Autonomie XXL, recharge éclair et équipement mirobolant à prix cassé : les voitures électriques chinoises font saliver, n’est-ce pas ? Surtout par rapport aux modèles européens, qui n’hésitent pas à proposer des prestations inférieures tout en étant infiniment plus chers. L’injustice est telle que des petits malins ont décidé de prendre les choses en main. L’idée est simplissime : l’importation depuis la Chine !
Un business ultra-lucratif malgré les obstacles
Quelques sociétés se sont ainsi spécialisées dans ce petit business consistant à acheminer des véhicules chinois, à les certifier, puis à les mettre en circulation sur le sol européen. Même si la procédure demande du temps et de l’argent, elle reste parfaitement rentable tant les modèles vendus dans l’Empire du Milieu sont bradés. Au sommet des marques en vogue en Allemagne, on retrouve AUDI et Volkswagen, naturellement.
C’est d’ailleurs l’importateur allemand Auto China qui est le principal canal de transport entre la Chine et l’Europe. L’entreprise livre depuis plusieurs années les modèles des marques SAIC, Li Auto et Xiaomi, cette dernière figurant parmi les meilleures ventes. En essayant d’appliquer la recette aux AUDI vendues en Chine, Auto China semble avoir tiré le gros lot, puisque les demandes affluent.
Audi et Volkswagen : une menace pour le marché européen ?
Il faut dire que les AUDI E5 Sportback et E7X sont particulièrement tentantes. Leur style est spécial, certes, mais le contenu technologique est si attrayant rapporté au prix qu’il est impossible de ne pas craquer. 787 ch et 647 km d’autonomie, ça laisse pantois. Bien sûr, cela n’est pas gratuit : si ces modèles débutent à environ 30 000 € en Chine, les Européens devront débourser près du double pour les faire rouler sur le continent.
Mais 60 000 € pour l’équivalent d’une A8 électrique, ça ne se refuse toujours pas ! Tellement pas que des responsables d’Audi ont rapidement mis en garde : les AUDI sont « produites et conçues spécifiquement pour répondre aux besoins et aux exigences de nos clients chinois et sont développées exclusivement pour le marché chinois ». Est-ce une façon de faire peur juste pour dissuader les potentiels acheteurs ?
Certains diront qu’une voiture reste une voiture, qu’elle soit vendue en Chine ou en Europe. C’est factuellement vrai. Cela dit, adapter certains logiciels peut être ardu, surtout pour la conduite autonome, dont les systèmes réfléchissent bien différemment sur les routes chinoises. Quant au suivi de l’entretien et de la disponibilité des pièces sur le long terme, nul doute que les concessionnaires Audi allemands n’y toucheront pas.
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Source : Automotive News

