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Une « nouvelle unité » d’urgence contre les cyberattaques : la France veut une équipe de choc pour contrer les pirates

La France réagit à la vague de cyberattaques contre les services de l’État. Le Premier ministre a décreté la création d’une « nouvelle unité » d’urgence chargée d’agir « en première ligne » en cas de violation de données.

La Direction générale des Finances publiques a essuyé une cyberattaque d’ampleur inédite. Un duo de hackers, identifiés comme des pirates francophones, a pillé les données fiscales de 700 000 contribuables, avant de s’emparer de données cadastrales et de voler les données relatives aux successions vacantes.

En réponse à cette vague d’attaques, la France a reconnu une série de manquements en matière de cybersécurité, et de « dettes techniques ». Le gouvernement français a annoncé un vaste « plan d’action » par le biais de David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics. Ce plan prévoit tout d’abord la généralisation de la double authentification à tous les comptes de la DGFiP d’ici la fin de l’année 2026, de nouvelles simulations de phishing en interne, des modules de formation à la cybersécurité enrichis, et de nouveaux outils de surveillance afin de mieux détecter les usurpations d’identité.

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Une « nouvelle unité cyber » en première ligne

En parallèle du plan annoncé par le ministre de l’Action et des Comptes publics, Sébastien Lecornu, l’actuel Premier ministre est entré en contact avec Nicolas Roche, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, dans une lettre officielle. Consultée par nos confrères du Figaro, la lettre comprend une série de demandes d’urgence destinées à lutter contre l’explosion des cyberattaques visant les systèmes de l’État.

Dans la lettre, le Premier ministre constate d’abord que « peu de ministères sont au niveau requis » en matière de sécurité informatique, ce qu’il considère comme « pas acceptable ». Face aux fuites à répétition, il demande aux responsables de la défense de « constituer une équipe de contact composée d’agents de l’Anssi », à savoir l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.

Cette « nouvelle unité cyber » sera « chargée d’intervenir en première ligne en cas de suspicion d’atteinte grave à l’intégrité du système d’information de l’Etat ». L’unité « sera engagée en amont de crises potentielles dès la violation d’accès sensibles, pendant la crise et à l’issue et m’adressera systématiquement une analyse après action afin de tirer tous les enseignements de ces attaques », détaille le Premier ministre.

Une première proposition dès vendredi

Le dirigeant n’a pas l’intention de laisser traîner les choses. Il exige qu’une « proposition d’organisation et de règle d’engagement de cette nouvelle unité cyber, ainsi que les moyens qui lui sont alloués et le chef à sa tête » soient disponibles dès le vendredi 21 août 2026.

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Florian Bayard