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Plus de 4000 URL à supprimer : la police européenne s’attaque à nouveau aux pirates sans scrupule de « The Com »

Les polices de neuf pays d’Europe ont mené une opération coordonnée contre « The Com », un réseau extrémiste décentralisé qui recrute et manipule des mineurs en ligne. Au terme de l’opération, 4 340 adresses web diffusant des contenus violents, terroristes ou pédocriminels ont été signalées aux plateformes pour retrait immédiat.

« The Com », un réseau extrémiste décentralisé qui recrute et manipule des mineurs en ligne, vient de se retrouver dans le viseur des forces de l’ordre. Entre juin et juillet 2026, des enquêteurs venus de Belgique, de Finlande, de Hongrie, d’Irlande, du Luxembourg, des Pays-Bas, du Portugal, d’Espagne et de Suède ont mené des « Referral Action Days », des journées d’action consacrées au signalement des contenus en ligne liés au réseau criminel.

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Passer au crible Internet

Lors de ces journées d’action, organisées depuis 2015, des enquêteurs spécialisés venus de plusieurs pays d’Europe se regroupent, généralement pendant un ou deux jours, pour passer au crible Internet et identifier des contenus problématiques sur les plateformes en ligne.

Chapeautée par Europol, l’initiative a permis de perturber l’écosystème numérique de The Com. Au cours de l’opération, 4 340 adresses web ont été signalées par les enquêteurs aux plateformes numériques. Ces adresses URL doivent désormais être retirées dans les plus brefs délais. Les contenus visés incluent des vidéos d’agressions violentes, des scènes de cruauté envers les animaux, ainsi que des manuels expliquant comment fabriquer des explosifs artisanaux.

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Des criminels sans le moindre scrupule

Comme l’explique Europol dans son communiqué, The Com est composé d’une myriade de groupuscules, surtout d’extrême droite, qui recrutent et manipulent leurs victimes via les réseaux sociaux, les applications de messagerie et les plateformes de jeu vidéo. Ces groupes cherchent surtout à séduire les mineurs. Une fois que c’est fait, ils vont tenter de les pousser, bien souvent par l’extorsion, vers l’automutilation, la violence ou la production de contenus pédopornographiques.

Europol distingue plusieurs sous-groupes au sein de ce réseau. « Offline Com » prône les dégradations et le terrorisme, tandis que « Cyber Com » se spécialise dans les intrusions informatiques et les ransomwares. Le sous-groupe « (S)extortion Com » pousse quant à lui des mineurs vers des actes sexuels et l’automutilation. Enfin, « 764 », apparu en 2021, incite des jeunes internautes fragiles à produire du contenu explicite, qui eest ensuite utilisé à des fins de chantage. Par ailleurs, The Com a été relié à plusieurs cyberattaques d’envergure, dont le piratage du casino MGM à Las Vegas, survenu en 2023, ainsi que les attaques par ransomware contre plusieurs entreprises britanniques l’an dernier.

Pour rappel, The Com s’est déjà retrouvé dans le collimateur d’Europol cette année. En mars dernier, les autorités ont interpellé 30 criminels accusés de faire partie du réseau extrémiste. Dans la foulée, près de 200 autres truands avaient été identifiés.

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Source : Europol


Florian Bayard