Trouver une place de parking devant son supermarché aux heures de pointe relève parfois du parcours du combattant. Pour mettre fin aux abus des automobilistes qui utilisent ses emplacements gratuitement sans jamais mettre un pied dans les rayons, Lidl a décidé de sévir en faisant appel à la technologie. Le géant du hard-discount, qui s’attaque maintenant au cloud, teste actuellement un système de vidéosurveillance redoutable en Pologne. Celui-ci est capable de sanctionner automatiquement les véhicules qui s’éternisent.
La reconnaissance de plaques d’immatriculation au service de la rotation
Fini le bon vieux ticket gratuit imprimé à l’horodateur qu’il fallait penser à glisser derrière le pare-brise. Le distributeur expérimente un nouveau dispositif reposant sur la technologie ANPR, pour la reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation.
Dans la pratique, des caméras installées à l’entrée et à la sortie du parking scannent la plaque de chaque véhicule afin d’horodater son passage. Un système informatique se charge ensuite de calculer la durée exacte du stationnement. Les clients bénéficient ainsi de 90 minutes pour effectuer leurs achats et l’enseigne a pensé à tout pour déjouer les astuces des conducteurs malins. En effet, si un véhicule quitte le parking et y retourne dans un délai de 15 minutes, le temps de stationnement n’est pas remis à zéro. Il vient directement s’additionner à la durée précédente pour empêcher la moindre triche.
L’objectif du distributeur est d’augmenter la rotation sur ses parkings pour limiter l’occupation indue et garantir un accès facilité à ses véritables clients.
Une « amende » salée et sous la surveillance des autorités
En cas de dépassement du délai de 90 minutes, la sanction tombe de façon automatique. Il ne s’agit pas d’une contravention au sens légal du terme, mais d’une pénalité contractuelle exigée par APCOA Parking Polska, la société gestionnaire des lieux.
Si le tarif officiel de la pénalité n’a pas encore été communiqué, la presse polonaise estime que la facture pourrait s’élever jusqu’à 150 zlotys, soit l’équivalent d’environ 35 euros. À titre de comparaison, l’enseigne concurrente Biedronka teste un système similaire facturant 150 zlotys pour la première journée de dépassement au-delà de 90 minutes, et jusqu’à 200 zlotys pour les jours suivants.
Toutefois, ce nouveau dispositif attire l’attention de l’Office polonais de la concurrence et de la protection des consommateurs. L’organisme pointe du doigt une signalisation peu lisible, ainsi que des procédures de contestation particulièrement laborieuses. Les conducteurs lésés ne disposent en effet d’aucun guichet ou numéro de téléphone, et doivent obligatoirement passer par un formulaire en ligne ou adresser un courrier postal.
Bientôt un déploiement en France ?
Pour l’heure, cette expérimentation technologique est cantonnée à la Pologne (où l’enseigne exploite 990 magasins) et concerne une dizaine de points de vente situés notamment à Wrocław, Poznań, Lębork, Kórnik et Rotmanka.
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Selon Aleksandra Robaszkiewicz, membre du bureau de presse de Lidl Pologne, cette technologie pourrait être étendue à l’échelle mondiale si les tests s’avèrent concluants. Dans le cas contraire, les parcmètres classiques feront leur retour. De son côté, la branche française de l’enseigne n’a fait aucune communication sur un éventuel déploiement dans l’Hexagone, un projet qui nécessiterait de toute manière une conformité absolue avec les réglementations locales en vigueur.
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Source : RMF

