est de la fidélité des couleurs, la balance des blancs du Pixel 11 affiche 6666 K, elle est donc plus chaude que les 6461 K du Pixel 10. Le Delta E 2000 moyen en niveaux de gris s’améliore, passant de 3 à 2,2 sur ce nouveau modèle. Les gris sont donc plus fidèles sur le Pixel 11. Quant aux Delta E 2000 des couleurs en sRGB et en P3, le dernier né de Google est très proche du modèle de l’an dernier.
Sur la colorimétrie, le Pixel 11 n’a donc pas à rougir face à la concurrence, même si l’iPhone 17 reste devant pour la justesse des couleurs et des niveaux de gris.
Recommandation du 01lab
Le mode « Couleurs Adaptatives » est celui par défaut sur le Google Pixel 11. Comme vous pouvez le voir ci-dessous sur graphique du Delta E 2000 sRGB, beaucoup de couleurs ont une forte dérive colorimétrique qui va au-delà de 3.
Si vous voulez des couleurs plus justes, on ne peut que vous conseiller de choisir le deuxième mode de couleurs proposé dans les réglages du smartphone, à savoir « Couleurs Naturelles ». Comme vous pouvez le voir, la courbe est bien plus plate et la plupart des couleurs sont entre 1 et 2, ce qui se traduit par une dérive bien plus maitrisée.
Logiciel : la grande force des Pixel
Le Pixel 11 est évidemment livré sous la dernière version d’Android, à savoir Android 17 au moment de ce test. Le téléphone sera également parmi les premiers à recevoir les futures mises à jour, pendant 7 ans. Google propose depuis quelque temps maintenant sa surcouche « Pixel Experience » afin de proposer des fonctionnalités inédites.
On ne reviendra pas sur toutes les fonctionnalités très pratiques qui font qu’on aime utiliser un Pixel, mais le fait que Google ait un contrôle total sur son écosystème est un avantage qui n’a pas grand-chose à envier aux iPhone. En revanche, il faudra tirer un trait sur la confidentialité et l’échange de vos données entre les applications, sur lesquels reposent presque toutes les fonctionnalités développées par Google au fil des années. Notez également que les applications préinstallées sont liées à votre compte Google, une condition nécessaire pour lancer des apps aussi basiques que le Calendrier.
Les 4 photos extraites par le mode « Capture magique » du Pixel 11 à partir de la vidéo ci-dessus. – © 01net
Parmi les nouveautés cette année, on citera évidemment le mode « Capture magique », qui vient se mettre à côté de modes photos et vidéos. Ce nouveau mode résout un problème que les parents connaissent bien : faut-il prendre une photo ou une vidéo d’un moment que l’on souhaite capturer ? Le mode Capture magique permet ainsi d’extraire plusieurs photos d’une vidéo que vous enregistrez, cette dernière ne pouvant dépasser deux minutes. L’idée est bonne, mais le fait que l’on ne puisse pas choisir les images rend évidemment le résultat un peu aléatoire.
Autre nouveauté arrivée avec les Pixel 11 : « Rambler », qui permet de parler naturellement depuis le micro du clavier Gboard de Google. C’est tout simplement une dictée vocale dopée à Gemini qui permet de prendre des moments de pause et qui supprime vos « euh » et vos « ah » pour ne laisser qu’un texte extrêmement propre une fois que vous avez terminé. Vous pouvez ensuite modifier le texte en parlant tout simplement à l’IA. Le résultat est très convaincant et vient combler le vide qui existait entre laisser un vocal ou dicter un texte qu’il fallait retravailler ensuite à la main avant de pouvoir l’envoyer. Encore une fonctionnalité « pratico-pratique » comme Google sait les proposer.
Et si vous vous posiez la question, la fonction « HiLight » qui utilise le flash est réservée aux modèles Google Pixel 11 Pro et Google Pixe 11 Pro XL.
Photo : une efficacité redoutable
Après avoir ajouté un module téléobjectif x5 sur le Pixel 10, Google a décidé de jouer le statu quo pour le Pixel 11, ou presque. Ainsi on retrouve à l’avant une caméra de 10,5 Mpx, et à trois modules à l’arrière : un téléobjectif de 10,8 Mpx, un ultra-grand-angle de 13 Mpx et un grand-angle de 48 Mpx. Ce dernier profite cette année d’un capteur un peu plus grand que l’an dernier (1/1,56″ au lieu de 1/2″) pour capter plus de lumière et ainsi améliorer les détails, notamment de nuit.

