Les fuites de données continuent de traumatiser la France. L’été a été marqué par les piratages à répétition de la Direction générale des Finances publiques et de l’Éducation nationale. Les cyberattaques se sont poursuivies dans le courant de la rentrée de septembre, avec le hack de la plateforme « Zéro Logement Vacant », suivi d’une offensive à l’encontre d’un pôle ministériel.
Un délai de 15 jours
Alors que les données des Français continuent d’affluer sur le dark web, le Premier ministre a décidé de taper du poing sur la table. Dans le cadre d’un séminaire gouvernemental organisé ce lundi 31 août 2026, Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres un « sursaut sur le volet cyber ». Il leur donne un délai de « quinze jours » pour mettre en application toutes les mesures du grand plan de riposte annoncé en avril dernier.
« Le Premier ministre a donné quinze jours à chaque ministre pour s’assurer que le plan demandé en avril dernier soit mis en œuvre », explique l’entourage de Sébastien Lecornu à FranceInfo.
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Une riposte à 200 millions d’euros
Pour lutter contre les violations de données dans l’Hexagone, le Premier ministre s’était engagé à débloquer 200 millions d’euros. Le budget devait notamment permettre d’adopter la cryptographie post-quantique à l’échelle du gouvernement, à l’approche de la date butoir de 2030, d’organiser davantage d’exercices, d’auditer le code des services publics, et de refondre les systèmes d’authentification.
Le plan prévoit aussi que l’ensemble des amendes prononcées par la CNIL soit reversé à un fonds dédié à la modernisation numérique de l’État. La riposte prévoit aussi qu’à partir de 2027, 5% du budget numérique de chaque ministère soit obligatoirement consacré à la cybersécurité. L’annonce faisait suite au piratage d’envergure d’un portail de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Pas moins de 11,7 millions de Français étaient concernés par la fuite d’informations, dont des données comme l’état civil, des identifiants de connexion, des numéros d’habilitation, des adresses postales et des numéros de téléphone.
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Une « nouvelle unité cyber »
En amont, le Premier ministre a aussi annoncé la création d’« une équipe de contact composée d’agents de l’Anssi », à savoir l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. Cette « nouvelle unité cyber » sera « chargée d’intervenir en première ligne en cas de suspicion d’atteinte grave à l’intégrité du système d’information de l’État », et sera « engagée en amont de crises potentielles dès la violation d’accès sensibles, pendant la crise et à l’issue et m’adressera systématiquement une analyse après action afin de tirer tous les enseignements de ces attaques ». L’annonce a suscité l’étonnement de la plupart des experts de la cybersécurité, soulignant que c’est déjà le rôle attribué à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.
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Source : France Info