Ceci étant dit, voyons ce que valent ces modules caméra.
Grand angle
| Nombre de pixels | 48 Mpx |
| Taille du capteur | Type 1/1.56" |
| Facteur de zoom | x1 |
Le module grand-angle est toujours aussi efficace, quelles que soient les conditions lumineuses. On pointe, on capture, et le Pixel 11 se charge de fournir une image de qualité. Les détails sont au rendez-vous, la plage dynamique est bien gérée pour faire ressortir tous les détails de l’image et le rendu est très naturel, de jour comme de nuit.
Les couleurs sont par défaut plutôt vives, mais l’application photo vous permet lors du premier démarrage de choisir entre plusieurs modes. Les photos que vous verrez dans ce test sont prises avec le mode « Original », mais il existe également les modes « Naturel », « Ombres » et « Vanille ».
Ultra-grand-angle
| Nombre de pixels | 13 Mpx |
| Taille du capteur | Type 1/3.1" |
| Ouverture de l'optique | 2,2 f/ |
| Facteur de zoom | x0,6 |
La définition du module ultra-grand-angle étant moins importante que celle du grand-angle, et son capteur plus petit, on perd logiquement en détail, surtout sur les bords de l’image et lors des scènes nocturnes. On garde malgré tout une bonne cohérence colorimétrique avec le module principal (grand-angle).
Téléobjectif
| Nombre de pixels | 10,8 Mpx |
| Taille du capteur | Type 1/3.2" |
| Ouverture de l'optique | 3,1 f/ |
| Facteur de zoom | x5 |
Comme les versions « Pro », le Google Pixel 11 profite d’un téléobjectif avec un équivalent x5. La différence est que le module ne fait que 10,8 Mpx (contre 48 Mpx sur le Pro), ce qui réduit forcément le niveau de détails. Ceci étant dit, il s’en sort remarquablement bien, surtout en plein jour. Du x2 au x5, la qualité est au rendez-vous et les couleurs restent naturelles. Au-delà, on passe sur un zoom numérique forcément moins qualitatif. Jusqu’à x10, cela reste correct. Le Pixel 11 vous permet d’aller jusqu’à x30, mais au prix d’une dégradation importante de l’image.
Téléobjectif x2 sans mode portrait à gauche, avec au milieu, et de nuit à droite. – © 01net
Téléobjectif x5 à gauche, zoom numérique x10 à droite. – © 01net
Selfie
| Nombre de pixels | 10,5 Mpx |
| Ouverture de l'optique | 2,2 f/ |
RAS sur les selfies qui restituent bien les teintes de peaux et les couleurs. Le mode portrait est efficace, avec un effet bokeh artificiel, mais qui fait le travail.
© 01net
Performances : pas au niveau de la concurrence
Le Pixel 11 est équipé de la nouvelle puce Tensor G6 de Google, accompagnée de 12 Go de RAM. Comme l’an dernier, nous n’avons rencontré aucun ralentissement dans une utilisation « courante » du téléphone. Tout est très fluide et aucun ralentissement n’est à signaler. Ce n’est malheureusement pas le cas dans les jeux vidéos, où le téléphone s’en sort correctement, sans plus. Fortnite tourne à 30 i/s avec des réglages faibles ou moyens, pas plus. Call of Duty Mobile peut quant à lui monter à 60 i/s avec des réglages graphiques « élevés ». Le Google Pixel 11 n’est donc clairement pas l’ami des joueurs mobiles qui veulent faire tourner des titres 3D dans de parfaites conditions, ce qu’on est en droit d’atteindre sur un smartphone haut de gamme à ce prix.

Un tour sur les benchmarks vient confirmer que la puce Tensor G6 est à la peine face à la concurrence. Sur Geekbench, la nouvelle puce fait à peine mieux que le Tensor G5, et se trouve très loin d’un Samsung Exynos 2600 (qui n’est pourtant pas un foudre de guerre), mais aussi de l’Apple A19 et du Snapdragon 8 Gen 5.
Le constat est malheureusement le même sur AnTuTu ou le Tensor G6 sous-performe dans tous les benchmarks, au point d’afficher des scores 50 % moins élevés que le Galaxy S26 et le Xiaomi 17.
On termine sur la partie graphique « pure » avec 3DMark Life Extreme qui fait une suite de 20 boucles du mieux qu’il peut. Le meilleur score du Pixel 11 est deux fois moins bon que ceux des concurrents. En revanche, les performances sont plus stables, comme le montre le score de stabilité de 64,7 %. La montée en température reste également contenue. Deux bons points.
Le Google Pixel 11 est donc un smartphone suffisamment performant au quotidien, mais montre ses limites quand il est poussé dans ses retranchements. On peut également se poser la question de la manière dont le téléphone encaissera les mises à jour d’Android pendant 7 ans.
Batterie : autonomie en hausse et recharge (un peu) plus rapide
Le Pixel 11 embarque une batterie de 4985 mAh, à peine plus grande que celle du Pixel 10 qui est de 4970 mAh. Pourtant, Google semble avoir fait un beau travail d’optimisation au niveau matériel et logiciel. En effet, les mesures de notre 01lab affichent une autonomie mixte de 19h03 pour le Pixel 11, soit presque 3 heures de plus que son prédécesseur. Il bat également ses concurrents du jour, à l’exception du Xiaomi 17 qui reste loin devant avec ses 25 heures d’autonomie mixte.

Côté recharge, on reste du 30 W en filaire, mais on passe à 25 W en sans-fil, contre 15W l’an dernier. Comptez 1h42 pour passer de 0 à 100 % de batterie en filaire. C’est 17 minutes de mieux que le Pixel 10, mais cela reste assez long. Il égale ainsi l’iPhone 17, fait mieux que le Galaxy S26, mais reste loin des 60 minutes nécessaires au Xiaomi 17.
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